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Poésie

Posts Tagged ‘se chamailler’

Le vieillard (Alain Jean-André)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2018



Le vieillard

il se tait devant la grande table
ses enfants parlent plaisantent
ses petits enfants jouent et se chamaillent
quels souvenirs sombrent dans ses yeux vides?

(Alain Jean-André)


Illustration

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Bonheur simple et doux (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2018



 

Paul Cézanne apples-and-biscuits-1895 [1280x768]

Bonheur simple et doux

On ne sait pas si ce sont les chaises
Avec leur bon visage de paille,

Les mésanges qui se chamaillent
Dans l’ombre fraîche de la haie

Ou la claire rangée de hêtres
Qu’on voit d’ici par la fenêtre,

Si ce sont les moutons familiers
Qui broutent l’or du calendrier

Ou le sourire de ma mère
Qui coud, assise dans la lumière,

Qui font ce bonheur simple et doux
Comme une pomme sur la table

Et cette paix si admirable
Qu’on jetterait à genoux.

(Maurice Carême)

Illustration: Paul Cézanne

 

 

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La murmurée (René Char)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017




J’ai ce matin, suivi des yeux Florence qui retournait au Moulin de Calavon.
Le sentier volait autour d’elle: un parterre de souris se chamaillant.
Le dos chaste et les longues jambes n’arrivaient pas à se rapetisser
dans mon regard.
La gorge de jujube s’attardait au bord de mes dents.
Jusqu’à ce que la verdure,
à un tournant,
me le dérobât,
je repassai,
m’émouvant à chaque note,
son admirable corps musicien,
inconnu du mien.

(René Char)

Illustration: Frederic Leighton

 

 

 

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AUTRES VOIX, CREATURES (Carlo Betocchi)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2017




    
AUTRES VOIX, CREATURES

Dieu sait pourquoi, dans la cour,
les oiseaux se chamaillent : un grain,
peut-être, de millet
ou de leur pauvre
amour, car le vacarme ne dure
qu’un instant ; puis silence. Alors que le soir
s’obscurcit et, en lui-même, les oublie.

Mais moi je les ai entendus ; et de ces
cris, plus que je n’ai dit,
je sens dans mon coeur les feux,
fixes, comme d’étoiles.

***

ALTRE VOCI, CREATURE

Litigan, chissà di quanto,
nella corte, i passeri : un grano,
forse, di miglio,
o di quel loro gramo
amor, ch’è strepito di soltanto
un attimo ; e tace. Mentre la sera
imbruna, e in sé li oblia.

Ma io li udii ; e di quelle
voci, più che non dissi,
sent(‘ nel cuore i fissi
fuochi, come di stelle.

(Carlo Betocchi)

 

Recueil: PRISMA
Traduction: Philippe Renard
Editions: OBSIDIANE

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AUTRES VOIX, CREATURES (Carlo Betocchi)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2016



AUTRES VOIX, CREATURES

Dieu sait pourquoi, dans la cour,
les oiseaux se chamaillent : un grain,
peut-être, de millet
ou de leur pauvre
amour, car le vacarme ne dure
qu’un instant ; puis silence. Alors que le soir
s’obscurcit et, en lui-même, les oublie.

Mais moi je les ai entendus ; et de ces
cris, plus que je n’ai dit,
je sens dans mon coeur les feux,
fixes, comme d’étoiles.

***

ALTRE VOCI, CREATURE

Litigano, chissà di quanto,
pella corte, i passeri : un grano,
forse, di miglio,
o di quel loro gramo
amor, ch’è strepito di soltanto
un attimo ; e tace. Mentre la sera
imbruna, e in sé li oblia.

Ma io li udii ; e di quelle
voci, più che non dissi,
sento nel cuore i fissi
fuochi, come di stelle.

(Carlo Betocchi)

Illustration

 

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