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Poésie

Posts Tagged ‘se réjouir’

LAMENTATION DU CHEVALIER (Robert Burns)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2018




    
LAMENTATION DU CHEVALIER

Les petits oiseaux se réjouissent du retour des feuilles vertes,
Le ruisseau murmurant serpente limpide à travers la vallée.

Les aubépines fleurissent dans la rosée du matin ,
Et les primevères éparses çà et là ornent le pré vert.

Mais quelle chose peut faire plaisir ou peut paraître belle,
Quand les heures languissantes sont comptées par le souci ?

Pas de fleur poussant gaiement , pas d’oiseau chantant mélodieusement
Qui puissent soulager le triste cœur du lugubre désespoir.

(Robert Burns)

 

 

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SOULEIKA (Johann Wolfgang Von Goethe)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2018



Illustration: Irina Karkabi
    
SOULEIKA

Comblée de bonheur par ton amour,
Je ne reproche rien à l’occasion ;
Quand bien même elle fut pour toi un larron,
Combien je me réjouis de pareil larcin !

Et pourquoi parler de larcin ?
Donne-toi à moi par libre choix ;
I1 me serait très doux de croire —
Oui, c’est moi qui t’ai volé.

Ce que tu as donné si volontiers
Tе rapportera un gain splendide ;
Mon repos, ma vie en fleur,
Je te les donne volontiers, accepte-les !

Ne plaisante pas ! Ne parle pas de ruine !
L’amour ne nous fait-il pas riches ?
Quand je te tiens dans mes bras,
Mon bonheur ne le cède à aucun autre.

(Johann Wolfgang Von Goethe)

 

Recueil: Goethe Le Divan
Traduction: Henri Lichtenberger
Editions: Gallimard

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Sur le radeau (Abdellatif Laâbi)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2018



Omer Charlet  naufrages-saint-trojan-026 [800x600]

Sur le radeau, j’allumerai un cierge
et j’inventerai ma prière
Je laisserai à la vague inspirée
le soin d’ériger son temple
Je revêtirai de ma cape
le premier poisson
qui viendra se frotter à mes rames
J’irai ainsi par nuit et par mer
sans vivres ni mouettes
avec un bout de cierge
et un brin de prière
J’irai ainsi
avec mon visage d’illuminé
et je me dirai
ô moitié d’homme, réjouis-toi
tu vivras si tu ne l’as déjà vécu
un abrégé d’éternité

(Abdellatif Laâbi)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Omer Charlet

 

 

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Elevées pour se réjouir (Jack Kerouac)

Posted by arbrealettres sur 15 avril 2018



Elevées pour se réjouir,
le gloussement
Des feuilles au soleil

***

Bred to rejoice,
the giggling
Sunshine leaves

(Jack Kerouac)


Illustration: ArbreaPhotos

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POUR OUBLIER SES PENSÉES (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018




    
POUR OUBLIER SES PENSÉES
Ouan-Oui

Réjouissons-nous ensemble
et remplissons de vin tiède, nos tasses de porcelaine.

Le frais printemps s’éloigne,
mais il reviendra ;
buvons tant que nos lèvres auront soif.

Et peut-être oublierons-nous,
que nous sommes à l’hiver de notre âge.
Et que les fleurs se fanent.

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

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Je crois que tout souffre dans cette vie (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 6 mars 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Je crois que tout souffre dans cette vie.
Ne soyez pas trop effrayé par cette phrase,
je pourrais aussi bien dire, et ce serait aussi vrai:
tout se réjouit dans cette vie.

(Christian Bobin)

 

Recueil: La grande vie
Traduction:
Editions: Folio

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Tu te penches à la fenêtre pour regarder passer les nuages (Luis Mizón)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2018



 

Tu te penches à la fenêtre
pour regarder passer les nuages
la panique d’un troupeau de bisons
te réjouit
seul un sillon de silence
pourrait inventer un chemin nouveau
dans le bleu

comme un cheval de lumière qui saute
de poème en poème
tu trébuches entre le miroir et le lit
j’attends que tu tombes
pour prendre ton regard entre mes mains

(Luis Mizón)

Illustration: Salvador Dali

 

 

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Correspondances d’après Baudelaire (Constantin Cavàfis)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2017



Illustration: Gustave Courbet
    
Correspondances d’après Baudelaire

Oui, les parfums, la musique m’inspirent,
comme le rythme et les belles paroles,
je me réjouis quand Baudelaire en vers
pleins d’harmonie raconte ce que l’âme
désorientée ressent confusément,
au milieu de ses émotions stériles.

