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Poésie

Posts Tagged ‘se désaltérer’

Ligne 9 (Josée Tripodi)

Posted by arbrealettres sur 9 mai 2019




    
Ligne 9

Ligne de vie
Je revisite l’Histoire entre Nation
Et République

Candide à Voltaire
Terrorisée à Robespierre
Je me réjouis à Bonne Nouvelle

Galeries Lafayette
Me voilà

Je me désaltère Rue de la Pompe
Je m’offre une fleur
À Jasmin
Des choux à Maraîchers

Un saut chez les Yankees
Par Franklin Roosevelt
Un bouillon de cultures à Strasbourg— Saint-Denis

Dents serrées je reste La Muette
Mais je me ferais bien une danse
Avec Marcel Sembat

Attention danger
Le canon rue des Boulets
La mort à Charonne
En 1962

Bienheureusement
Au long du parcours
Ils se relaient
Les quatre saints
Ambroise
Augustin
Philippe qui Roule
Et le Cloud du Pont

Pour nous garder
Sur la voie

(Josée Tripodi)

 

Recueil: Le temps court plus vite que moi
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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À LA FIN DU CONTE (Vangelis Kassos)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2018




    
À LA FIN DU CONTE

à la fin du conte
commence une route sans arbres
sans une fontaine où le voyageur puisse se désaltérer
sans une auberge
où le cavalier puisse échanger
son cheval exténué
à la fin du conte
souffle le silence comme une tempête
non pas comme une tempête
il se penche plutôt comme une mère affectueuse
et borde les voix
qui brûlent de fièvre

(Vangelis Kassos)

 

Recueil: Cent poèmes
Traduction: Ioannis Dimitriadis
Editions: http://www.ainigma.net

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Le matin est un jeune dieu (Albert Ayguesparse)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2018



Le matin est un jeune dieu. Un arbre se désaltère dans le ciel.
Et le chant obstiné d’un oiseau nous propose le printemps.

Les rues sont plus larges que des cathédrales. Une profusion de
soleil émerge comme un plain-chant de l’ombre agenouillée.

La lumière embrasse mon visage. La chair ressuscitée est pleine
d’allégresse. La vie n’a pas tué l’évangile qui chante en ma mémoire.

(Albert Ayguesparse)

Illustration

 

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Au milieu du désert (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2017



 


    
Au milieu du désert, je sais une eau bleue:
ce sont tes regards, mon amour.

Mes désirs sont les flamants roses,
qui s’y viennent désaltérer.

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

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LE LOUP ET L’AGNEAU (Jean de la Fontaine)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2017


 


 

LE LOUP ET L’AGNEAU

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l’allons montrer tout à l’heure.

Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
« Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
– Sire, répond l’Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu’elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d’Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
– Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
– Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
Reprit l’Agneau, je tette encor ma mère.
– Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
– Je n’en ai point. – C’est donc quelqu’un des tiens :
Car vous ne m’épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l’a dit : il faut que je me venge. »
Là-dessus, au fond des forêts
Le Loup l’emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès.

(Jean de la Fontaine)

Illustration: Marc Chagall

 

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VOYAGES SANS FIN (Pierre Reverdy)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2016



VOYAGES SANS FIN

Tous ceux qui vus de dos s’éloignaient en chantant
Qu’on avait vus passer le long de la rivière
Où même les roseaux redisaient leurs prières
Que reprenaient plus fort et plus loin les oiseaux
Ils viennent les premiers et ne s’en iront pas
Le chemin qu’ils ont fait se comptait pas à pas
Et disparaissait à mesure
Ils marchaient sur la pierre dure
Au bord des champs ils se sont arrêtés
Au bord de l’eau ils se désaltéraient
Leurs pieds soulevaient la poussière
Et c’était un manteau brodé par la lumière
Tous ceux qui s’en allaient
Marchant dans ce désert
Et pour qui maintenant le ciel s’était ouvert
Cherchaient encore le bout où finirait le monde
Le vent qui les poussait continuait sa ronde
Et la porte se refermait
Une porte noire
La nuit

(Pierre Reverdy)

Illustration

 

 

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APPARENCES (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2015



 

APPARENCES

L’eau que je bois dans ce verre
Etait nuage et reflet,
Mon âme s’y désaltère
Et ma bouche s’y complaît.

Une goutte de rosée
Pendait à la corniche du ciel
Comme le diamant d’une pensée
Brille à la gorge de l’éternel.

Le reflet que me renvoie
La profondeur de ce puits
Est une larme qui luit
Dans l’azur où je me noie.

Bois ce reflet, cette goutte,
Et lève les yeux au ciel
Vers cette vérité qui s’ajoute
A l’apparence du réel.

(Franz Hellens)

Illustration

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