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Poésie

Posts Tagged ‘se joindre’

Grande chamaillerie (Gérard Le Gouic)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2022




    
Grande chamaillerie

Grande chamaillerie du pommier à l’osier,
du sureau au laurier. Une bagarre générale
entre les pies et les merles auxquels se joignent
les tourterelles. Les mésanges, les rouges-gorges,
les moineaux se sauvent, se cachent
dans le lierre du mur. Je n’en connaîtrai
jamais la cause. Elle doit être pourtant
de taille.

(Gérard Le Gouic)

Recueil: Plumes de poèmes
Traduction:
Editions: Rue du Monde

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LORSQUE J’ENTENDS LE SOIR (Claude Vigée)

Posted by arbrealettres sur 27 novembre 2021




    
LORSQUE J’ENTENDS LE SOIR

Lorsque j’entends le soir
le concerto pour clarinette de Mozart,
le temps de la souffrance et de l’ennui s’achève,
soudain je nage dans la lumière dorée de mes quinze ans,
l’ombre de la vieillesse un instant se déchire,
nos deux corps flexibles se joignent
dans le torrent de nos cheveux emportés par le vent:
c’est le ciel de la tendresse que leur plaisir éclaire,
l’angoisse de vivre est devenue légère comme l’air

(Claude Vigée)

Recueil: L’homme naît grâce au cri
Traduction:
Editions: POINTS

    

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LA CLARTÉ (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2021




    
LA CLARTÉ

C’est la clarté qui palpe soudain le corps aveugle,
l’ouvre et le dissout. Et la langue prononce
l’écume et la danse lumineuse. Ce sont les flammes de la terre,
les gorges d’ombre, les veines vertes.
Toute la vie visible dans le silence qui respire,
et dans les allées les caresses traversées par les oiseaux.
Quel est celui qui dort parmi les fruits et les fleurs,
qui rit dans une demeure claire et scintillante
et se sent construit et dédoublé,
et rien d’autre que la volupté qui le soulève
dans la blancheur de l’espace où les éléments se joignent,
et où tout est le caprice d’un seul souffle clair ?

(António Ramos Rosa)

 

Recueil: Le cycle du cheval
Traduction: du portugais par Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

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UNE FOULE (Norge)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2018



UNE FOULE

Il y a trop de personnages dans cette toile,
mais c’est exprès.
Pour mieux cacher ces deux amants qui ne peuvent se joindre
et qui se parlent du regard.
Dans une foule, on est presque seul comme dans une forêt.
Et ces deux amoureux seront ensemble
dès que nous aurons tourné le dos.

(Norge)


Illustration: Emily Grenader

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Les maisons sont abandonnées (Georges Drano)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2018



Les maisons sont abandonnées
une patience inconnue remplit la journée
la nuit le temps
nous reconnaissons un ensemble de bruits discrets
mal situés
un moment où l’on ne parle pas
Le jeu infini peut se joindre à l’espace
où chaque silhouette est l’histoire qu’elle se donne
close unie
d’un texte entier
sans autre action que le premier regard posé
sur le sol et la page.

(Georges Drano)

Illustration: Edward Hopper

 

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Mélancolie (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2018



 

Olivier Valsecchi  i-dust-11-2009

Mélancolie.
Les corps se joignent et se vident dans le néant en éjaculant.
Les spasmes explosent aux bords des précipices.
Des gouttes de lucidité suintent de ton corps
lorsque tu en sors.

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Olivier Valsecchi

 

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DEPUIS TOUJOURS (Jules Romains)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2018



 

DEPUIS TOUJOURS

Depuis toujours ces choses tournent
Et se rapprochent, puis s’écartent
En se crachant de la lumière,
De la poussière, du feu mort,
Et se rapprochent, puis s’écartent.

Depuis toujours ces choses tournent,
Tournent plus vite, puis moins vite,
Se cherchent, on dirait, s’évitent,
Se hâtent, mais vers nulle part,
Vont pour se joindre, mais s’évitent.

Depuis toujours en toute hâte
Ces choses vont vers nulle part.
On dirait parfois qu’une pâte
Se prépare. De grands fouets tournent.
Et puis la pâte se défait.

(Jules Romains)

Illustration

 

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Union dans la nature (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2018



Union dans la nature

Le vent se glisse dans tes cheveux
Qui conservent leur ordonnance
Le temps coule entre tes doigts
Sans les dessécher

Nous sommes notre propre nourriture
Nos corps se cherchent
Et il suffit que nos mains se joignent
Pour partager la pluie et le soleil
Et découvrir le plaisir

Nous allons au pied des grands arbres
Voir s’agiter les feuillages
Et tandis que la nuit nous unit
Ta voix apprivoise mes rêves
Et l’ombre de ta bouche se fait chair.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Gaëlle Boissonnard

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MARÉES II (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 3 janvier 2018



Illustration
    
MARÉES II

A marée haute
Exécutant
Ses gammes
De gris ou d’embellies
L’océan versatile
Se joint au littoral

Témoins de ces manoeuvres
Les maisons se souviennent
De marins disparus

Un enfant pleure
Sa forteresse de sable

Et pour celui qui passe
Selon l’heure
Selon l’âme
La rade mène aux rivages
Ou dévoile l’inconnu

(Andrée Chedid)

 

Recueil: Par-delà les mots
Traduction:
Editions: Flammarion

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Depuis ce temps (Henri Gougaud)

Posted by arbrealettres sur 4 septembre 2017




    
Depuis ce temps l’homme et la femme
se joignent, s’accolent, s’éloignent,
se cherchent encore infiniment.

Ils souffrent d’une déchirure,
ne vivent que pour la guérir.
Ils font l’amour comme l’on prie.
Ils jouissent.

Leurs ventres savent
qu’ils ne sont qu’un être en esprit.

(Henri Gougaud)

 

Recueil: Le Livre des amours : Contes de l’envie d’elle et du désir de lui
Editions: Seuil

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