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Poésie

Posts Tagged ‘se fier’

Fie-toi aux mirages (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 29 octobre 2019



Fie-toi aux mirages
qui t’indiquent la route,
romps le pain avec le vent.

Ce temps se situe toujours
à l’écart des horloges,
dans ces territoires
auxquels l’oubli
ne porte pas atteinte.

Fais face aux précipices,
aux torrents, aux tourmentes,
tu rejoindras ce pays
où s’absentent les ombres,
où s’enracinent les éclairs.

(Max Alhau)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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S’endormir (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2019



Illustration: F.A. Moore
    
S’endormir

L’homme qui s’endort, s’abandonne, se fie à quelque chose;
se remet aux choses, et à son corps, première chose ;
s’adapte en dedans,
s’adapte à n’être pas et,
comme il s’adaptait à être,
à se séparer.

Le voici qui s’assimile à ce qui existe de plus stable,
au plus petit potentiel compatible avec la vie,
— à l’état où on ne soit pas encore;
renonce à ce qui est à quelque distance ;
se retire, obéit;
immole le réel, devient tout réel,
consent à n’être que soi-même ;

change d’espèce.

(Paul Valéry)

 

Recueil: Poésie perdue
Traduction:
Editions: Gallimard

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Agir et penser comme un chat (3) (Stéphane Garnier)

Posted by arbrealettres sur 5 avril 2018



 
Illustration: ArbreaPhotos
    

Le chat est comme la sauce bolognaise,
il retombe toujours sur ses pâtes.

(Philippe Geluck)

Si l’on pouvait croiser l’Homme avec le Chat,
ça améliorerait l’Homme
mais ça dégraderait le Chat.

(Mark Twain)

Le silence des chats
est contagieux.

(Annie Duperey)

On ne choisit jamais un chat
c’est lui qui vous choisit.

(Philippe Ragueneau)

Quand je réveille mon chat,
il a l’air reconnaissant de celui à qui
l’on donne l’occasion de se rendormir.

(Michel Audiard)

J’aime bien les chats,
ils réfléchissent
et ils le gardent pour eux.

(Jean-Marie Gourio)

La devise du chat:
Qu’importe ce que tu as fait,
essaie toujours de faire croire que c’est la faute du chien.

(Jeff Valdez)

J’aime les chats parce que j’aime ma maison.
Et qu’ils en deviennent peu à peu l’âme visible.

(Jean Cocteau)

On ne peut se fier à personne.
Les chats, c’est autre chose.
Une fois qu’ils t’acceptent dans leur vie,
c’est pour toujours.

(André Brink)

Le refus des chats de comprendre
est délibéré.

(Louis Nucéra)

Les chats sont des êtres faits
pour emmagasiner la caresse.

(Stéphane Mallarmé)

 

Auteur: Stéphane Garnier
Recueil: Agir et Penser comme un Chat
Editions: De l’Opportun

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Depuis maintes années (Michel-Ange)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2017



Depuis maintes années cent fois je fus
brisé, vaincu, puis blessé et tué
par toi, de ma faute ; or, le chef chenu,
vais-je encor me fier à tes sottes promesses ?

Que de fois as-tu lié, que de fois dénoué
mes pauvres membres, et tant piqué mon flanc
qu’à peine en moi-même je puis rentrer,
baignant ma poitrine d’un flot de larmes.

Je te parle, Amour, de toi je me plains,
libéré de tes leurres : à quelle fin
prendre l’arc cruel et tirer en vain?
C’est honte d’offrir à la scie, aux vers
un bois calciné, ou courir après
qui a perdu la souplesse et l’élan.

Mes yeux ont ouvert l’huis à mon venin,
quand aux âpres dards livrèrent passage.
Nid et refuge ai offert aux doux regards
en ma mémoire, que rien n’effacera.

Endure est mon coeur, et mon sein soufflet
pour forger les soupirs dont tu me brûles.

(Michel-Ange)

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AUTOUR DE KEROUZAC’H (Paol Keineg)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2017



Charles Augustin Lhermitte  jeune fille bretonne

AUTOUR DE KEROUZAC’H

Je viens de plus loin que le paysage.
Les prophètes massacrés ont disposé de hauteur en hauteur les tas de pierre du désastre.
Par le chemin de roses rouges une jeune fille découvre ses limites et ne croit pas à la mort.
Je l’ai perdue des yeux après le champ de maïs. Est-elle morte ?

Parce que le vent est le seul assaut dans ce pays de patience, je n’imagine pas de frontière au besoin de vivre.
Ma souffrance, je la réduis en poudre : je me fie à mon instinct.

(Paol Keineg)

Illustration: Charles Augustin Lhermitte

 

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Pluie printanière (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 2 octobre 2016



Pluie printanière,
Nul ne se fie à l’allure
De l’auto-stoppeur.

***

Standing in spring rain,
The hitchhiker has a stance
That nobody trusts.

(Richard Wright)

 

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POIDS (Giuseppe Ungaretti)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2016



 

POIDS

Ce paysan
se fie à sa médaille
de Saint Antoine
et va léger

Mais bien seule et bien nue
et sans mirage
je porte mon âme

(Giuseppe Ungaretti)

 

 

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