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Poésie

Posts Tagged ‘se donner’

Comme la lave (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2019



Comme la lave
Rampe sous la terre,
Se rassemble,
Arrive à l’ouverture,
Se donne,
Fait la place
A d’autres laves.

(Guillevic)

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Réfléchis moi (Virginie Greiner)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2019



Illustration: Béatrice Tillier
    
Réfléchis moi

Dans le reflet de tes yeux, je t’ai deviné.
Je vois le corps d’un autre dont je vais disposer.
Examine la langueur de mon regard.
Contemple nos anatomies se donnant au hasard.
Nous deux, amants. Sous peu.
Fin des objets fantasmés.
Rien de plus voluptueux qu’une étreinte embrasée
Par le visible désir de mon autre dualité.

(Virginie Greiner)

 

Recueil: EN MÂLES DE NUS
Traduction:
Editions: Attakus

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DANS UN LIEU POUR SE FUIR (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2018




DANS UN LIEU POUR SE FUIR

Espace. Grande attente.
Nul ne vient. Cette ombre.

Lui donner comme tous :
des significations sourdes,
non abasourdies.

Espace. Silence brûlant.
Que se donnent entre elles les ombres ?

(Alejandra Pizarnik)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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La bouée (Georges Brassens)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2018




    
La bouée

Je veux vous avouer ce soir, ma chère amie,
Que lorsque je m’ennuie et que j’ai peur de tout,
Lorsque je me sens seul, tout seul, je pense à vous ;
Car vous êtes, je crois, ma plus sincère amie.

Je pense à vous souvent, car souvent je m’ennuie ;
Et dès que je m’égare en un mauvais sentier,
Je fais appel à la merveilleuse amitié
Qui, depuis un grand jour, l’un à l’autre nous lie.

Si j’ai chanté pour vous ce soir ces quelques vers,
C’est que mon pauvre coeur malade s’est ouvert.
S’il vous parlait tout bas, voudriez-vous l’entendre ?

Si avec ses défauts, avec ses qualités,
Ses mauvais sentiments et sa naïveté,
Il se donnait à vous, voudriez-vous le prendre ?

(Georges Brassens)

 

Recueil: Les couleurs vagues
Editions: Le Cherche Midi

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Mourir d’aimer (Charles Aznavour)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2018




    

Mourir d’aimer

Les parois de ma vie sont lisses
Je m’y accroche mais je glisse
Lentement vers ma destinée
Mourir d’aimer

Tandis que le monde me juge
Je ne vois pour moi qu’un refuge
Toute issue m’étant condamnée
Mourir d’aimer

Mourir d’aimer
De plein gré s’enfoncer dans la nuit
Payer l’amour au prix de sa vie
Pécher contre le corps mais non contre l’esprit

Laissons le monde à ses problèmes
Les gens haineux face à eux-mêmes
Avec leurs petites idées
Mourir d’aimer

Puisque notre amour ne peut vivre
Mieux vaut en refermer le livre
Et plutôt que de le brûler
Mourir d’aimer

Partir en redressant la tête
Sortir vainqueur d’une défaite
Renverser toutes les données
Mourir d’aimer

Mourir d’aimer
Comme on le peut de n’importe quoi
Abandonner tout derrière soi
Pour n’emporter que ce qui fut nous, qui fut toi

Tu es le printemps, moi l’automne
Ton cœur se prend, le mien se donne
Et ma route est déjà tracée
Mourir d’aimer
Mourir d’aimer
Mourir d’aimer

(Charles Aznavour)

 

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La poésie est aussi un grand calme (Léon-Paul Fargue)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2018



 

André Derain -02

La poésie est aussi un grand calme qu’on entend,
qui vous saisit et vous accélère,
et elle est une sorte de scintillement permanent
auquel il faut se donner

(Léon-Paul Fargue)

Illustration: André Derain

 

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LA FEMME DES LONGUES PATIENCES (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2018



 

Jeanie Tomanek seed

LA FEMME DES LONGUES PATIENCES

Dans les sèves
Dans sa fièvre
Écartant ses voiles
Craquant ses carapaces
Glissant hors de ses peaux

La femme des longues patiences
se met
lentement
au monde.

Dans ses volcans
Dans ses vergers
Cherchant cadence et gravitations
Étreignant sa chair la plus tendre
Questionnant ses fibres les plus rabotées

La femme des longues patiences
se donne
lentement
le jour.

(Andrée Chedid)

Illustration: Jeanie Tomanek

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CONSEILS À UN AMANT (Pierre Louÿs)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2018



 

Illustration: Egon Schiele
    
CONSEILS À UN AMANT

Si tu veux être aimé d’une femme, ô jeune ami, quelle qu’elle soit,
ne lui dis pas que tu la veux, mais fais qu’elle te voie tous les jours,
puis disparais, pour revenir.

Si elle t’adresse la parole, sois amoureux sans empressement.
Elle viendra d’elle-même à toi.
Sache alors la prendre de force, le jour où elle entend se donner.

Quand tu la recevras dans ton lit, néglige ton propre plaisir.
Les mains d’une femme amoureuse sont tremblantes et sans caresses.
Dispense-les d’être zélées.

Mais toi, ne prends pas de repos.
Prolonge les baisers à perte d’haleine.
Ne la laisse pas dormir, même si elle t’en prie.
Baise toujours la partie de son corps vers laquelle elle tourne les yeux.

(Pierre Louÿs)

 

Recueil: Les chansons de Bilitis
Traduction:
Editions: Gallimard

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Tout ce que je fais apparaître (Eugène Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2018




    
Tout ce que je fais apparaître
Dans mon silence

Est prêt à se donner
Avec un sourire
Porteur du bonheur de silence.

(Eugène Guillevic)

 

Recueil: Possibles futurs
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ce n’était pas encore l’allégresse (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2018



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Ce n’était pas encore l’allégresse
mais le ciel dans les pommiers
au plus près des oiseaux
allait jusqu’à la danse
et les fleurs les plus graciles
se faisaient libellules

Ils se donnaient tels qu’ils étaient
avec dans leurs paroles
le risque de l’amitié

(Georges Bonnet)

Illustration: Edvard Munch

 

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