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Poésie

Posts Tagged ‘(Sandro Penna)’

Que la nuit et la douceur (Sandro Penna)

Posted by arbrealettres sur 26 octobre 2018



Illustration: Caroline Duvivier
    
Que la nuit et la douceur du vent me cachent.
Chassé de chez moi et venu à toi
lent fleuve mon romantique ami.

Je regarde le ciel et les nuages et les lumières
des hommes là-bas toujours de moi
plus éloignés. Et je ne sais ce que je veux
aimer encore sinon ma souffrance.

La lune se cache puis reparaît
– lente manoeuvre inutile
sur ma tête fatiguée de regarder.

(Sandro Penna)

Recueil: Poésies
Traduction: Dominique Fernandez
Editions: Grasset

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La mer (Sandro Penna)

Posted by arbrealettres sur 26 octobre 2018



Illustration: Steve Hanks
    
La mer, bleu absolu.
La mer, calme absolu.
Dans le coeur presque un cri
de joie. Et le calme partout.

(Sandro Penna)

 

Recueil: Poésies
Traduction: Dominique Fernandez
Editions: Grasset

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Les pins solitaires (Sandro Penna)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2017



Illustration: Paul Madeline
    
Les pins solitaires le long de la mer
désolée ne savent rien de mon amour.
Le vent les éveille, la douce
pluie les baise, le tonnerre
lointain les endort.
Mais les pins solitaires ne sauront
jamais rien de mon amour, jamais rien de ma joie.
Amour de la terre, joie pleine
incomprise. Oh comme tu mènes
loin ! Un jour
les pins solitaires ne verront pas
les lèche la pluie, les endort le soleil —
avec l’amour danser ma mort.

***

I pini solitari lungo il mare
desolato non saneo del mio amore.
Li sveglia il vento, la pioggia
dolce li bacia, il tuono
lontano li addormenta.
Ma i pini solitari non sapranno
mai del mio amore, mai della mia gioia.

Amore della terra, colma gioia
incompresa. Oh dove porti
lontano ! Un giorno
i pini solitari non vedranno
— la pioggia li lecca, il sole li addormenta —
coll’amore danzare la mia morte.

(Sandro Penna)

 

Recueil: PRISMA
Traduction: Bernard Simeone
Editions: OBSIDIANE

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Le fleuve est désert (Sandro Penna)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2017



    

Le fleuve est désert. Et tu le sais trêve
aujourd’hui des prouesse éclatantes d’hier.
J’embrasse dans tes aisselles, humides, fiers,
les parfums d’un été qui se gâte.

***

Deserto è il fiume. E tu lo sai che basta
ora con le solari prodezze di iert.
Bacio nelle tue ascelle, umidi, f ieri,
gli odori di un’estate che si guasta.

(Sandro Penna)

 

Recueil: PRISMA
Traduction: Philippe Renard
Editions: OBSIDIANE

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J’aimais (Sandro Penna)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2017




    
J’aimais toute chose au monde. Et n’avais
que mon blanc carnet sous le soleil.

***

Amavo ogni cosa nel mondo. E non aveno
che il mio blanco taccuino sotto il sole.

(Sandro Penna)

 

Recueil: PRISMA
Traduction: Philippe Renard
Editions: OBSIDIANE

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Non plus cette grâce (Sandro Penna)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Non plus cette grâce fulminante
mais le souffle de quelque chose qui viendra.

***

Non c’è più quella gratia fulminante
ma il soffio di qualcosa che verra.

(Sandro Penna)

 

Recueil: PRISMA
Traduction: Philippe Renard
Editions: OBSIDIANE

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L’enfant qui joue près de moi (Sandro Penna)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2016



 

L’enfant qui joue près de moi
est semblable à mon coeur
et loin de moi.

***

Il fanciullo che giuoca a me vicino
è simile al mio cuore
e m’è lontano.

(Sandro Penna)

 

 

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Le fleuve est désert (Sandro Penna)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2016



Le fleuve est désert. Et tu le sais trêve
aujourd’hui des prouesses éclatantes d’hier.
J’embrasse dans tes aisselles, humides, fiers,
les parfums d’un été qui se gâte.

***

Deserto è il fîume. E tu lo sai che basta
ora con le solari prodezze di ieri.
Bacio nelle tue ascelle, umidi, fieri,
gli odori di un’estate che si guasta.

(Sandro Penna)

Illustration: Egon Schiele

 

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J’aimais toute chose au monde (Sandro Penna)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2016



J’aimais toute chose au monde. Et n’avais
que mon blanc carnet sous le soleil.

***

Amavo ogni cosa nel mondo. E non avevo
che il mio bianco taccuino sotto it sole.

(Sandro Penna)

 

 

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Nuit (Sandro Penna)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2016




Nuit : rêve de fenêtres
éparses illuminées.
Entendre la voix claire
venue de la mer. D’un livre
aimé voir des mots
disparaître… – Oh étoiles en marche
l’amour de la vie !

***

Natte : sogno di sparse
finestre illuminate.
Sentir la chiara voce
dal mare. Da un amato
libro veder parole
sparire… — Oh stelle in corsa
l’amore della vita !

(Sandro Penna)

Illustration

 

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