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Poésie

Posts Tagged ‘sans fin’

Que l’angoisse de mon coeur jamais ne se retire (Pär Lagerkvist)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2018



Que l’angoisse de mon coeur jamais ne se retire.
Que jamais je n’aie la paix.
Que jamais je ne me réconcilie avec la vie,
non plus qu’avec la mort.
Que ma route soit sans fin, vers un but inconnu.

***

Att hjärtats oro aldrig må vika.
Att jag aldrig må få frid.
Att jag aldrig må försona mig med livet,
inte heller med döden.
Att min väg må vara oändlig, med ett okänt mål.

(Pär Lagerkvist)

Illustration retirée sur demande de l’artiste

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Comme si nos mots dans son silence tombaient sans fin (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2018




Comme si nos mots
dans son silence tombaient
sans fin, comme s’ils n’étaient dits
que pour entendre au loin
se propager leur écho
s’ils n’avaient d’autre sens
qu’en cette chute
d’autre chant qu’en l’écoute
de celui qui se tait

(Gérard Pfister)

Illustration: Johann Heinrich Füssli

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Où (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2018



Où la lumière n’éclaire
plus qu’elle
où l’âme
s’abandonne à l’absence

Là où se tient
ce qui ne parle n’écrit
ni se tait
ne repousse ni fait signe


ce qu’on appelle amour
dérange sans fin
ce que la mort voulait
si bien ranger

(Werner Lambersy)


Illustration: Pascal Renoux

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LES POÈMES (Philippe Delaveau)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2018



Illustration
    
LES POÈMES

Les poèmes vieillissent confusément,
Parlant encore de forêts, d’or et de roses. Toutefois
Quel sage aurait pu dans une seule fable
Serpentant au-dessus des hommes et des fleurs,
Dire comme la perle un peu l’attente
Qui est au creux du monde, et peut-être à la fin composer,
Pour un prince las du soleil et des livres,
Un autre chant qui ne vieillirait pas,
Qui parlerait sans fin de ce qui recommence,
Au gré des libellules bleues, des armoiries de l’onde ?

Alors l’image en ce poème serait plus limpide
Que le bruit continu de l’eau, plus sombre qu’un silence
Au pied de l’arbre à qui écoute
La nuit parfaire les saisons
En quête de sagesse nébuleuse et d’ordonnance.

(Philippe Delaveau)

 

Recueil: Le Veilleur amoureux précédé d’Eucharis
Traduction:
Editions: Gallimard

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La même vague qui retombe en grondant (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2018



la même vague
qui retombe
en grondant

sans fin

quand la voix
qui ne peut se taire
ne me laisse
aucun répit

(Charles Juliet)


Illustration: Clark Little

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La Nature brûle comme une amante (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017




    
La Nature brûle comme une amante.
Le Soleil de baisers la couvre,l’étouffe, la tue;
elle le veut encore, toujours et sans fin le rappelle.

— Aimez donc tous, aimez ainsi :
lèvres des amants, unissez-vous;
brûlez ainsi, chairs des amants.

Ayez votre heure d’illusion,
votre part du glorieux mensonge;

un instant dans vos bras mortels,
enfermez, pressez, étreignez
l’immortelle beauté du néant !

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

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Septembre (Thorkild Bjørnvig)

Posted by arbrealettres sur 20 août 2017



 

papillon grande-tortue

Septembre

Ajoncs d’or derrière les branches,
silence du soir,
comme si j’étais seul
avec l’appel du merle.
Mais tout est ici,
le lézard épie
attentivement
d’un trou dans le fossé.
De l’eau monte
le pur mouvement de cloche
de la méduse
en moi.
Le papillon grande-tortue
se replie noir
sur le chevron, se préparant
au sommeil hivernal.
Des pommes tombées depuis peu
gonflent dans ma main,
faisant disparaître un instant
ma ligne de vie.
Ah, tout est ici
frais et délicieux,
coulant sans fin
dans ma bouche.

Ce rare
moment d’équilibre
qui vient, non recherché,
est un cadeau de la patience.
Vois, l’air est soulevé
par le soleil couchant
et voltige doré
haut sur le jardin.
(…)

(Thorkild Bjørnvig)

Découvert chez Lara ici

Illustration

 

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QUAND TU SERAS BIEN VIEILLE… (William Butler Yeats)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2017



 

QUAND TU SERAS BIEN VIEILLE…

Quand tu seras bien vieille et grise, dodelinant
Aux portes du sommeil près du feu : prends ce livre
Et lis sans te hâter, et rêve à la douceur
Qu’eurent tes yeux jadis, dans leurs ombres lourdes.

Combien aimaient alors ta grâce joyeuse,
Qu’ils aimaient ta beauté, de feint ou vrai amour !
Mais un seul homme aima en toi l’âme viatrice
Et aima les chagrins du visage qui change.

Penche-toi donc sur la grille embrasée
Et dis-toi, un peu triste, à voix basse :  » Amour,
Tu as donc fui, tu as erré sans fin sur la montagne,
Tu t’es caché dans l’innombrable étoile.  »

***

WHEN YOU ARE OLD

When you are old and grey and full of sleep,
And nodding by the fire, take down this book,
And slowly read, and dream of the soft look
Your eyes had once, and of their shadows deep ;

How many loved your moments of glad grace,
And loved your beauty with love false or true,
But one man loved the pilgrim soul in you,
And loved the sorrows of your changing face;

And bending down beside the glowing bars,
Murmur, a little sadly, how Love fled
And paced upon the mountains overhead
And hid his face amid a crowd of stars.

(William Butler Yeats)

Illustration: Edouard Vuillard

 

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Ce papillon (Ping Hsin)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2017



Pourquoi envoyer à la mort des millions de vies
les canons grondent sans fin
Dans la sombre nuit criblée de silences
ce papillon qui palpitait dans ma main
je l’ai relâché par la fenêtre

(Ping Hsin)

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Là réside sans fin le mystère (Ping Hsin)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2017



Où donc réside le mystère sans fin
quand le sourire s’efface
avant que se forment les mots
Là réside sans fin le mystère

(Ping Hsin)

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