« La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
— Et d’autres corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens. »

Ne crois pas seulement aux choses que tu vois.

Rien de plus pénétrant qu’un regard de poète.
Il voit dans la nature un jardin familier.

Un paradis obscur, là sont les autres hommes ;
ils marchent à tâtons sur un rude chemin.
Et l’unique lueur, la précaire étincelle
qui éclaire un instant la nuit de leur parcours,
c’est l’éphémère sentiment d’un voisinage,
d’une correspondance imprévue, magnétique —
fugace nostalgie, frisson d’un seul instant,
joie sans cause soudain qui dans le coeur entra
et puis soudain s’en va.

(Constantin Cavàfis)

 

Recueil: Tous les poèmes
Traduction: Michel Volkovitch
Editions: Le miel des Anges

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Viens-t’en avec moi (Emily Brontë)

Posted by arbrealettres sur 7 décembre 2017



Illustration: Tony Cook

    
Viens-t’en avec moi

Viens-t’en avec moi
Il n’est plus que toi
Dont mon cœur puisse se réjouir ;
Nous aimions par les nuits d’hiver
Errer dans la neige :
Si nous renouvelions ces vieux plaisirs ?
Noires et folles, les nuées
Tachent d’ombre, là-haut, les terres élevées
Comme elles faisaient autrefois,
Et ne s’arrêtent que là-bas,
À l’horizon confusément amoncelées,
Tandis que les rayons de lune
Si prestement luisent et fuient
Qu’à peine pouvons-nous dire qu’ils ont souri.

Viens avec moi — viens te promener avec moi ;
Nous étions bien plus autrefois,
Mais la Mort nous a dérobés nos compagnons
Comme le Soleil la rosée ;
Oui, la Mort les a pris un à un, nous laissant
Tous deux seuls désormais ;
Aussi mes sentiments se voudraient-ils aux tiens
Nouer étroitement, n’ayant d’autre soutien.

« Non, ne m’appelle pas, cela ne saurait être ;
L’Amour serait-il si constant ?
La fleur de l’Amitié peut-elle dépérir
Pour revivre après de longs ans ?
Non, quand même le sol est humide de larmes
Et si belle qu’elle ait pu croître ;
Car la sève une fois tarie, son flux vital
Ne s’épanchera jamais plus :
Mieux encore que ne fait l’étroit cachot des morts
La Terre sépare le cœur des hommes. »

***

Come, walk with me

Come, walk with me ;
There only thee
To bless my spirit now ;
We used to love on winter nights
To wander throw the snow.
Can we not woo back old delights ?
The clouds rush dark and wild ;
They fleck with shade our mountain heights
The same as long ago,
And on the horizon rest at last
In looming masses piled ;
While moonbeams flash and fly so fast
We scarce can say they smiled.

Come, walk with me — come, walk with me ;
We were not once so few ;
But Death has stolen our company
As sunshine steals the dew :
He took them one by one, and we
are left, the only two ;
So closer would my feelings twine,
Because they have no stay but thine.

« Nay, call me not ; it may not be ;
Is human love so true ?
Can Friendship’s flower droop on for years
And then revive anew ?
No ; though the soil be wet with tears,
How fair soe’er it grew ;
The vital sap once perished
Will never flow again ;
And surer than that dwelling dread,
The narrow dungeon of the dead,
Time parts the hearts of men. »

(Emily Brontë)

 

Recueil: Poèmes
Traduction: Pierre Leyris
Editions: Gallimard

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DANS LA NUIT DES DONJONS JE NE PUIS PAS CHANTER ARTHUR EXIMA Á MARCIUS (Emily Brontë)

Posted by arbrealettres sur 7 décembre 2017




    
DANS LA NUIT DES DONJONS JE NE PUIS PAS CHANTER ARTHUR EXIMA Á MARCIUS

Dans la nuit des donjons je ne puis pas chanter;
Dans l’étau de la peine il est dur de sourire :
Quel oiseau prendrait son essor l’aile brisée?
Quel coeur ensanglanté pourrait se réjouir?

***

IN DUNGEONS DARK I CANNOT SING ARTHUR EXIMA TO MARCIUS

In dungeons dark I cannot sing,
In sorrow’s thrall ’tis hard to smile:
What bird can soar with broken wing?
What heart can bleed and joy the while?

(Emily Brontë)

 

Recueil: Poèmes
Traduction: Pierre Leyris
Editions: Gallimard

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