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Poésie

Posts Tagged ‘se déplier’

Comme Feuilles – Il Se déplie – Et puis – Il se referme – (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2017



Comme Feuilles – Il Se déplie –
Et puis – Il se referme –
Puis se perche sur la Capeline
De Quelque Bouton d’Or –

Puis dans sa course Il heurte
Et renverse une Rose –
Et puis il ne fait Rien –
Puis plus loin sur un Foc – Se pose –

Et balance, Grain de Poussière
Dans Midi suspendu –
Entre – revenir Ici-bas –
Ou migrer vers la Lune –

De Lui qu’adviendra-t-il la Nuit –
L’Ignorance borne
Le privilège de le dire –
De Lui qu’adviendra-t-il – Le Jour –

Où le Gel – étreindra le Monde –
Des Vitrines – le montrent –
Un Sépulcre en curieuse Soie floche –
Une Abbaye – un Cocon –

***

He parts Himself- like Leaves –
And then – He closes up –
Then stands opon the Bonnet
Of Any Buttercup –

And then He runs against
And oversets a Rose –
And then does Nothing –
Then away opon a Jib – He goes –

And dangles like a Mote
Suspended in the Noon –
Uncertain – to return Below –
Or settle in the Moon –

What come of Him at Night –
The privilege to say
Be limited by Ignorance –
What come of Him – That Day

The Frost – possess the World –
In Cabinets – be shown –
A Sepulchre of quaintest Floss –
An Abbey – a Cocoon –

(Emily Dickinson)

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La boule se déplie (Valérie Canat de Chizy)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2016



chocolat liégiois  5

La boule se déplie et c’est mon père qui se relève d’un mauvais songe.
Il était simplement resté un peu trop longtemps allongé dans sa chambre.
La lumière entre à flots par les grandes fenêtres du séjour,
se pose sur la table ronde en bois clair.
Nous sommes assis l’un en face de l’autre et nous parlons en buvant du vin.
Des calamars farcis cuisent au four.
Dans le frigo il y a des chocolats liégeois.

(Valérie Canat de Chizy)

 

 

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Tendrement (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2015



Une feuille qui se déplie
Un sourire qui continue
Mes yeux mes doigts
Notre jeunesse tendrement
Fait naître l’aurore sur terre.

(Paul Eluard)


Illustration

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Dans les soupentes s’effleurent les élytres (Roland Brachetto)

Posted by arbrealettres sur 10 octobre 2015



Dans les soupentes
s’effleurent les élytres,
scintillent les écailles.

Le vent par intervalles disperse les pelures.

Une porte grince
quelque part dans le monde.

(Plumages.)

Les voliges tressaillent,
chaque lampe somnole au fond de son orbite.

On flaire dans les recoins des arômes de femme nue.

(Pluie d’étoiles,
semences,
bruissements de chevelures et de feuilles.)

Le temps passe.
Le sang coule.
Les pattes se déplient.
Les ailes se déploient

(Roland Brachetto)

Illustration

 

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Tu es la ressemblance (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 5 octobre 2015



Tu te lèves l’eau se déplie
Tu te couches l’eau s’épanouit

Tu es l’eau détournée de ses abîmes
Tu es la terre qui prend racine
Et sur laquelle tout s’établit

Tu fais des bulles de silence
dans le désert des bruits
Tu chantes des hymnes nocturnes
sur les cordes de l’arc-en-ciel
Tu es partout tu abolis toutes les routes

Tu sacrifies le temps
A l’éternelle jeunesse de la flamme exacte
Qui voile la nature en la reproduisant

Femme tu mets au monde un corps toujours pareil
Le tien
Tu es la ressemblance.

(Paul Eluard)


Illustration: Amaury Duval

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