Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘se gratter’

Quand les pigeons se grattent (Eurydice El-Etr)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2018



Illustration
    
Quand les pigeons se grattent avec leur bec
Alors on voit leur cou
C’est très gracieux.

(Eurydice El-Etr)

 

Recueil: Je tousse de la lumière
Traduction:
Editions: La Délirante

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Les Maringouins (La Bolduc)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2017




    
Les Maringouins

J’suis allée me promener
À la campagne pour le thé
Je vous dis j’en ai arraché
Les maringouins m’ont tout mangé
Quand ils m’ont vue arriver
Ils m’ont fait une belle façon
Sont venus au devant d’moé
C’était comme une procession

Les maringouins c’est une bibitte
Faut se gratter quand ça nous pique
Je vous dis c’est bien souffrant
C’est cent fois pire que l’mal aux dents
J’ai les jambes pleines de piqûres
C’est comme un vrai morceau de forçure
J’ai la peau toute enlevée
C’est parce que j’me suis trop grattée

Mais partout où est-ce que j’allais
Les maringouins me suivaient

Je courais tellement fort
Que j’en avais des bosses dans l’corps
Quand j’allais voir la vieille Canard
Y couraillaient jusqu’au hangar
Ils étaient tellement enragés
Qu’ils m’ont presque dévorée

Le soir après j’étais couchée
Autour d’ma tête y venaient chanter
Voilà que j’allume la lampe
Pis j’commence à les courailler
Y n’a un avec sa lancette
Qui s’en vient sur ma jaquette
Mon mari à mes côtés
J’vous dis qu’il l’a pas manqué

Je vous dis deux mois après
J’étais contente de prendre le train
Mais pour m’en débarrasser
M’ont mis dans une boîte pis m’ont tchéquée
Quand un d’mes amis m’a vue
Il ne m’reconnaissait plus
J’avais l’nez presque mangé
Pis le visage tout boursouflé

(La Bolduc)

Posted in humour, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 3 Comments »

Le sucre de l’âme et le sel de la vie (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2017



Se gratter où ça vous démange
est le sucre de l’âme et le sel de la vie.

(Paul Fort)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Le vieux campagnard exposant son dos au soleil (Li K’i)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2017



Le vieux campagnard exposant son dos au soleil

Le vieillard centenaire ne travaille plus les champs,
Il expose tranquillement son dos au soleil et jouit du reste de ses jours.
Parfois, cherchant des poux, il se gratte la tête, solitaire ;
Étendu sous la haie, il suit des yeux les oies sauvages rentrant au bois.

(Li K’i)

Illustration: Ito Sozan

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Le cheval chante (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 5 novembre 2016



Le cheval chante

Le cheval chante.
Le hibou miaule.
L’âne gazouille.
Le ruisseau hennit.

– C’est bien, mon enfant : joue avec les mots.

– Le triangle est rond.
La neige est chaude.
Le soleil est bleu.
La maison voyage.

– Tu as de la chance :

les mots sont amicaux
et généreux.

– Le poisson plane.
La baleine court.
La fourchette a des oreilles.
Le train se gratte.

– Je t’avais prévenu :
maintenant les mots te mordent.

(Alain Bosquet)

Illustration

 

Posted in humour, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Femmes (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 12 août 2016



Femmes

La sainte du vitrail se gratte,
sort du corsage un sein
dont le bourgeon
s’enfle comme au printemps
l’annonce d’une rose.
Ah, quelle fleur de chair,
quelle tendre blessure
ici dans le secret de l’ombre se prépare?
Et sur la bouche qui s’entrouvre –
lèvres mordues,
sang vierge qui rutile –
quel songe rôde
dont le baiser l’embrase?

Sur son lit, la fille de joie,
souillée de sueur et de morsures,
dans la nuit chevelure s’endort,
se voit en rêve
grosse d’un dieu
qui bouge, qui la fend,
l’irrigue de lumière.

Femmes, je vous allie
d’un même élan, d’un même
amour,
dans la splendeur indivisée de l’aube.

(Jean Joubert)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

LA PORTE TOURNANTE (André Pieyre de Mandiargues)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2015




LA PORTE TOURNANTE

La porte tourne,

J’y suis,

La porte a tourné,

Je n’y suis pas,

La porte me regarde
La porte se nettoie d’un coup de langue
La porte se gratte et s’endort,

La porte s’est raidie
Et ses yeux sont éteints,

J’attends
Cependant je sais bien
Que la porte a tourné
Pour la dernière fois.

(André Pieyre de Mandiargues)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :