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Poésie

Posts Tagged ‘se dénuder’

LE DÉSIR N’A PAS DE LÉGENDE (XIX) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



Illustration: Carole Cousseau
    
LE DÉSIR N’A PAS DE LÉGENDE (XIX)

Le soleil reste sur ta bouche
à la place où miroite encore un baiser.
Ton visage lui appartient mais il me le rend
pour des nuits plus longues que ma vie.

Ton corps pour lequel je m’éveille
s’éclaire plus vite que le jour
parce que le soleil surgit à toutes les places
où il y a des cailloux à pétrir.

Les forêts se dénudent pour lui
dans le secret de leurs clairières
mais c’est sur ta gorge
qu’il fait pousser ses plus beaux fruits.

La terre lui présente une à une
ses vallées les plus riches,
mais c’est sur ton ventre qu’il s’arrête,
simple bouquet de flammes.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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Le jardin des délices (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 8 mars 2018



Le jardin des délices

Douce est la mort – ô mort à mon oreille
Comme un anneau, je reviendrai, musique
Au bout des doigts pour caresser tes lèvres
Et pour te dire au terme de ces jours,
0 tendre mort, nous voyageons ensemble.

Douce. 0 que terre et terre se dénudent.
Mon bras se tord et devient olivier.
Toute pensée ici est un fruit vert
Offrant son huile aux jarres de demain.

Faute de grain, je sème la parole,
Mon corps aussi parmi d’autres oranges
Qui vont roulant jusqu’au fond du ravin.

Douce est la mort. Sans miroir et sans armes,
Je reviendrai silène pour danser,
Nu comme un fruit, mais vêtu de nature,
Prince paré de ciel et de mort tendre.

(Robert Sabatier)

Illustration

 

 

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Le regard voit son absence toute (Séverine Daucourt-Fridriksson)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018



Illustration: Karen Lamonte
    
le regard voit son absence toute. parfois l’abîme se dénude
s’éblouit sans qu’aucun mot le ramasse

.

(Séverine Daucourt-Fridriksson)

 

Recueil: Salerni
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Jusqu’où faudra-t-il se dénuder ? (Séverine Daucourt-Fridriksson)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2018



 

Illustration: Danny Quirk
    
jusqu’où faudra-t-il se dénuder ? dire que j’ai été si heureuse d’être découverte

.

(Séverine Daucourt-Fridriksson)

 

Recueil: Salerni
Traduction:
Editions: La lettre volée

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La Carte Du Tendre (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 28 novembre 2017




    
La Carte Du Tendre

Le long du fleuve qui remonte
Par les rives de la rencontre
Aux sources d’émerveillement
On voit dans le jour qui se lève
S’ouvrir tout un pays de rêve
Le tendre pays des amants
On part avec le coeœur qui tremble
Du bonheur de partir ensemble
Sans savoir ce qui nous attend
Ainsi commence le voyage
Semé d’écueils et de mirages
De l’amour et de ses tourments

Quelques torrents de médisance
Viennent déchirer le silence
Essayant de tout emporter
Et puis on risque le naufrage
Lorsque le vent vous mène au large
Des îles d’infidélité
Plus loin le courant vous emporte
Vers les rochers de la discorde
Et du mal à se supporter
Enfin la terre se dénude
C’est le désert de l’habitude
L’ennui y a tout dévasté

Quand la route paraît trop longue
Il y a l’escale du mensonge
L’auberge de la jalousie
On y déjeune de rancune
Et l’on s’enivre d’amertume
L’orgueil vous y tient compagnie
Mais quand tout semble à la dérive
Le fleuve roule son eau vive
Et l’on repart à l’infini
Où l’on découvre au bord du Tendre
Le jardin où l’on peut s’étendre
La terre promise de l’oubli

(Georges Moustaki)

 

 

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Elle se dénude (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 26 novembre 2017



 

Dorina Costras - [1280x768]

Elle se dénude,
Durant sept secondes la lune
Effleure ses seins.

***

While she undresses,
A spring moon touches her breasts
For seven seconds.

(Richard Wright)

Illustration: Dorina Costras

 

 

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Tout est bleu à la cime du jour (Luc Dietrich)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017




Tout est bleu à la cime du jour

La pierre du sommeil un instant se soulève et tout est bleu à la cime du jour.
Les branches et les ronces qui retenaient les ombres à la terre engourdie
se dénudent de nuit et tout est bleu à la cime du jour.

(Luc Dietrich)

Illustration

 

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La lande (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2017




    
La lande

Maléfique, voici la mare
Que l’ombre tremblante bigarre.
Reflets de lune en verts glacis,
Par la lande qui se dénude
Etalant sa décrépitude
Glissent sur les ajoncs moisis.

Le réel absurde s’évade;
La chaotique cavalcade
Surgit des fantômes dressés
Sous les tâtonnantes étoiles
Dont le vent écarte les voiles,
Surgit aux lointains effacés.

Comme un encensoir la braise,
Leur coeur flambant que rien n’apaise,
Pas même le tombeau, reluit
Au creux sombre de leur poitrine;
Des gestes brûlants se devinent
Dont l’éclair traverse la nuit.

Brisant les dalles et les pierres,
Dénouant les rameaux des lierres,
Les amants ont joint leur essor,
Comme les mélèzes frémissent,
Les lèvres ardentes bruissent
Se baisant par delà la mort.

Froissant le houx et la bourdaine
L’âpre galop qui les entraîne,
Rapproche genoux à genoux
Et vertèbres contre vertèbres
Les spectres vêtus de ténèbres
Et secoués de spasmes fous.

La lande étangement fermente…
Plus que toi la mort est clémente
Dont s’entr’ouvre parfois le seuil.
O vie amère!… – D’écarlates
Roses, d’oeillets et d’aromates.
Que l’on remplisse mon cercueil!

D’un linceul aux blancheurs de soie
Qu’on m’enveloppe, que je sois
Prêt aux réveils extasiés;
Que vainqueur de la mort, j’étreigne
Mon rêve à cette heure où se baigne
La lune par les verts bourbiers.

(Marie Dauguet)

 

 

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Je vous livre mon être (Maram al-Masri)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2017



    

 

Je vous livre mon être
je vous livre elle
je vous livre lui

je vous livre ce que j’ai vu
et ce que j’ai rêvé
ce qu’ils ont souffert
et ce que j’ai souffert

et de point à point
de corps à corps
de pays à pays
de ligne
à ligne

le coeur se dénudera
deviendra davantage
pierre
et peut-être davantage
coeur

(Maram al-Masri)

 

Recueil: Par la Fontaine de ma Bouche
Traduction: Maram al-Masri – Bruno Doucey
Editions: Bruno Doucey

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Je ne me dénude (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 12 avril 2017



Je ne me dénude que lorsque
je te revêts

(Adonis)

Illustration: Gustave Doré

 

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