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Poésie

Posts Tagged ‘saturer’

Saturée de saveurs (Thomas Vinau)

Posted by arbrealettres sur 24 septembre 2019




    
Saturée de saveurs

Souvent j’ai l’impression
d’être un sachet de thé
dans l’eau tiède du monde
mais parfois me rattrape
la sensation violente
d’être une goutte d’eau
saturée de saveurs
dans une boîte de thé

(Thomas Vinau)

 

Recueil: Juste après la pluie
Traduction:
Editions: Alma

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Je l’avais compris un soir de légende (Patrice de La Tour du Pin)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2018




Je l’avais compris un soir de légende
Si profondément que j’en avais peur,
Et notre amitié devenait si grande
Que nous n’en pouvions saturer nos cœurs.

Je ne connaissais que toi de si rare,
De si lumineux dans le haut chemin;
Je croyais que seule la mort sépare
Et que ton absence aurait une fin.

Par les soirs cruels de l’indifférence,
Je vivais dans ta très douce présence,
Attendant des jours tranquilles et clairs.

J’ai veillé longtemps, sans âme et sans force :
Peut-être as-tu su déchirer l’écorce
Qui voilait si mal un coeur si désert!

(Patrice de La Tour du Pin)


Illustration: Alexander Sulimov

 

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Tanit (Aya Cheddadi)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2018




    
Tanit

Mon territoire est la nuit
saturée de jasmin
Je résonne encore et demain
le signe qui me suit
ouvrira le chemin

(Aya Cheddadi)

 

Recueil: Tunis marine
Traduction:
Editions: Gallimard

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DEUX CHOSES QUI SONT PEUT-ÊTRE UNE (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2016



DEUX CHOSES QUI SONT PEUT-ÊTRE UNE

Premièrement, la manière dont nous lisons un visage.
La reconnaissance presque instantanée, d’une partition.
Pas seulement les traits, mais leur configuration soudaine
de lumière et d’ombre, de mouvement et d’immobilité.
La marionnette de l’identité articulée par les fils de la mémoire.
Une lecture ardente qui court pour ne pas tomber.
Qui peuple de présences un vide.

Et deuxièmement, l’écriture d’un poème.
Ici il s’agit de sortir des présences de la blancheur
pour faire chanter les espaces, les saturer de sens et de couleurs.
Et au lieu d’une course il y a un ralenti, un étalement
jusqu’aux limites de l’évidence.
Une lecture comme à rebours.

Mais n’est-ce pas toujours le même livre, celui des rêves,
où nous créons au fur et à mesure notre lecture, le vrai imaginaire ?

(Heather Dohollau)

Illustration: Octavio Ocampo

 

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Certains êtres sont comme le lilas (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2015



Certains êtres sont comme le lilas
qui sature de son parfum, jour et nuit,
l’air dans lequel il trempe,
condamnant ceux qui entrent
dans son cercle embaumé
à éprouver aussitôt une ivresse intime
qui fait s’entrechoquer,
comme des verres de cristal de Bohême,
les atomes de leurs âmes.

(Christian Bobin)

 

 

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