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Poésie

Posts Tagged ‘sanglier’

Brebis sortant au vert (Henri Pichette)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Brebis sortant au vert par une porte arquée.
Navette de fauvette en souci de becquée.

Daguet surpris qui saute au détour de la sente.
Sanglier las baugé dans la boue innocente.

Bleu regard d’enfant roux qui garde les dindons
Et chasse à coups de hart les frelons… les bourdons…

Vol de perdreaux maillés. Coccinelle cinabre.
Alignement sacré d’arbres en candélabre.

(Henri Pichette)

 

Recueil: Poèmes offerts
Traduction:
Editions: Gallimard

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UNE FABRIQUE DE BROSSES (Norge)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2018



UNE FABRIQUE DE BROSSES

On voit l’intérieur de la salle principale.
Des hommes forent de petits trous dans des planchettes
et de jeunes femmes enfoncent des poils de sanglier
enduits de colle dans ces cavités.
Les murs de la fabrique sont bleus.
Au-dessus d’une petite porte,
une image représente saint Audoin, patron des brossiers.
Au fond, de grandes caisses contiennent probablement
des brosses terminées.

(Norge)

 

 

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LE CHASSEUR NOIR (Paul Gérardy)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2018



chasse arc [800x600]

LE CHASSEUR NOIR

J’aime le noir chasseur de l’ombre
Qui, l’arc en mains, carquois au dos,
Traverse, quand la nuit est sombre,
Le bois où dorment les échos.

De son chien noir les yeux l’éclairent
Et son chien noir est un démon ;
Les loups, les sangliers le flairent
Par les halliers touffus du mont.

Ils se taisent de peur et tremblent ;
Le chasseur noir et le chien noir
Passent tout lentement et semblent
Dans la nuit sombre ne rien voir.

Le morne chien regarde l’herbe,
Le chasseur regarde la nuit ;
Dans le lointain monte une gerbe
De feux follets qui les poursuit.

Et toujours dans la nuit et l’ombre
Le chasseur et le chien s’en vont ;
Et l’homme rêve un rêve sombre,
Et le chien noir est un démon.

(Paul Gérardy)

 

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TOUS ET TOUTES SONT AVEC MOI (Roger Bodart)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2017



TOUS ET TOUTES SONT AVEC MOI

Tous et toutes sont avec moi :
Les sangliers sortant du bois
Comme en plein hiver quand il gèle
Si fort qu’éclate la margelle ;
Tous et toutes sont avec moi,
Les fougères, les ifs, les noix,
Le renard au bord des fontaines,
Les taupes, les grives, les graines,
Le chat-huant, le loup-garou,
Tous et toutes sont avec nous.

(Roger Bodart)

 

 

 

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CHANT DE TUAN MAC CAIRILL (Poésie Irlandaise)

Posted by arbrealettres sur 6 juillet 2016



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CHANT DE TUAN MAC CAIRILL

Cinq invasions furent en Irlande,
personne n’y vint avant le déluge,
après le déluge, personne n’y vint
avant trois cent douze ans.
Partholon, fils de Sera, vint en Irlande,
en exil avec vingt-quatre hommes,
avec chacun leur femme.

Puis vint Nemed, fils d’Agnoman
qui prit la terre d’Irlande.
Son père était frère du mien.
Je le voyais du haut des rochers
mais je ne voulus pas me montrer.
J’avais de grands cheveux, de grands ongles,
j’étais gris, décrépit et nu,
dans la misère et la souffrance.
Un soir je me suis endormi et je me suis réveillé sous la forme d’un cerf.

Je fus jeune et mon esprit se réjouit.
J’ai revêtu encore un autre aspect,
un poil rude et gris.
Quand j’eus pris cette forme animale,
je devins chef des troupeaux d’Irlande.
De grandes troupes de cerfs couraient autour de moi
quelques chemins que j’allasse.
Telle fut ma vie au temps de Nemed.

Or j’étais sur le seuil de mon antre,
le souvenir m’en est resté,
je sais que changea l’aspect de mon corps
et je pris un sanglier.
Alors je fis des vers sur cette merveille :

Aujourd’hui je suis sanglier,
je suis roi, fort et victorieux.
Autrefois dans les assemblées,
mon chant était agréable,
il plaisait aux jeunes et jolies femmes,
mon char était beau et majestueux,
ma voix avait des sons graves et doux,
j’étais rapide dans les combats,
j’avais un visage charmant,
aujourd’hui je suis un noir sanglier.

Puis j’atteignis encore la vieillesse,
j’avais l’esprit triste, je ne pouvais
faire ce que je faisais autrefois.
J’habitais de sombres cavernes,
des rochers perdus, j’étais seul.
Je suis rentré dans ma demeure
me souvenant de mes formes antérieures
et j’ai jeûné pendant trois jours.
Au bout de trois jours je n’avais plus de force.
Je fus changé en un grand vautour,
en un énorme aigle de la mer.
Mon esprit fut de nouveau joyeux,
je fus capable de tout faire,
je devins chercheur et actif,
je parcourus toute l’Irlande
et je sus ce qui s’y passait.
Alors je chantai ces vers :

Vautour aujourd’hui,
j’étais sanglier autrefois.
Je vécus d’abord dans la troupe des cochons,
me voici maintenant dans celle des oiseaux.

J’ai gardé cette forme de vautour
jusqu’à ce que j’allasse en un trou d’arbre
au bord d’une rivière où je jeûnai neuf jours.
Le sommeil m’a alourdi,
j’ai été changé en saumon.
Alors je fus en la rivière.
J’y fus bien, j’y fus actif et heureux.
Je savais bien nager.
et j’échappai longtemps à tous les périls.

Mais un pêcheur me prit et me porta
à la femme de Cairill, roi de ce pays,
je m’en souviens très bien.
L’homme me mit sur le gril,
la femme eut envie de moi
et me dévora en entier.
Et je fus en son ventre.
Je me souviens du temps où j’étais
dans le ventre de la femme de Cairill,
je me souviens aussi qu’après cela
je commençais à parler comme les hommes.
Je savais tout ce qui fut en Irlande,
je fus prophète, on me donna un nom :
on m’appella Tuan fils de Cairill.

Leabhar na hUidhre.

(Poésie Irlandaise)

Illustration

 

 

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Amis sauvages (René-Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2016


Amis sauvages

Je parle d’animaux qui n’ont pas de parents
De sourds bondissements inconnus des poitrine

Beaux hommes sangliers
Que j’apaise d’un doigt
La bauge de mes yeux
Est pleine de pervenches
Soulevez les forêts
Et portez-les en moi

Je viens à vous cerviers
Amis des plaines blanches
Longs renards comme un jour
D’automne un peu couvert
Biches dont les flambeaux
Ensoleillent l’hiver

Je viens à vous passants
Du monde invulnérable
Perdrix au songe bleu
Qui laissez en rêvant
Tomber des champs de blé
Au-dessus de ma table

Je viens à toi surtout
Gardienne des chansons
Trésor de la vallée
Fille des sauges douces
Qui trouves pour m’aimer
La chaleur des moissons.

(René-Guy Cadou)

Illustration: William Bouguereau

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Il porte en lui des forêts (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2015



Il porte en lui
Des forêts où ça grouille

Et parfois
Il en sort un sanglier

Qui se voit blessé,
Qui attaque.

(Guillevic)

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Les sangliers (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2015




… les sangliers tristes
ont l’air de ces prisonniers
privés de pâture céleste.

(Jean Follain)

Illustration

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