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Poésie

Posts Tagged ‘se découvrir’

Le Vide (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2018



Illustration: Gilbert Garcin
    
Le Vide. C’est alors qu’au fond de soi
S’ouvre à nouveau la Voie qui du Rien
Avait fait naître le Tout, où la vie
Vécue se découvre en neuve partance.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ne trouble pas l’eau claire (Gérard Mottet)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2018



Illustration  
    
Ne trouble pas l’eau claire

Ne trouble pas l’eau claire du ruisseau
en la frappant
de ton bâton aveugle

Ne trouble pas la vérité
en la cherchant
obstinément

d’elle-même elle se découvrira
quand elle sera disposée
à se montrer

ne l’importune pas de tes requêtes
tu sais bien que la vérité ne se dévoile
qu’aux yeux préparés à la voir.

Ne trouble pas l’eau claire du ruisseau
en la frappant
de ton bâton aveugle

(Gérard Mottet)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: L’ombre des étoiles
Traduction:
Editions: Encres Vives

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Un jour paraît (Axel Toursky)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2018



 

Olivier Valsecchi i3

Un jour paraît où l’homme
se découvre soudain
extérieur à l’être
qu’il croyait enfermer.

Il reconnaît alors
quelle immense caverne
humilie une voix
qu’il prenait pour sa gloire.

Le vide qui m’entoure
m’a pris jusqu’à mon nom :
je suis exactement
ce que je ne suis pas.

(Axel Toursky)

Illustration: Olivier Valsecchi

 

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Un prisonnier debout à sa fenêtre (Jean Mambrino)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2018



Un prisonnier debout à sa fenêtre
ouverte, écoute l’appel du désert,
où le néant se dissipe en poussière,
derrière les montagnes vertes.

Il se découvre en traversant l’absence
de son désir toujours nu et sans nombre,
prêt à saisir la visite impromptue
qui le purifie et le désencombre.

Soudain au seuil s’invite la présence,
qui sans un mot le regarde, et l’inspire
à reconnaître en elle l’espérance,
sous la ténèbre qui l’obombre.

(Jean Mambrino)

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Je croyais que mon voyage touchait à sa fin (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2017




    
Je croyais que mon voyage touchait à sa fin,
ayant atteint l’extrême limite de mon pouvoir,
– que le sentier devant moi s’arrêtait,
que mes provisions étaient épuisées
et que le temps était venu de prendre retraite
dans une silencieuse obscurité.

Mais je découvre que ta volonté ne connaît pas de fin en moi.
Et quand les vieilles paroles expirent sur la langue,
de nouvelles mélodies jaillissent du cœur ;

et là où les vieilles pistes sont perdues,
une nouvelle contrée se découvre avec ses merveilles.

(Rabindranath Tagore)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: L’offrande lyrique
Editions: Gallimard

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Le vrai jardinier (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2017




    
le vrai jardinier
se découvre
devant
la pensée sauvage.

(Jacques Prévert)

 

Recueil: Fatras
Editions: Le Point du Jour

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J’emporte comme un fardeau léger (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2017



 

Frank Dicksee romeo_and_juliet, 1884-large arc

J’emporte comme un fardeau léger,
Comme une gerbe de fleurs et de feuilles,
Toute l’ombre de ton verger,
Toute la lumière de ton seuil ;

Le poids est si doux qu’il m’enivre
D’un baiser de lys sur la bouche ;
Faut-il donc tout ceci pour, enfin, que tu livres
L’aveu de ton âme farouche ?

Il est bon de partir quand on aime,
Il est doux de se quitter ainsi :
Puisqu’on ne le sait qu’à ce prix
Et qu’on se découvre soi-même.

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: Frank Dicksee

 

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De quelle nuit es-tu venue ? De quel jour? (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2017



Illustration
    
De quelle nuit es-tu venue ?
De quel jour? Soudain tu es
Au coeur de tout. Les lilas
Ont frémi ; le mot est dit.
Tout prend sens, tout se découvre
Don. Dès lors, tout se transmue :
Le ciel-terre en chair aimante,
En ondes sans fin les instants.

(François Cheng)

 

Recueil: La vraie gloire est ici
Editions: Gallimard

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L’ombre immobile des bambous (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2017




    
L’ombre immobile des bambous
Qu’un vol de fauvette pulvérise…
Et le jardin se découvre
sans clôture
Et midi rétablit son règne

(François Cheng)

 

Recueil: A l’orient de tout
Editions: Gallimard

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Dans le sommeil (Alice Ruiz)

Posted by arbrealettres sur 28 avril 2017



    

Illustration: Pablo Picasso

     

dans le sommeil
le corps se découvre
sans sommet

***

dentro do sono
o corpo se descobre
sem dono

(Alice Ruiz)

 

Recueil: La Poésie brésilienne aujourd’hui
Traduction: Patrick Quillier
Editions: Le Cormier

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