Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘saule pleureur’

Pluie de printemps (Masaoka Shiki)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2019



    

 

(Masaoka Shiki)

 

Recueil: Les plus beaux HAÏKU(S)
Traduction: Akié Boulard
Editions: Arichi

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

L’amitié de Wang Wei (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2019




    
L’amitié de Wang Wei

Un saule pleureur sur le bord
du Lac de la brise de Mai
dans le parc du Midi à Pékin
et l’oiseau blanc dont je ne sais pas le nom
qui se penche dans les rizières du Kuantung
sur le dos d’un buffle d’eau
au frais dans la boue

Ils ont fait le voyage pour venir me dire
ce matin dans l’entre-sommeil
et journée

« Le but secret du voyageur
est d’ignorer où il va»

(Claude Roy)

 

Recueil: À la lisière du temps suivi de Le voyage d’automne
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Au jardin un saule pleureur (Yaba)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2019



De quoi nourrir
cinq hommes et au jardin
un saule pleureur

(Yaba)


Illustration

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , | 2 Comments »

Scabieuse et souci (J.J. Grandville)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2018



Scabieuse et souci

Assis à l’ombre d’un saule pleureur,
le Souci jetait un regard d’envie sur la prairie.
Toutes les fleurs sont heureuses, se disait-il;
moi seul je souffre, on me délaisse, on m’abandonne,
personne ne veut me prendre en pitié.
[Passe par là] la Scabieuse qui habite au pied du coteau;
elle a perdu son mari hier; la voilà veuve avec deux enfants sur les bras.

C’est vous qui soupirez ainsi, demanda la Scabieuse au Souci d’une voix douce?
Et qui donc serait-ce? répondit le Souci d’un ton bourru;
n’ai-je pas raison de soupirer?
Pourquoi plus qu’un autre? reprit la Scabieuse;
tout le monde n’a-t-il pas sa part de tristesse dans cette vallée de larmes?
Pour diminuer ses chagrins, il faut se créer des devoirs.
Je serais bien malheureuse si mon mari, en mourant,
ne m’avait laissé ces deux faibles créatures à soutenir;
elles m’ont pour ainsi dire rattachée à la terre, c’est pour elles que je vis.
Elles vous mépriseront quand elles n’auront plus besoin de vous.
Les enfants sont des ingrats.
Avez-vous été marié?
Jamais.
Quels sont vos amis?
Je n’en veux point, ils sont tous intéressés.
Aimez-vous vos semblables?
Non, car ils me détestent.
Je vous plains de penser ainsi, continua la Scabieuse,
mais cela ne m’étonne pas, vous voulez vivre dans la solitude.
Cessez d’être misanthrope, croyez-moi;
épanchez votre coeur dans le coeur d’un ami,
si vous voulez être heureux.
L’isolement aigrit le Souci.

(J.J. Grandville)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Dans la nature (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2018




Dans la nature

Beauté exquise
Dans une lumière intense
Près d’un feu ardent
Tu mesures le jour
Au nombre de tes joies
Et à la transparence du matin.

Alors que l’horizon arbore
Les plus riches couleurs
Tu vas sous un ciel habité
Par un soleil sphériquement parfait
Enchâssé dans un nuage
Et la rêverie du jardin
T’empreint de mélancolie.

Les fleurs se prosternent devant toi
Tu ris dans l’herbe
Sous un gai soleil
Et dans la candeur d’un vierge univers.
Ton regard prend la couleur de l’eau.

Tu ris sous le feuillage attentif
D’un arbre qui songe
Fécond et intarissable de fruits
Quand la prairie recèle
Les germes de tes rêves.

Dans le soir noir et froid
La bise froisse le miroir
Des eaux polies
Et déforme l’image
Des branches du saule pleureur.
La lune y grimace
Alors que ton visage
Garde sa pureté.

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration: Katarina Smuraga

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La Chanson d’Ophélie (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017



Illustration: Arthur Spear
    
La Chanson d’Ophélie

Hier, il m’a dit tant de mots,
Murmuré tant de mots terribles…
Il partit par la route chagrine
Et moi, ce que fut la veillée —
je l’ai oublié.

Était-ce hier — ou longtemps?
Pourquoi est-il silencieux?
Je n’ai pas retrouvé mes lys dans le champ,
Je n’ai pas cherché le saule —
Le saule pleureur.

Hier encore! C’est à moi, pourtant,
Que ces mots s’adressaient — ces baisers…
Je ne sais, j’oublierai — je tairai,
Ce que murmuraient les rives —

murmuraient les rives.
pans chaque brin d’herbe je voyais
Son visage chéri, et terrible…
ll suivit le même sentier
par où s’en alla le passé —

s’en alla le passé…
Dans les champs me suis réfugiée,
Et s’en est allé le chagrin.
Était-ce hier — ou longtemps?
C’est à moi que s’adressaient ces mots, ces baisers —
et tous ces baisers.

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Petite fable (Jean-Luc Moreau)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2017



Petite fable

– Pardonnez-moi, c’est une erreur,
– Dit l’oignon au saule pleureur.

(Jean-Luc Moreau)

Posted in humour | Tagué: , , , , , | 4 Comments »

La Chapelle abandonnée (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2017



chapelle-800x600

La Chapelle abandonnée

Elle se reflète dans une mare où les rainettes vont chanter,
où le clair de lune vient boire, où les nuages vont pleurer.

C’est une pauvre petite chapelle, sans croix, sans vitraux, sans clocher ;
ni saints ni Vierge et pas d’autel, jamais une âme pour y prier.

Ses fidèles sont les brins d’herbe et la frileuse giroflée,
qui regarde par la fenêtre et ne cesse pas de trembler.

De la route on la voit à peine, mais on la voit, et par la baie,
sur l’éboulis qui fut l’autel, l’azur encor frais de son ciel.

Elle est, sous un saule pleureur, la triste amie des hirondelles.
L’araignée y sort de son cœur des voiles tout mouillés de perles.

C’est une douce petite chapelle qui garde les trésors du monde :
le silence, la pauvreté, l’ombre et la chasteté de l’ombre.

Tous les trésors ? hélas ! mon Dieu, l’illusion est morte en elle,
malgré son toit qui vers les cieux monte berçant un bouleau grêle.

Ainsi que deux mains en prière, le bois bénit entre les doigts,
montent les deux côtés du toit : c’est une pauvre petite chapelle

qui frissonne de tous ses lierres, la porte ouverte à l’étranger.
La nuit d’étoiles passe en elle ; c’est la cabane du berger,

et mon asile… Elle me sert à me cacher dans ma misère.
Souvent elle me voit pleurer — pourquoi ? pour rien, pour me distraire —

la tempe couchée sur la pierre, le front coiffé de giroflées
(même elle prend pour des prières mes petits sanglots étouffés)

le jour quand je n’ai rien à faire, et la nuit quand je baye aux fées.

(Paul Fort)

 Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La rivière se ride (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2016



La rivière se ride
Sous les ombres caressantes
D’un saule pleureur.

***

The river ripples
From the caressing shadows
Of a willow tree.

(Richard Wright)

Illustration

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Emmêlé démêlé (Chiyo-ni)

Posted by arbrealettres sur 19 août 2016



emmêlé
démêlé par le vent
ah ! le saule pleureur

***

結ふと
解ふと風の
やなぎかな

musubu futo tokufuto kaze no yanagi kana

(Chiyo-ni)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

Illustration: ArbreaPhotos  

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :