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Poésie

Posts Tagged ‘se percher’

Comme Feuilles – Il Se déplie – Et puis – Il se referme – (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2017



Comme Feuilles – Il Se déplie –
Et puis – Il se referme –
Puis se perche sur la Capeline
De Quelque Bouton d’Or –

Puis dans sa course Il heurte
Et renverse une Rose –
Et puis il ne fait Rien –
Puis plus loin sur un Foc – Se pose –

Et balance, Grain de Poussière
Dans Midi suspendu –
Entre – revenir Ici-bas –
Ou migrer vers la Lune –

De Lui qu’adviendra-t-il la Nuit –
L’Ignorance borne
Le privilège de le dire –
De Lui qu’adviendra-t-il – Le Jour –

Où le Gel – étreindra le Monde –
Des Vitrines – le montrent –
Un Sépulcre en curieuse Soie floche –
Une Abbaye – un Cocon –

***

He parts Himself- like Leaves –
And then – He closes up –
Then stands opon the Bonnet
Of Any Buttercup –

And then He runs against
And oversets a Rose –
And then does Nothing –
Then away opon a Jib – He goes –

And dangles like a Mote
Suspended in the Noon –
Uncertain – to return Below –
Or settle in the Moon –

What come of Him at Night –
The privilege to say
Be limited by Ignorance –
What come of Him – That Day

The Frost – possess the World –
In Cabinets – be shown –
A Sepulchre of quaintest Floss –
An Abbey – a Cocoon –

(Emily Dickinson)

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Sorti de nulle part (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2016



Sorti de nulle part,
L’oiseau se perche sur un poteau
Et devient corbeau.

***

From out of nowhere,
A bird perches on a post,
And becomes a crow.

(Richard Wright)

 

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Pêchette surprise (Christian Poslaniec)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2016



 

Pêchette surprise

Le pêcheur a attrapé une perche
qui aussitôt s’est perchée sur ses genoux.
Il faut s’attendre à tout quand on va à la pêche !
Puis elle a dit d’un air très doux :
poisson chat c’est toi qui le seras !

(Christian Poslaniec)

 

 

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FEUILLE BLANCHE (Ernest Delève)

Posted by arbrealettres sur 8 décembre 2015



 

FEUILLE BLANCHE

Quel trait savant de plume d’ange
Nous fit cette belle blessure
Le mal et ses fioritures

Le front fêlé comme un miroir
Où nulle femme ne vient voir

La bouche amère qui n’a plus
Savouré le fruit défendu

Un tout petit souci qui crie
Le cri de la poulie
Jusqu’au coeur de la nuit
Tant il voudrait sortir du puits
Un seau d’étoiles

Une très petite joie
Fébrilement se bat les flancs
Pour avoir des ailes géantes
Tant elle a peur de retomber
Comme les étoiles filantes

Mais une parcelle de nuit
S’envole d’une nuit de noces
Et va se percher sur l’arbre
Ebloui par excès de sève

Et chante seule l’inouïe
Nuit d’amour parfaite
O rossignol grâce à toi
J’entends le bonheur des autres

Ta réserve d’air pur
Fait un flambeau de bulles
Un bouquet d’étoiles
Pour tous les amants

La lumière me vient
D’un nuage en fête
Eclairant les fenêtres
Ces cristaux du festin

Où trône l’aimée
Jamais oubliée
Puisqu’elle est dans les yeux
De ceux qui sont heureux

De ses lèvres vient l’haleine
Par qui traversent la nuit
Ces étincelles de graines
Des parterres de minuit

Et peut-être mon jardin vide
En sera-t-il un peu fleuri

Pendant que cette feuille blanche
Tombe de l’arbre de la nuit

(Ernest Delève)

 

 

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Le désordre (Jean Grosjean)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2015



Avec ce peu de temps qui m’est alloué
peu me soucie le désordre que crée
l’ordre de branle-bas. Perdue d’avance
chaque bataille. Admirez le malchance,
la gare éteinte et les trains déraillés,
les ponts pendus sur les astres noyés.
La nue s’effondre où se perchaient les dieux.
Notre avenir est bien plus ancien qu’eux.

(Jean Grosjean)

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J’aperçus le souvenir de sa voix se percher (Philippe Soupault)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2015



 

Ana Cruz   da

J’aperçus le souvenir de sa voix se percher
Mon corps berçait mes pensées
les fils télégraphiques s’enfuyaient

Le heurt d’un caillou sonna midi

(Philippe Soupault)

Illustration: Ana Cruz

 

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Se souvenir des gestes (Daniel Leduc)

Posted by arbrealettres sur 11 février 2015



Se souvenir
des gestes
dans l’arbre

que le vent
ébauche

avec
les premières feuilles
du printemps

les cigognes
tracent
une phrase
dans le ciel

avant
de se percher
sur un mot

le seul mot
qui fera nid

pourquoi

le seul mot
couvé

par l’uni-
vers

(Daniel Leduc)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

Illustration

 

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LA FIDÉLITÉ (La Flûte de Jade)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2014



Mao Eifen  77

LA FIDÉLITÉ

Deux hirondelles, et deux hirondelles.
Toujours, les hirondelles volent par couple.
Qu’elles aperçoivent une tour de jade ou un pavillon de laque,
elles ne s’y perchent jamais l’une sans l’autre.
Qu’elles aperçoivent une balustrade de marbre ou une fenêtre dorée,
elles ne se séparent point.

Il y avait deux hirondelles…
Quand prit feu la poutre de cèdre qui abritait leur nid,
elles se réfugièrent dans le palais du roi d’Ou,
mais le palais du roi d’Ou brûla,
et le mâle et les petits brûlèrent aussi.

A son retour, la femelle contempla les ruines du palais.
Cette histoire m’attriste infiniment.

(La Flûte de Jade)

 Illustration: Mao Eifen

 

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À l’heure où les corbeaux (Li Taï Po)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2014



 

estampe 1

À l’heure où les corbeaux
se perchaient sur la tour de Kou-sou,
les danses de la belle Feï Yen
enivraient déjà l’Empereur.

Le soleil a disparu derrière les collines vertes,
la flèche d’argent de la clepsydre d’or
a longuement annoncé que la nuit était venue,
la lune s’est enfoncée dans les eaux du Kiang,
le vent de l’aube a éteint les étoiles,
et Feï Yen, infatigable, ne s’est pas arrêtée.

Maintenant, elle dort, près du Fils du Ciel.
L’ombre d’une fleur de pêcher danse sur sa joue.

(Li Taï Po)

 

 

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