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Poésie

Posts Tagged ‘se griser’

Après la leçon de danse (Jean-Pierre Chambon)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2018



Illustration
    
Après la leçon de danse
le garçon à la dérobée
se grise de l’odeur suave
laissée au creux de sa paume
par la main de sa cavalière

(Jean-Pierre Chambon)

 

Recueil: Tout-venant
Traduction:
Editions: Héros-Limite

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Guérison (Odilon-Jean Périer)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2018



Illustration: Theodore Chassériau
    
Guérison

Le gazon nourri des vertes banlieues,
Ma forêt d’amour aux chemins vernis,
Sont tout pénétrés d’une pâte bleue
– D’un azur solide où planter des nids.

Fuyons les pays que leur gloire encombre
(Quel désert superbe on ferait ici)
Nous irons au bois fouler le décombre
De tout ce laurier cher à mes amis

Il faut mettre au vert notre poétique.
Ne te grise plus de métaphysique,
Laisse épanouir ton corps triomphant.

Tout s’arrangera si tu es bien ivre !
Muse des taillis qui ris de mes livres,
Allons dans les bois te faire un enfant.

(Odilon-Jean Périer)

 

 

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L’Oiseau jaune et bleu (Tristan Klingsor)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2017



 

oiseau jaune et bleu

L’Oiseau jaune et bleu

Rien jamais ne trouble cet étang :
Un jour chasse l’autre
Et dans ce sommeil la vie se prolonge
Sans même apporter le peu qu’on attend,
Mais ton esprit trotte

De songe en songe.
Petite boule de plumage éclatant,
Bel oiseau jaune et bleu qui te balances
Au-dessus de l’eau morte

En te grisant de tendres et joyeuses notes,
Je t’écoute depuis longtemps,
Mais ta chanson n’a pas de sens.

(Tristan Klingsor)

Illustration

 

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Ramona (Fred Gouin)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2017




    
Ramona

Depuis le moment
Où je t’ai connue
Hélas follement
Je n’ai pas cessé
De penser à toi
Comme un insensé

Ramona, j’ai fait un rêve merveilleux
Ramona, nous étions partis tous les deux
Nous allions lentement
Loin de tous les regards jaloux
Et jamais deux amants
N’avaient connu de soir plus doux
Ramona, je pouvais alors me griser
De tes yeux, de ton parfum, de tes baisers
Et je donnerais tout pour revivre un jour
Ramona, ce rêve d’amour

Mais ce doux roman
N’était seulement qu’un rêve d’amant
Par ta cruauté
Tout autre a été
La réalité

Ramona, j’ai fait un rêve merveilleux
Ramona, nous étions partis tous les deux
Nous allions lentement
Loin de tous les regards jaloux
Et jamais deux amants
N’avaient connu de soir plus doux
Ramona, je pouvais alors me griser
De tes yeux, de ton parfum, de tes baisers
Et je donnerais tout pour revivre un jour
Ramona, ce rêve d’amour

(Fred Gouin)

Découvert ici: https://cequetesyeuxvairons.wordpress.com/

 

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LES TROIS JEUNES FILLES (Tristan Klingsor)

Posted by arbrealettres sur 21 août 2017



 

Anne-Marie Zilberman (19)

LES TROIS JEUNES FILLES

J’ai rencontré trois jeunes filles :
Mon coeur, pourquoi tant d’émoi ?
Le temps n’est plus des bals sous les charmilles
Ni des propos d’amour sournois
Dont folles têtes se grisent :
Amour n’est point fait pour les barbes grises :
Mon coeur, mon vieux coeur, pourquoi tant d’émoi ?

Le temps n’est plus : me voici solitaire
Et lassé;
Mais de vous qu’est-il donc advenu
O jolie dame du notaire
Dont je baisais la gorge nue
Au temps passé ?

Et de Margot, la belle au dé,
Et de la demoiselle des Adrets,
Que reste-t-il désormais ?
Dents branlantes et mains ridées…
Mais où est le joyeux drille
Que j’étais ?

Le temps n’est plus, hélas! d’aimer :
J’ai rencontré trois jeunes filles.

(Tristan Klingsor)

Illustration: Anne-Marie Zilberman

 

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APPASSIONNATO (G. Sincère)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2017



Illustration: Nicole Roggeman
    
APPASSIONNATO

M’étendre sur la couche
Et me griser
Du parfum de ta bouche,
De ton baiser.

Panteler de tes fièvres
Dans tes bras blancs,
Et souder à mes lèvres
Tes yeux troublants.

Oublier ce que coûte
Une douleur,
En te respirant toute
Comme une fleur.

Oublier dans ce rêve
D’or et d’azur,
La faute lourde et brève
D’un soir impur…

Oublier les contraintes
Du monde pour
Ne songer qu’aux étreintes
De ton amour !

(G. Sincère)

 

Recueil: Anthologie universelle des baisers (III France)
Editions: H. Daragon

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Il se passait peu de choses (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2017



armoire_ancienne_merisier

Il se passait peu de choses
à elle seule la colline faisait le matin
de grandes étendues
donnaient des fenêtres généreuses
les romarins se grisaient de leur haleine
sous les vitres les planchers
gardaient leurs guêpes mortes
le cerisier de l’armoire espérait ses oiseaux
un pigeon roucoulait
le ciel était gris de rien

(Georges Bonnet)

 

 

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Bacio (Paul Verlaine)

Posted by arbrealettres sur 8 février 2017



 

Gustav Klimt cartoon-for-the-frieze-of-the-villa-stoclet-in-brussels-fulfillment-1909.jpg!HD [1280x768]

Bacio

Baiser! rose trémière au jardin des caresses!
Vif accompagnement sur le clavier des dents
Des doux refrains qu’Amour chante en les coeurs ardents
Avec sa voix d’archange aux langueurs charmeresses !

Sonore et gracieux Baiser, divin Baiser!
Volupté non pareille, ivresse inénarrable!
Salut ! l’homme, penché sur ta coupe adorable,
S’y grise d’un bonheur qu’il ne sait épuiser.

Comme le vin du Rhin et comme la musique,
Tu consoles et tu berces, et le chagrin
Expire avec la moue en ton pli purpurin…
Qu’un plus grand, Goethe ou Will, te dresse un vers classique:

Moi, je ne puis, chétif trouvère de Paris,
T’offrir que ce bouquet de strophes enfantines:
Sois bénin, et pour prix, sur les lèvres mutines
D’Une que je connais, Baiser, descends, et ris.

(Paul Verlaine)

Illustration: Gustav Klimt

 

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Donne-moi tes baisers (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2017



Donne-moi tes baisers

Mes désirs ne sont point lassés.
Donne-moi tes baisers, maîtresse !
Je n’en aurai jamais assez.
Je veux boire jusqu’à l’ivresse.

Donne-moi tes baisers ! Encor !
Je veux boire à ta lèvre rose.
Tu me dis, et j’en suis d’accord,
Que c’est toujours la même chose ;

Mais c’est toujours nouveau pourtant !
Je suis un buveur peu sévère,
De ceux qui boivent tant et tant
Qu’ils se noient au fond de leur verre.

Folle, il faut te griser aussi.
Laisse-toi donc faire, et sois ivre !
Donne tes baisers, comme si
Tu n’avais plus qu’un jour à vivre.

(Jean Richepin)

Illustration

 

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Ton coeur larmoie (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2015



 

Alexandr Sulimov -    (18)

Ton coeur larmoie,
Ce soir de Mai,
Comme un enfant;
Ton coeur larmoie,
Et se défend
D’avoir aimé
Comme un enfant…

Ton coeur regrette,
En ce doux soir,
Comme un remords;
Ton coeur regrette
Ses rêves morts
Et cet espoir,
Comme un remords…

Ton coeur hésite
Et craint d’aimer
Comme d’abord;
Ton coeur hésite…
Et c’est au bord
De cette mer,
Comme d’abord…

Ton coeur se grise
Au même vin
Sans le savoir;
Ton coeur se grise,
En ce doux soir,
Encore en vain,
Sans le savoir…

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: Alexandre Sulimov

 

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