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Poésie

Posts Tagged ‘s’amplifier’

Tant que tu n’as pas dit (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2018




    
Tant que tu n’as pas dit, serait-ce
« nuit » ou « silence », le premier mot,
rien ne s’offre en partage.

Tu ne croiras que dans l’imprévisible,
il s’amplifie lorsque tu dors
de ce qui vient au monde :

pour la rue obscure un cri de mouette,
le fracas de la houle avec les arbres
au moindre vent, la buée sur les vitres,

toute une apparition d’étoiles,
ou cette neige où sont de connivence
l’horizon des pierres, l’horizon des vagues,

un même secret s’y révèle.

(Pierre Dhainaut)

 

Recueil: Sur le vif prodigue
Traduction:
Editions: Des Vanneaux

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La rencontre (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2017




    
La rencontre que j’ai faite en Afrique
d’une race essentiellement différente de la mienne
a contribué puissamment à l’heureuse expansion de mon univers.
La tendresse est née entre nous au premier regard.
J’entendais résonner de tous côtés des accords nouveaux et prolongés.
On eut dit que ma propre voix s’amplifiait
grâce à leur accompagnement ou en leur faisant écho.

(Karen Blixen)

 

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La petite chercheuse de coquillages (Jacqueline Saint-Jean)7

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2017



Il marche au milieu du lignage secret
L’écolier court à l’avant
les doigts violents dans les cavales du vent
Il marche comme on se multiplie
amarré à son peuple d’ombres
à ses fables de survie
Par vagues revient comme un chant errant
Mais la plaine s’amplifie
On voit clignoter le cavalier des leurres
et les moissons cachent leurs morts
Reste dans la fragilité des marges
fugace comme un signe
la petite chercheuse de coquillages

(Jacqueline Saint-Jean)


Illustration

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À cette heure (Pierre-Albert Jourdan)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2016



À cette heure où débute le concert des crapauds, qui va s’amplifiant,
l’apaisement vient sur vous, glissant du végétal pour vous entourer de la même sollicitude.
Comme un châle posé sur les épaules, presque à ce niveau physique.
On s’éloigne de soi.
On se trouve mêlé, anonyme, à un consentement qui, en montant,
efface les limites entre ciel et terre.

(Pierre-Albert Jourdan)

Illustration: ArbreaPhotos

 

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Mon bonheur s’amplifiait (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2016


Mon bonheur s’amplifiait
et les grenouilles chantaient dans les
marais de Poméranie.

(Tomas Tranströmer)

 

 

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