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Poésie

Posts Tagged ‘se relever’

Un genou sur le sol (Stéphane Bataillon)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2019




    
Un genou sur le sol
frôler l’herbe nouvelle

Au rayon de soleil
se relever sans bruit

Écouter ce silence
s’échappant des forêts.

(Stéphane Bataillon)

 

Recueil: Où nos ombres s’épousent Vivre l’absence
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Tu conjugues la veille à l’éternelle absence (Lionel Ray)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2019



Illustration: Francine Van Hove
    
Tu conjugues la veille
à l’éternelle absence,
conjonction des figures et des pauses,
ce qui tombe et se relève avec le soir.

Des oiseaux bleus quelquefois
traversent ton regard. Tu retournes
à la table peinte, à tes plumes,
tes ciseaux, tes phrases, tes silences.

Tant de choses inexplicables passent
par le détail des mois et des années.
Tu reviens de partout

Si pâle du sommeil refusé,
cherchant le lieu et la limite
ou la coïncidence.

(Lionel Ray)

 

Recueil: Syllabes de sable Poèmes
Traduction:
Editions: Gallimard

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LA MORT VIENT (Georges Themelis)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2018



 

Helene Knoop 20

LA MORT VIENT

La mort vient chaque nuit,
Ténèbre dans les ténèbres,
Chaque matin sonne la résurrection,
Les corps des morts se relèvent,
Visage de brume nocturne,
Dans cette poussière, dans ce vent.

Peut-être nous retrouverons-nous dans quelque sommeil

Mon âme, attends-moi, je t’appelerai
Je crierai vers toi et tu me répondras.

N’oublie pas ton beau visage.

Je te rendrai tes yeux précieux,
Je t’offrirai tes saintes mains,
Ta chair de terre, tes rêves.

Parce que l’amour est une musique, la mort
Une pause : un désir accompli.

Le temps tout entier un moment de silence. Un écho.

(Georges Themelis)

Illustration: Helene Knoop

 

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LA MORT (William Butler Yeats)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2018



 

LA MORT

Ni effroi ni espoir
Pour l’animal qui meurt,
Mais l’homme attend sa fin
Craignant, espérant tout.
Que de fois est-il mort
Puis se relève !
Le grand homme, lui, seul
Devant ses meurtriers,
A cet orgueil qui jette
Dérision sur le simple
Détrônement du souffle.
Il sait la mort à fond,
— L’homme a créé la mort.

***

DEATH

Nor dread nor hope attend
A dying animal;
A man awaits his end
Dreading and hoping all;
Many times he died,
Many times rose again.
A great man in his pride
Confronting murderous men
Casts derision upon
Supersession of breath ;
He knows death to the bone—
Man has created death.

(William Butler Yeats)

Illustration: Arnold Böcklin

 

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Vient le jour où la beauté borde notre chemin (Hélène Dorion)

Posted by arbrealettres sur 11 mars 2018




    
Vient le jour où la beauté borde notre chemin.
On se penche sur la vie, et aussitôt
on se relève, le coeur tremblant, plus fort
d’une vérité ainsi effleurée.

Vient le jour où l’on pose la main
sur un visage, et tout devient la clarté
de ce visage. Tout se nourrit
du même amour, d’un même rayon de bleu
et boit au même fleuve. Tout va
et vient dans un unique balancement des choses.

(Hélène Dorion)

 

Recueil: Sans bord sans bout du monde
Traduction:
Editions: La différence

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Ne te retourne pas (Hélène Dorion)

Posted by arbrealettres sur 10 mars 2018



Illustration: Nico Lund
    
Ne te retourne pas
ne convoque pas ces visages ;
ne dis pas que nous avons renoncé
à l’amour, chaque fois
prends la route qui arrête
d’aller quelque part.

Un poème attend
se penche et se relève
ne refuse ni le vent
ni la poussière du monde.

(Hélène Dorion)

 

Recueil: Sans bord sans bout du monde
Traduction:
Editions: La différence

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A travers les vergers (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 2 octobre 2017



 Illustration
    
A travers les vergers tu vas et tu viens
sans faire bouger une feuille,
sans déranger l’espace rempli d’abeilles
et l’herbe se relève sur ta foulée.

Le ciel ne pourra pas retrouver ta trace
parce qu’il n’est plus qu’un pan de vitre
cassé en mille morceaux dans les branches d’arbres
qui vont jusqu’à toucher amicalement ton front.

Nous ne pouvons nous guider dans la nuit
qu’en nous tenant aux cordages de rosée
tendus de plante haute en plante haute
sous le regard étonné de quelques pierres sans sommeil.

Dans l’air du matin mal assuré,
notre baiser est fait de verre brisé,
mais il remontera vite jusqu’à tes tempes
où toute la tendresse de la terre est déposée.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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Dans cette rue où tout s’écoule Sans accroc (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017




    
Dans cette rue où tout s’écoule
Sans accroc, tout marche sans faille,
Il arrive pourtant qu’en plein jour
Se produise un effondrement :
Une vieille dame qu’on aide à se
Relever, à s’asseoir sur un banc.

« Oh, non non, ce n’est rien ;
Mais pas à l’hôpital ! »
Reposez-vous un peu
Ici, en attendant… »
« Oh, j’ai bien tout le temps,
Personne ne m’attend… »
Ioi, ce jour, entre terre et ciel,
Une vérité est dite : «J’ai bien
Tout le temps, personne ne m’attend. »

Oh, nous les passants trop pressés,
Sommes-nous sûrs d’être attendus?
Sûrs d’avoir encore tout le temps?

(François Cheng)

 

Recueil: La vraie gloire est ici
Editions: Gallimard

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Elle s’appelle Hélène, ma voisine (Elise Turcotte)

Posted by arbrealettres sur 6 avril 2017



Elle s’appelle Hélène, ma voisine.
Elle a de grands cheveux roux
qu’elle brosse tous les matins la tête en bas.
Quand elle se relève,
ses cheveux ressemblent à un groupe d’oiseaux qui s’envolent.
C’est un mouvement de danse.

Je vois son mouvement de danse par ma fenêtre,
et parce que cela existe tous les matins
depuis bientôt trois ans,
on peut bien dire qu’il se passe quelque chose.

Ses cheveux s’envolent.
Les petites gouttes de pluie
sont en train de geler sur les branches de l’arbre.
Tous ces mouvements sont de même nature.

(Elise Turcotte)

 

 

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Son rire est un chant pur aux ailes emperlées (Christiane Barrillon)

Posted by arbrealettres sur 11 mars 2017



Son rire
est un chant pur aux ailes emperlées
perché sur un rameau de pluie ou de rosée.

Ses yeux
sont deux oiseaux inlassables qui brûlent
de voler plus haut, toujours plus haut dans
les nuées
et tombent, se relèvent,
se ravivent, se consument…

Ses yeux sont deux oiseaux blessés
saignant sous la neige des plumes
— passion contenue
chair idéalisée —
et qui cherchent au ciel la branche
où se poser.

(Christiane Barrillon)

Illustration: Constantin Razoumov

 

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