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Lucidité de l’utopie (Théodore Monod)

Posted by arbrealettres sur 11 mars 2018



 

Lucidité de l’utopie

Chaque jour, nous recevons la consigne d’être efficaces, réalistes, compétitifs.
Cette course aveugle, éperdue nous mène à l’abîme.
Il vaut mieux préférer la lucidité de l’utopie qui nous fait choisir une étoile lointaine,
sans doute inaccessible
mais vers laquelle on se dirige et qui guide nos choix quotidiens.

(Théodore Monod)

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L’AMPHION (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2017




    
L’AMPHION

Le Paris que vous aimâtes
n’est pas celui que nous aimons
et nous nous dirigeons sans hâte
vers celui que nous oublierons

Topographies ! itinéraires !
dérives à travers la ville !
souvenirs des anciens horaires !
que la mémoire est difficile…

Et sans un plan sous les yeux
on ne nous comprendra plus
car tout ceci n’est que jeu
et l’oubli d’un temps perdu

(Raymond Queneau)

 

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L’Amphion (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2017



L’Amphion

Le Paris que vous aimâtes
n’est pas celui que nous aimons
et nous nous dirigeons sans hâte
vers celui que nous oublierons

Topographies ! itinéraires !
dérives à travers la ville !
souvenirs des anciens horaires !
que la mémoire est difficile …

Et sans un plan sous les yeux
on ne nous comprendra plus
car tout ceci n’est que jeu
et l’oubli d’un temps perdu

(Raymond Queneau)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Illustration: Maximilien Luce

 

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La pluie venue (Song Tche-Wen)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017




La pluie venue du mont Ki-chan avait passé rapidement avec le vent impétueux.
Le soleil se montrait pur et radieux au-dessus du pic occidental,
les arbres de la vallée du Midi semblaient plus verdoyants et touffus.

Je me dirigeai vers la demeure sainte
où un bonze vénérable me fit un accueil bienveillant.
Le religieux et moi nous nous sommes unis dans une même pensée ;
nous avions épuisé ce que la parole peut rendre
et nous demeurions silencieux.

Je regardais les fleurs immobiles comme nous,
j’écoutais les oiseaux suspendus dans l’espace,
et je comprenais la grande vérité.

(Song Tche-Wen)

 

 

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NOTRE BATEAU GLISSE (Chang Wou Kien)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2016



NOTRE BATEAU GLISSE

Notre bateau glisse sur le fleuve calme.
Au-delà du verger qui borde la rive,
Je regarde les montagnes bleues et les nuages blancs.

Mon amie sommeille, la main dans l’eau.
Un papillon s’est glissé sur son épaule,
A battu des ailes et puis s’est envolé

Longuement je l’ai suivi des yeux.
Il se dirigeait vers les montagnes de Tchang-nân

Était-ce un papillon, ou le rêve que venait de faire mon amie ?

(Chang Wou Kien)

Illustration

 

 

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Confiance (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2016



Tant de choses auxquelles nous devons faire confiance
pour parvenir à vivre notre vie quotidienne sans nous enfoncer en terre !

Faire confiance aux masses de neige
qui s’agrippent à la montagne au-dessus du village.

Faire confiance aux promesses de silence et aux
sourires entendus, être persuadé que les télégrammes
funestes ne nous concernent pas et que le soudain
coup de hache intérieur ne nous frappera pas.

Faire confiance aux essieux qui nous portent sur
l’autoroute, au milieu d’un essaim d’abeilles en acier
trois cents fois agrandies.

Mais rien de tout cela ne mérite, à vrai dire, notre confiance.

Les cinq musiciens nous disent que nous pouvons faire confiance à tout autre chose.
À quoi donc? À autre chose, et ils font un bout de chemin avec nous, vers là-bas.
Comme lorsque la lumière s’éteint dans l’escalier et
que la main suit – confiante – la rampe aveugle
qui se dirige dans le noir.

(Tomas Tranströmer)

 

 

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