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Poésie

Posts Tagged ‘saxifrage’

Fureur et mystère (René Char)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2018



 

Saxifraga-stolonifera [1280x768]

Fureur et mystère
tour à tour le séduisirent et le consumèrent.
Puis vint l’année qui acheva son agonie de saxifrage.

(René Char)

Illustration

 

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Que le serpent attende sous son herbe (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2017



Que le serpent attende sous
son herbe
et que l’écriture
soit de mots, lents et rapides, prompts
dans l’attaque, patients dans l’attente,
vigilants.

– par la métaphore réconcilier
les êtres et les pierres.
Composer. (il n’est d’idées
que dans les choses.) Inventer!
saxifrage est ma fleur qui fend
les rochers.

(William Carlos Williams)

Illustration

 

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ESPECE DE CHANSON (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2017



 

ESPECE DE CHANSON

QUE le serpent attende sous
sa mauvaise herbe
et l’écriture
ait des mots lents et rapides, prompts
à frapper, patients,
éveillés.

— que la métaphore réconcilie
les hommes et les pierres.
Compose. (Aucune idée
sinon dans les choses) Invente !
Saxifrage est ma fleur qui fend
le roc.

***

A SORT OF A SONG

LET the snake wait under
his weed
and the writing
be of words, slow asid quick, sharp
to strike, quiet to wait,
sleepless.

— through metaphor to reconcile
the people and the stones.
Compose. (No ideas
but in things) Invent !
Saxifrage is my flower that splits
the rocks.

(William Carlos Williams)

Illustration

 

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L’empreinte (Jeanne Marvig)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2017



L’empreinte

Albi, ce matin-là, semblait s’épanouir
Comme une grande fleur dans le matin éclose
Et sur ses toits chaque rayon faisait fleurir
Des pétales de rose

La cathédrale était, dans le jour grandissant,
Un vaisseau de rubis aux hublots de lumière
et le vieux pont roulait des flots d’or et de sang
sous ses arches de pierre

 » Viens, m’as-tu dit, courons pour surprendre l’éveil
Aux pleins-cintres des arcs, aux flammes des ogives,
Des légendes d’antan, dans les bras du sommeil
et de l’ombre captive

L’aurore accrochera des feux aux modillons,
Zigzaguera dans les panneaux de colombages,
Rira sur les rinceaux et, dans les médaillons,
Fleurira les visages !

A la clarté candide et jeune du matin,
Nous interrogerons tout bas les vieilles pierres
Et nous écarterons d’une pieuse main
Saxifrages et lierres.

Car la pierre où les doigts diligents des humains
Ont immobilisé l’élan de la pensée,
Dans la pérennité des lointains lendemains,
En reste caressée. »

Alors, dans Saint-Salvy, sous le cloître roman,
Sur les pavés disjoints de « l’escalier de verre »,
Nous avons écouté, comme un balbutiement,
Du passé la prière

Son immuable cœur semblait ressusciter
Dans le battement sourd d’une plainte éternelle,
Et renaître dans le matin et s’éployer
Plus palpitant qu’une aile.

(Jeanne Marvig)

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