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Poésie

Posts Tagged ‘se frôler’

Nous jouons tous les deux (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2019



 

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Nous jouons tous les deux
Et l´amour est un jeu
Dangereux
On joue à se frôler
On joue à s´embrasser
On joue sans s´avouer
Que l´on ne fait que jouer
On triche quelques fois
On se ment à mi-voix
C´est la Loi

On cherche la couleur
Qui nous rendra vainqueur
Mais à la moindre erreur
On y laisse son cœur

Nous jouons tous les deux
Et l´amour est un jeu
Dangereux
On joue à s´embrasser
On joue à se blesser
On joue sans s´avouer
Que l´on ne sait pas jouer
Quand tu joues avec moi

Moi je suis contre toi
Dans tes bras

Heureux d´être imprudent
Heureux d´être perdant
Car si j´y perds mon cœur
L´amour est le vainqueur

(Georges Moustaki)

Illustration: Abdalieva Akzhan

 

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A DES OISEAUX (Gilles Vigneault)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2018



 

An He

A DES OISEAUX

A des oiseaux d’ailleurs à des roses nouvelles
Ma mie allez conter de la lèvre et du doigt
Quelles sont mes chansons et quel est mon patois
Quand je cause de vous au temps qui nous nivelle

Il est temps que vos mains et votre voix révèlent
A des roses d’ailleurs, aux oiseaux de ces bois
Caresses de mes mains et chansons de ma voix
Avant que la rumeur ou le vent ne s’en mêlent

Contez que vous aimez et si cela n’est point
Assez pour que les fleurs se fanent un peu moins
Et pour que les oiseaux viennent sur votre épaule

Dites-leur le secret des âmes qui se frôlent
Et les oiseaux iront dans les jeux du matin
Fêter la rose neuve et l’automne au jardin

(Gilles Vigneault)

Illustration: An He

 

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Les corps (Jean-Pierre Chambon)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2018



Illustration: Marie-Claude Gironde
    
Les corps se rapprochent
se touchent font masse et s’allègent
se dérobent se frôlent s’évitent
et comme la vie la danse
devient une matière hétérogène,
un heurt de moments d’émotion et de banalité
un agglomérat confus
traversé d’éclairs de pure beauté

(Jean-Pierre Chambon)

 

Recueil: Tout-venant
Traduction:
Editions: Héros-Limite

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Evidences insaisissables (Jean-Louis Chrétien)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
évidences insaisissables
la pluie même n’y aura pas suffi
ni les corps à l’embouchure de la nuit qui se frôlent
trois notes que tu chantes c’est la mélodie toute
trois branches qui se croisent déjà c’est le brasier
frêle et sûr un jour danse deux vies mêlées

(Jean-Louis Chrétien)

 

Recueil: Entre Flèche et Cri
Traduction:
Editions: Obsidiane

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LE BONHEUR (Kristel Saint-Cyr)

Posted by arbrealettres sur 9 juin 2016



Le bonheur

Si intime
La lumière
Un éclat pur
Où se frôle
A peine
L’aile du cœur
Voltige en son mystère
S’illumine
Duvet si léger
D’une plume
Et glisse caresse de ciel
Infiniment glisse
Car seule s’effleure la neige
D’une clarté
mais en son bonheur
Une joie pour toujours

(Kristel Saint-Cyr)

 

 

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PROMENADE (Georges Rodenbach)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2016




PROMENADE

Douceur d’aller le soir, lorsque les chaumes blonds
Flambent sur les toitures,
Et qu’au milieu des blés les perches de houblons
Ont des airs de mâtures.

Douceur d’aller ainsi voir les bateaux glissant
Sur le fleuve aux eaux lisses,
Et de laisser parler son amour commençant
Par les berges complices.

Car les talus piqués de bleus myosotis
Au pied de chaque saule,
Les talus sont parfois si petits, si petits
Qu’en marchant on se frôle.

Quel trouble de sentir le frisson, contre soi,
Le frisson d’une robe
Et de voir un pied fin qui, comme avec émoi,
Se montre et se dérobe.

Oh ! l’heure inoubliable où le long des chemins
Sans presque rien nous dire,
Rien qu’à nous regarder, qu’à nous chercher les mains
Et rien qu’à nous sourire,

Nous avons tous les deux, sans aveu ni serment,
Subi la même envie
Et, dans le soir qui meurt, rêvé naïvement
Que c’était pour la vie !

(Georges Rodenbach)

Illustration: Pierre Auguste Renoir

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LA FILLE CONTRE LE MUR (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 4 novembre 2015



LA FILLE CONTRE LE MUR

La fille regardait les reprises à ses bas
le bruit des métiers se perdait,
les roseaux se frôlaient ;
le teint mat et les genoux croisés
elle rassemblait ses os.
Ciel qui fut bleu à tuer tous les courages
ciel appris, ciel vivant,
le premier dépliement de ses doigts se fit
quand monta la faible musique de derrière le mur jaune
pétri d’argile mêlée à la paille hachée ;
ce mur avait séché au temps des guerres
les soldats avaient alors posé la main sur lui,
l’un au large pouce l’autre à l’index long ;
depuis le mur avait fleuri,
l’éclat d’un jupon blanc le rendait roide et merveilleux
sous un ciel qu’une cloche ébranla.

(Jean Follain)

Illustration

 

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