Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘scaphandre’

Le bleu le plus profond (Luis Mizón)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2018



Au milieu des échafaudages et des oiseaux
des mouettes et des orangers.
Le fabricant de compas
et le plongeur au scaphandre de cuivre
monteront
mesurer le bleu le plus profond
celui qui ne laisse échapper
aucun son.

***

Entre andamios y pájaros
gaviotas y naranjos.
El fabricante de compases
y el buzo de la escafandra de cobre
subirán
a medir el azul más hondo
el que no deja escapar
ningún sonido.

(Luis Mizón)

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ECRITURE FANTAISISTE (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2016




ECRITURE FANTAISISTE

Revêtu d’un scaphandre
Et d’un casque d’acier
Je m’apprête à descendre
Au fond de l’encrier
Comme un harpon ma plume
Remonte des poissons
Quand la lune s’allume
Sur d’étranges moissons
Le flot de l’écriture
S’écoule de ma main
Qui s’agrippe au grappin
Que lance une rature.

(Jean-Baptiste Besnard)

Découvert chez Jean-Baptiste ici

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LE FEU DEFENDU (Luc Decaunes)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2016



 

LE FEU DEFENDU

Le sein d’une femme endormie
Qui brûle les bords de la nuit
La présence indiscutable
D’un corps entouré de bras
Et qui part à la dérive
Une tête entre les jambes

Je m’éveille lentement
Les yeux au fond du silence
J’entends le coeur scrupuleux
Faire sa lessive sanglante
Et plier les draps du sang
Pour les agonies futures
Et je vois la bouche tendre
Sucer un air inconnu
Dans le scaphandre du rêve

Mais le matin va venir
Et sa joue fera briller
Le globe d’un sein plus chaud
Sauté hors de la chemise
Une paupière trempée
Des larmes du souvenir
Et ce corps à tête double
Qui nage vers le plaisir
Sans remuer bras ni jambes
Dans un orage de cris

(Luc Decaunes)

Illustration: Alexey Slusar

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POÈMES DE LA PRESQU’ÎLE (Michel Deguy)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2015



 

scaphandrier

POÈMES DE LA PRESQU’ÎLE
ROI SOLEIL

Quand le roi se levait de bonne heure
Marchait au fond dans l’eau du matin

Le scaphandre aux souliers de soie
Longe les combles poissonneux
Hante les palais démâtés
Dans l’aube dorée sans courant
Luit un banc d’ardoises squameuses

La vase et l’épave le roi rêve
De les quitter si haut qu’il connaisse
A l’autre bord du jour transparent
Le pêcheur rouge penché qui verse
Au fond ses hameçons de lumière.

(Michel Deguy)

 

 

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