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Poésie

Posts Tagged ‘se délier’

Le voyage délivré (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2017



Le voyage délivré

Il n’y a pas de murs
Je te le dis Il n’y a pas de murs
Où nous sommes je chante et je demeure
Où nous sommes le présent est sans âge
Si je m’éveille avec l’aurore
Tu es déjà en ma vie
Où nous sommes les sources se délient
L’ancre n’est pas du voyage
Je te le dis.

(Andrée Chedid)


Illustration: Odilon Redon

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Je rêve de vers doux (Albert Samain)

Posted by arbrealettres sur 26 décembre 2016



Je rêve de vers doux et d’intimes ramages,
De vers à frôler l’âme ainsi que des plumages.

De vers blonds où le sens fluide se délie,
Comme sous l’eau la chevelure d’Ophélie,

De vers silencieux, et sans rythme et sans trame,
Où la rime sans bruit glisse comme une rame,

De vers d’une ancienne étoffe, exténuée,
Impalpable comme le son et la nuée,

De vers de soir d’automne ensorcelant les heures
Au rite féminin des syllabes mineures …

Je rêve de vers doux mourant comme des roses.

(Albert Samain)

Illustration: Odilon Redon

 

 

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Ton souffle (Paul Chamberland)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2016



Ton souffle, ta paume
contre ma tempe.

Un seul rameau frémit
contre le bleu de l’aube.

Tes bras frais m’enveloppent
et me scellent au creuset

du cœur où croît une autre
Terre — que nul n’entend…

Là, confié au tourment, je pressens,
si ténue, se délier une aile.

(Paul Chamberland)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Oleg Zhivetin

 

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Errant asile (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2015




Le vent se délie et rassemble le feuillage,
la nation des nuages se disperse.

Fragile est le réel et inconstant;
et aussi, sa loi le changement, infatigable :

tourne la roue des apparences
sur l’axe du temps, sa fixité.

La lumière dessine tout et tout enflamme,
elle plante dans la mer des poignards qui sont des torches,

elle fait du monde un bûcher de reflets :
nous autres ne sommes que moutonnements.

Elle n’est pas la lumière de Plotin, mais lumière terrestre,
lumière d’ici, mais lumière intelligente.

Elle me réconcilie avec mon exil :
patrie est sa vacuité, errant asile.

(Octavio Paz)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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Le voyage demeure (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2015



Le voyage demeure

Il n’y a pas de murs
]e te le dis il n’y a pas de murs

Où nous sommes je chante et je demeure
Où nous sommes le présent est sans âge
Si je m’éveille avec l’aurore
Tu es déjà en ma vie
Où nous sommes les sources se délient

L’ancre n’est pas du voyage
je te le dis.

(Andrée Chedid)


Illustration

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