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Poésie

Posts Tagged ‘scintillant’

La loterie (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 8 mai 2020



On a brisé
la petite loterie
où l’on gagnait un verre à fleurs
et des gens restent
autour des débris de sa roue
béats dans leur vêture
jupes roidies et scintillantes
vestes incrustées
de larmes de plâtre
redingotes noires épuisées.
Sous ces hardes les corps parfois beaux
de ceux qui tentèrent pour si peu la fortune
frissonner au vent de mer.

(Jean Follain)


Illustration

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St-Jules (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 6 mars 2020



St-Jules

Sur la plage qui fait mal aux yeux
Le sable est tout scintillant
De petits points brillants
Chaque brillant
Est un poème
Et nous marchons dessus

(Pierre Albert-Birot)


Illustration

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REFRAIN POPULAIRE (Itzhak-Leibush Peretz)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2019



    

REFRAIN POPULAIRE

Des palais bâtis de pierre,
Ferronnerie aux balcons,
Blancheur des perrons de marbre
Et dorures des salons.

Lustres scintillants de gemmes
Qu’aux vitres l’on voit danser:
Là viendra celui que j’aime
Pour se choisir fiancée,

Sa fiancée à choisir
En ce lieu plus belle et claire.
Moi je resterai moisir
Comme feuille au vent d’hiver.

(Itzhak-Leibush Peretz)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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La brise d’automne se lève (Sôseki)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2019



Illustration
    
La brise d’automne se lève
Avec elle l’araignée
Toile scintillante

(Sôseki)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Sôseki Haïkus
Traduction: Elisabeth Suetsugu
Editions: Picquier poche

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Que de chaque rencontre naisse un poème! (Marie-Jeanne Durry)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2019



Que de chaque rencontre naisse un poème!
Pour qui n’est infidèle ni bavard, peu de poèmes dans une vie entière.
Plus j’avancerai sur le chemin sans but,
sur la route de terre qui tout à coup débouche dans la nuit,
plus je vous bercerai en moi paroles et visages !

Il a suffit d’aller t’attendre.
Enfance du monde redevenue, ô mon enfance !
J’étais seule dans une rue, et toutes les choses et toi au loin vous m’entouriez.
L’écorce des platanes avait la couleur du pavé,
et les taches sur les troncs les mêmes contours que sur les pierres.

Les branches nues, peintes de la même pâleur que le ciel,
inscrivaient dans l’air des motifs si dépouillés et si patients que j’étais près des larmes et du sourire.
Un soleil blanc fit un trou là-haut et sur le fleuve un cercle scintillant.
A cet instant ton pas fut derrière moi.
Il avait le rythme de mon coeur.

(Marie-Jeanne Durry)

Illustration

 

 

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Ô jours resplendissants (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2019



François Malespine -l_instant-122cm-x-90cm-francois-malespine-2010
Ô jours resplendissants roulés par l’eau de mer,
et denses en leur coeur comme une pierre jaune,
ô la splendeur d’un miel respecté du désordre
qui préserva leur pureté rectangulaire.
L’heure crépite ainsi que l’essaim ou la flamme,
et vert est le besoin de plonger dans des feuilles
avant que tout en haut le feuillage devienne
un monde scintillant qui s’éteint et murmure.
Soif du feu, multitude ardente de l’été
ô paradis que font seulement quelques feuilles :
pour la terre au visage obscur, pas de souffrances,
pour tous l’eau ou le pain, pour tous l’ombre ou la flamme ;
et que plus rien, plus rien ne divise les hommes
que le soleil, la nuit, la lune, les épis.

***

Radiantes días balanceados por el agua marina,
concentrados como el interior de una piedra amarilla
cuyo esplendor de miel no derribó el desorden :
preservó su pureza de rectángulo.
Crepita, sí, la hora como fuego o abejas
y es verde la tarea de sumergirse en hojas,
hasta que hacia la altura es el follaje
un mundo centelleante que se apaga y susurra.
Sed del fuego, abrasadora multitud del estío
que construye un Edén con unas cuantas hojas,
porque la tierra de rostro oscuro no quiere sufrimientos,
sino frescura o fuego, agua o pan para todos,
y nada debería dividir a los hombres
sino el sol o la noche, la luna o las espigas.

(Pablo Neruda)

Illustration: François Malespine 

 

 

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CRÉPUSCULE D’HIVER (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2019



CRÉPUSCULE D’HIVER

Crépuscule d’hiver, sombre, dolent,
Et la plaine si blanche — un rond immense
Ramant lentement un corbeau avance,
Coupant l’horizon, diamétralement.

Les arbres neigeux, cristal scintillant…
Des voix m’invitent à l’évanescence,
Le même corbeau revient en silence,
Coupant l’horizon, diamétralement.

(George Bacovia)

Illustration

 

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Anges oiseaux (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 5 décembre 2018




Anges oiseaux, véhicules célestes,
Ils meurent et renaissent — l’oiseau est poussière
Mais l’immortelle extase ailée poursuit sa route.

Voyageurs scintillants venus d’une autre dimension,
Dont le vol envoyé des cieux fait retour à la terre verte,
Quel filandre du désir se déroule pour guider
L’esprit qui monte et qui descend entre la tombe et le ciel ?

***

Bird angels, heavenly vehicles,
They die and are reborn — the bird is dust
But the deathless winged delight pursues its way.

Shining travellers from another dimension
Whose heaven-sent flight homes to the green earth,
What gossamer desire floats out to guide
Spirit ascending and descending between grave and sky ?

(Kathleen Raine)

Illustration: William Blake

 

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J’ai regardé du fond du soir les roues dentées du firmament (Attila Jozsef)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2018



J’ai regardé du fond du soir
les roues dentées du firmament –
des fils scintillants du hasard
y fut tissée la loi du temps!
Du fond de mes rêves déments
j’ai coulé un nouveau regard
et vu que ledit tissu tend
à crever toujours quelque part.

(Attila Jozsef)


Illustration

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Ode (Attila Jozsef)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2018



Ode

Me voici sur ce rocher scintillant…
La brise légère
Du jeune été s’élève de la terre
Comme la chaleur d’un souper charmant.
J’habitue mon cœur au silence, et vraiment
Ce n’est pas très difficile…
Ce qui s’est évanoui se rassemble autour de moi,
Ma tête s’incline et mes doigts
S’abandonnent, dociles.

Je contemple la crinière des monts.
Chaque fleur qui frissonne
Fait vibrer l’éclat de ton front.
Sur la route, personne, personne…
Je vois ta robe
Flotter au vent;
Sous les frêles branches,
Je vois ta chevelure qui se penche

Et de tes seins le doux tressaillement;
Puis, de la rivière Szinva, qui va courant,
Je vois de nouveau surgir
Sur les petits galets de tes dents
Un féerique sourire.

(Attila Jozsef)


Illustration: Fanny Verne

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