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Poésie

Posts Tagged ‘se pendre’

A une dame (Guy de Maupassant)

Posted by arbrealettres sur 10 août 2017




    
A une dame en lui envoyant un bout de la corde d’un pendu

Voici la corde d’un pendu
Que je mets à vos pieds, Madame,
C’est, pour une charmante femme,
Un présent bien inattendu.

Mais si, comme on l’a prétendu,
Cette corde est un sûr dictame
Pour les maux du corps et de l’âme,
Gage d’un bonheur assidu;

Moi qui, plaignant le pauvre diable
D’avoir été si misérable,
Accusais le ciel malfaisant,

Moi dont le coeur était si tendre !
Voilà que je trouve à présent
Qu’il a fort bien fait de se pendre !

(Guy de Maupassant)

 

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Le For intérieur (Colette Nys-Mazure)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2017



Le For intérieur

Parce que tu te tiens
au bord du jardin
de l’aube du jour
à chaque levée des ténèbres
tu sens que la vie t’emporte

Tu descelles la pierre noire
la lourde cécité des limbes

Le chant s’est pendu aux branches du saule
il hante nos fenêtres

(Colette Nys-Mazure)

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A quoi bon se pendre (Pierre Autin-Grenier)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2017



A quoi bon se pendre,
alors qu’il suffit de patienter un petit moment
pour mourir dans des draps propres ?

(Pierre Autin-Grenier)

Illustration

 

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La femme monte au ciel (André Pieyre de Mandiargues)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2015




La femme monte au ciel
En s’élevant sur soi-même
Comme une corde de fakir,

Je veux être ivre et m’y pendre.

(André Pieyre de Mandiargues)

Illustration: Didier Leveille

 

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IVRESSE DE MORT (Srecko Kosovel)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2015



 

Otto Dix   Painting 156 [1280x768]

IVRESSE DE MORT

Tout est gris, silence, mort.
Les hommes voltigent
Comme chauves-souris
De pierre en pierre.
Exténués de vol,
Las, tués.

Leurs coeurs sont minéraux,
La sève n’irrigue plus leurs branches,
L’esprit n’enfante plus l’espoir.
Les coeurs sont secs.

Meubles à l’encan,
Coeurs au clou,
Raisons enrôlées,
La foule se pend aux croisées.

Les suicidés,
Les pendus
Oscillent aux fenêtres.

(Srecko Kosovel)

Illustration: Otto Dix 

 

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