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Poésie

Posts Tagged ‘se balancer’

Je vois passer les nuages les merveilleux nuages (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2017



enfants nuages [800x600]

je vois passer les nuages
les merveilleux nuages
du fond de mon lit-cage
et je voyage je voyage

que sait-on d’un amour d’enfance
pour le ciel et ses nuances
et l’oiseau qui se balance

avec les vents émouvants
que sait-on de l’enfant
qui ne dit rien sinon maman

et tend les mains vers les nuées
jouets de la première année
hochets du monde où il est né
comme s’il était pardonné

(Jean-Claude Pirotte)

Découvert ici: https://unproductivepoetry.wordpress.com/

Illustration

 

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NARCISSE (Ali Al-Baghdadi)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2017



Illustration: Gustave Courbet
    
NARCISSE

Vois ce narcisse au parfum pénétrant
que fait se balancer
un simple souffle !

N’est-il pas à l’image de ces pucelles ivres
de leur état, et qui s’enlacent l’une l’autre,
mirant l’un dans l’autre leurs visages de soleil ?

(Ali Al-Baghdadi)

 

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RÊVE (Brigitte Level)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2017



 
    
RÊVE

J’ai rêvé d’une barque blanche
Qui sur le lac se balançait.
Chaque jour était un dimanche
Et le bonheur recommençait.

Tous les petits oiseaux chantaient,
Tous les petits poissons nageaient,
Et les gros chats qui ronronnaient
Jamais, jamais ne les mangeaient.

(Brigitte Level)

 

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Giroflée (J.J. Grandville)

Posted by arbrealettres sur 8 juillet 2017



Giroflée

Au sommet du vieux donjon croissait une giroflée.
Un prisonnier la voyait de sa fenêtre.
C’était sa joie, sa consolation,
son unique espérance.
Il l’aimait comme on aime une femme.

Le printemps, le soleil, l’air, la liberté,
la giroflée était tout cela pour lui.
Elle lui souriait du haut de son créneau,
elle balançait gracieusement ses petites tiges devant lui;
elle se penchait sur la noire muraille comme pour lui donner la main.

Il y avait dans la vallée un homme qui passait toute la journée dans les champs,
une grande boîte de ferblanc passée en bandoulière;
il la rapportait le soir au logis pleine d’herbes, de fleurs, de plantes de toutes sortes.
Il croyait aimer les fleurs parce qu’il etait botaniste.

Un jour qu’il était fatigué de ses courses,
notre homme s’arrêta au pied du vieux donjon où se trouvait le prisonnier.
Comme il portait son mouchoir à son front pour essuyer
la sueur qui en découlait, il leva la tête et avisa la giroflée.
Il commença son ascension.
Quand it fut près de la plante, il se mit en devoir de l’arracher.
Les racines de la giroflée étaient fixées en dehors du mur.
Elles tenaient ferme. A un violent effort de notre homme, la plante céda cependant,
mais elle ne vint pas seule. Elle entraîna le botaniste dans sa chute.
Ce que c’est que d’oublier les lois de l’équilibre
quand on herborise sur les vieux donjons.

Quant au prisonnier, il tomba dans un morne accablement.
Il lui sembla qu’en perdant la giroflée,
il avait perdu une seconde fois la liberté.
L’hiver vint, triste saison,
pendant laquelle, du moins, il ne songeait pas à sa plante chérie;
mais au printemps, un matin que les rayons du soleil pénétraient dans son cachot,
il ne put s’empêcher de lever ses yeux baignés de larmes sur le donjon.
Une autre giroflée se balançait sur la tige, et disait bonjour au pauvre prisonnier.

(J.J. Grandville)

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L’inscription (Zbigniew Herbert)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2017



L’inscription
Tu regardes mes mains
frêles — dis-tu — comme des fleurs

tu regardes ma bouche
trop petite pour dire : monde

— balançons-nous plutôt sur la tige des instants
buvons le vent
voyons comme nos yeux s’éteignent
l’odeur de fané est la plus belle
et la forme des ruines insensibilise

il est en moi une flamme qui pense
un vent pour l’incendie et pour la voile

mes mains sont impatientes
je peux
façonner avec de l’air
la tête d’un ami

je répète un poème que je voudrais
traduire en sanscrit
ou en pyramide :

quand la source des étoiles se tarira
nous éclairerons les nuits

quand le vent deviendra pierre
nous attendrirons l’air

(Zbigniew Herbert)

Illustration: Ismael Nery

 

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Sur l’océan couleur de fer (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2017



Sur l’océan couleur de fer
Pleurait un choeur immense
Et ces longs cris dont la démence
Semble percer l’enfer.

Et puis la mort, et le silence
Montant comme un mur noir.
… Parfois au loin se laissait voir
Un feu qui se balance.

(Paul-Jean Toulet)

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Entre les pôles du conscient et de l’inconscien (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2017



 

    
Entre les pôles du conscient et de l’inconscient,
l’esprit se balance.
A cette balançoire sont suspendus tous les êtres et tous les mondes ;
et cette balançoire ne cesse jamais de se balancer.

Des millions d’êtres y sont accrochés :
le soleil et la lune, dans leur course, s’y balancent.
Des millions d’âges passent et toujours la balançoire se balance.

Tout est balancé :
le ciel et la Terre et l’air et l’eau et le Seigneur Lui-même qui se personnifie :
Et la vue de tout ceci a fait de Kabîr le serviteur de son Dieu.

(Kabîr)

 

 

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Je ne sais rien. Je ne sais rien. Je n’attends rien (Henry Bataille)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2017



Je ne sais rien. Je ne sais rien. Je n’attends rien,
que de voir, par moments, se balancer un nid
sur un peuplier rose, où sur le blanc chemin,
passer un pauvre sourd, aux pieds luisants de plaies.

(Henry Bataille)


Illustration: Fanny Verne

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Quelle différence (Marie-Anne Bruch)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2017



Quelle différence
entre le zéphyr et la brise ?
L’arbre s’en balance.

(Marie-Anne Bruch)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/
Illustration: ArbreaPhotos

 

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Tu dors? (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2017



Tu dors? Ce n’est pas vrai, folle, tu fais semblant.
Tu sais bien que ton corps est plus rose et plus blanc
Quand il se laisse aller à cette nonchalance
Dans le hamac de soie où ma main te balance ;

Tu sais que la langueur tranquille du sommeil
Te rend la peau plus fraîche et le sang plus vermeil,
Et que tes deux tétins, tandis que tu reposes,
Sont deux bouquets de lis et deux boutons de roses ;

Tu sais que des frissons amoureux et troublants
Viennent ensoleiller la neige de tes flancs ;
Tu sais que tous ces fruits dont ta chair me régale,
Je ne puis les flairer sans avoir la fringale ;

Tu sais trop bien cela, friponne, et, doucement.
Sûre de me tenter, tu souris en dormant ;
Car tu sens mon désir dont le regard flamboie
Planer sur ton sommeil comme un oiseau de proie.

(Jean Richepin)

 Illustration: Maurice Barraud

 

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