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Poésie

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Chaque passant et passante vit en moi (Henri Meschonnic)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2018



 

chaque passant et passante
vit en moi
quelque chose que je ne sais pas
change en moi
s’augmente en moi
c’est ma foule en moi
des flots de moi à sentir
sentir

(Henri Meschonnic)

Illustration: James Zwadlo

 

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Je traîne une pensée percée (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2018



Illustration: Béatrice Douvre
    
Je traîne une pensée percée
comme un pauvre vêtement
peuplé d’oiseaux debout.

La campagne est fidèle.
La nuit a fait le tour de la bonté
et s’augmente.

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre

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Toutes ces mains (Georges Rodenbach)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2016




Toutes ces mains : les mains des morts enfin inertes
Qui tiennent droit un vieux crucifix comme une arme,
Ou bien parfois quelques violettes de Parme;
Et d’autres mains, les mains d’amants qui sont expertes

A manier la chevelure d’une amante,
A la bien partager en deux sur chaque épaule,
A l’agiter comme le feuillage d’un saule
Qui, dans le vent changeant, s’étrécit ou s’augmente.

Mains des fermes vendangeant les grappes du lait;
Mains des berceaux dépliant leurs roses trémières;
Et les mains des couvents en qui le chapelet
Est un silencieux écheveau de prières;

Toutes les mains s’évertuant vers des bonheurs,
Mains mystiques, mains guerrières, si variées :
Les mains, couleur de la lune, des mariées;
Les mains, couleur de grand soleil, des moissonneurs

Toutes : celles semant du grain ou des idées;
Accouchant le bloc de marbre, de la statue,
Ou la mère, de l’enfant qui la perpétue;
Toutes les mains, jeunes, vieilles, lisses, ridées,

Toutes ont pour tourment caché ces lignes fines,
Ces méandres de plis, cet enchevêtrement;
Or on dirait des cicatrices de racines,
Nos racines que nous portons, secrètement.

C’est là, nous le sentons, que gît l’essentiel;
Ces lignes sont vraiment les racines de l’être;
Et c’est par là, quand nous commençâmes de naître,
Que nous avons été déracinés du ciel.

La main en a gardé la preuve indélébile;
Et c’est pourquoi, malgré bonheurs, bijoux, baisers,
Elle souffre de tous ces fils entrecroisés
Qui font pleurer en elle une plaie immobile.

(Georges Rodenbach)

Illustration

 

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MERVEILLES DU CERCLE (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2015




MERVEILLES DU CERCLE

Quand l’orateur parle
des merveilles du cercle
on en voit s’augmenter
l’envergure du temps
les auditeurs s’animent
une femme au nom usurpé
cherche à comprendre
avec de grands yeux noirs
des rides profondes au front.
Pour chacun bientôt les couleurs changent.

(Jean Follain)

Illustration: Fabrice Vacherot

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