Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘se pendre’

Le For intérieur (Colette Nys-Mazure)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2017



Le For intérieur

Parce que tu te tiens
au bord du jardin
de l’aube du jour
à chaque levée des ténèbres
tu sens que la vie t’emporte

Tu descelles la pierre noire
la lourde cécité des limbes

Le chant s’est pendu aux branches du saule
il hante nos fenêtres

(Colette Nys-Mazure)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

A quoi bon se pendre (Pierre Autin-Grenier)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2017



A quoi bon se pendre,
alors qu’il suffit de patienter un petit moment
pour mourir dans des draps propres ?

(Pierre Autin-Grenier)

Illustration

 

Posted in humour, méditations | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

La femme monte au ciel (André Pieyre de Mandiargues)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2015




La femme monte au ciel
En s’élevant sur soi-même
Comme une corde de fakir,

Je veux être ivre et m’y pendre.

(André Pieyre de Mandiargues)

Illustration: Didier Leveille

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

IVRESSE DE MORT (Srecko Kosovel)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2015



 

Otto Dix   Painting 156 [1280x768]

IVRESSE DE MORT

Tout est gris, silence, mort.
Les hommes voltigent
Comme chauves-souris
De pierre en pierre.
Exténués de vol,
Las, tués.

Leurs coeurs sont minéraux,
La sève n’irrigue plus leurs branches,
L’esprit n’enfante plus l’espoir.
Les coeurs sont secs.

Meubles à l’encan,
Coeurs au clou,
Raisons enrôlées,
La foule se pend aux croisées.

Les suicidés,
Les pendus
Oscillent aux fenêtres.

(Srecko Kosovel)

Illustration: Otto Dix 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le Sonneur (Stéphane Mallarmé)

Posted by arbrealettres sur 19 mars 2015



Le Sonneur

Cependant que la cloche éveille sa voix claire
A l’air pur et profond du matin
Et passe sur l’enfant qui jette pour lui plaire
Un angélus parmi la lavande et le thym,

Le sonneur effleuré par l’oiseau qu’il éclaire,
Chevauchant tristement en geignant du latin
Sur la pierre qui tend la corde séculaire,
N’entend descendre à lui qu’un tintement lointain.

Je suis cet homme. Hélas! de la nuit désireuse,
J’ai beau tirer le câble à sonner l’Idéal,
De froids péchés s’ébat un plumage féal,

Et la voix ne me vient que par bribes et creuse !
Mais, un jour, fatigué d’avoir en vain tiré,
O Satan, j’ôterai la pierre et me pendrai.

(Stéphane Mallarmé)


Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :