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Poésie

Posts Tagged ‘se rider’

Ouvrez les portes (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2019



 

Ettore Aldo Del Vigo  55)

Ouvrez les portes. Mon âme se ride. Avaler la nuit parce
que demain le soleil comme un fer à repasser me défrippera.

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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Lire la mémoire (Lionel Ray)

Posted by arbrealettres sur 7 janvier 2019




    
Lire la mémoire aux volets fermés,
ses crimes, ses clés, ses caves,
le château des pluies,

Lire la prose des ombres, le babil
des abeilles, cette chose noire et douce,

Lire au soir le blason des nuages
lorsque l’eau se ride et que tu allonges
la main, tirant le fond noir du ciel.

(Lionel Ray)

 

Recueil: Comme un château défait suivi de Syllabes de sable
Traduction:
Editions: Gallimard

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DON JUAN – SONNET (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2018



 

Alexander Maranov (6)

DON JUAN – SONNET

Au bord d’un étang bleu dont l’eau se ride
Sous le vent discret d’une nuit d’été,
Parmi les jasmins, foulant l’herbe humide
Avez-vous jamais, rêveur, écouté

La voix de la vierge émue et timide
Qui furtive, un soir, pour vous a quitté
Le foyer ami — depuis froid et vide —
Où, les parents morts, plus rien n’est resté?

Parfum de poison, volupté cruelle
D’avoir arraché du sol ce lys frêle
Et d’avoir hâté l’œuvre des tombeaux…

O destruction de quels âpres charmes
Es-tu donc parée?
Et, voilés de larmes,
Pourquoi les yeux clairs en sont-ils plus beaux?

(Charles Cros)

Illustration: Alexander Maranov

 

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PRÉLUDE (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 1 juillet 2018




PRÉLUDE

Le jour n’est pas une heure suivant l’autre,
il est douleurs se succédant :
le temps ne se ride jamais,
jamais il ne se détériore :
mer, ressasse la mer,
terre,
dit et redit la terre :
l’homme attend.
Seule
sa cloche
se tient là au milieu des autres,
elle garde en son vide
un silence implacable
qui se répandra quand de vague en vague
se lèvera sa langue de métal.

Après avoir possédé tant de choses,
en marchant à genoux de par le monde,
me voici, nu,
je n’ai plus que le dur midi
de la mer, et une cloche.

Ils m’offrent leurs voix pour souffrir
et leur monition pour me retenir.
Nul n’y échappe:
l’espace continue.
Et la mer ne cesse de vivre.
Les cloches d’exister.

(Pablo Neruda)

Illustration

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Dis-moi où vit le silence (Luis Mizón)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2018



Le vent souffle et ma peau se ride
puits de l’oeil et de l’étoile aveugle
ma parole est regard et rire
je me nourris de silence.

Dis-moi où vit le silence
non ce que l’homme nomme
quand il dit silence ou le silence
mais ce qu’il regarde
avant de se jeter bras ouvert dans l’abîme
du haut d’une tour en flammes
dans la rupture de tous les mots
là où l’horizon pèse dans sa balance désarmée
la dernière goutte d’homme
qui tombe dans le vide.

(Luis Mizón)

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La rivière se ride (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2016



La rivière se ride
Sous les ombres caressantes
D’un saule pleureur.

***

The river ripples
From the caressing shadows
Of a willow tree.

(Richard Wright)

Illustration

 

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TIC-TAC la pendule… (André Spire)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2016



 

TIC-TAC la pendule…
Tu tournes le bouton
Et la lampe s’allume.

Tic-tac sur les livres,
Les feuillets noircis,
L’encrier, les plumes.

Tic-tac sur la tête,
Sur le front penché,
Les doigts qui raturent.

Tic-tac sur les mains,
Les mains qui se rident
Et les dents qui s’usent.

Tic-tac sur le dos,
Le dos qui se voûte
Et sur les scrupules.

Sur les tempes moites.
Les cheveux collés,
Les lèvres qui brûlent.

Sur les pieds glacés,
Le nez qui se pince
L’esprit qui refuse

Sur les volets clos,
Les glaces qu’on voile…
Sur la créature.

Sur la chambre pleine,
Les mots que l’on tait,
Les mots qu’on murmure.

Et sur les pas lourds…

Tic-tac la pendule,

Tic

Tac.

(André Spire)

 

 

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