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Posts Tagged ‘se voir’

Se voir le plus possible… (Alfred de Musset)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2020


 


Andrey Remnev _ Andrej Remnjov_ Remnev (51)

Se voir le plus possible…

Se voir le plus possible et s’aimer seulement,
Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge,
Sans qu’un désir nous trompe, ou qu’un remords nous ronge
Vivre à deux et donner son coeur à tout moment ;

Respecter sa pensée aussi loin qu’on y plonge,
Faire de son amour un jour au lieu d’un songe,
Et dans cette clarté respirer librement —
Ainsi respirait Laure et chantait son amant.

Vous dont chaque pas touche à la grâce suprême,
C’est vous, la tête en fleurs, qu’on croirait sans souci
C’est vous qui me disiez qu’il faut aimer ainsi.

Et c’est moi, vieil enfant du doute et du blasphème,
Qui vous écoute, et pense, et vous réponds ceci :
Oui, l’on vit autrement, mais c’est ainsi qu’on aime.

(Alfred de Musset)

Illustration: Andrey Remnev

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TOUJOURS APPRENDRE (Philippe Soupault)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2020




    
TOUJOURS APPRENDRE

Apprendre à mourir le travail de chaque jour
se souvenir des crépuscules et les aimer
en attendant le dernier le plus beau
l’incendie des années perdues oubliées
Savoir attendre même le désespoir
et regarder cet enfant ces enfants
qui s’éloigneront avant moi du rivage
où on les attend peut-être on ne sait jamais
C’est toujours peut-être lorsque la vie passe
et qu’il est temps de passer le temps
Faut-il encore choisir un masque un sourire
et se voir dans un miroir reconnaître
celui qui fut et qui bientôt sera

(Philippe Soupault)

 

Recueil: Poèmes et poésies
Traduction:
Editions: Grasset

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Je suis venu (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2019



Je suis venu à la rencontre
de celui qui lèvera son fanal
pour se voir en moi.

(Tomas Tranströmer)

Illustration: Jean-Léon Gérôme

 

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Gare (Umberto Fiori)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2018




    
Gare

Dans la salle d’attente
à un moment précis, le bruit sourd des conversations
s’est arrêté, d’un coup.
C’est alors que tous,
à notre place,
nous avons levé les yeux et que, pour un instant,
nous nous sommes vus

(Umberto Fiori)

 

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Je me vois dans la glace (Petr Král)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2018



Illustration
    

Je me vois dans la glace, au bistro:
j’ai l’air louche.

(Petr Král)

 

Recueil: Cahiers de Paris
Traduction:
Editions: Flammarion

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Agir et penser comme un chat (1) (Stéphane Garnier)

Posted by arbrealettres sur 5 avril 2018




Illustration: ArbreaPhotos
Au commencement, Dieu créa l’Homme,
mais le voyant si faible, il lui donna le chat.

(Warren Eckstein)


    

Le chats de gouttière même les plus loqueteux sont toujours nobles.
Ils n’ont rien à prétendre.
Ils sont chats… et tout est dit.

(Frédéric Vitoux)

Au plus profond de nous, nous sommes tous motivés par les mêmes urgences.
Les chats ont le courage de vivre sans s’en préoccuper.

(Jim Davis)

Avec les qualités de propreté, d’affection, de patience,
de dignité et de courage que possèdent les chats,
combien d’entre nous, je vous le demande,
pourraient devenir des chats ?

(Fernand Méry)

L’idée du calme
est dans un chat assis.

(René Char)

Le chat semble mettre un point d’honneur à ne servir à rien,
ce qui ne l’empêche pas de revendiquer au foyer
une place meilleure que celle du chien.

(Michel Tournier)

Et quand je vois passer un Chat
je dis:
il en sait long sur l’Homme.

(Jules Supervielle)

J’ai beaucoup étudié les philosophes et les chats.
La sagesse des chats est infiniment supérieure.

(Hippolyte Taine)

Le chat ne nous caresse pas,
il se caresse à nous.

(Rivarol)

L’espèce humaine est la seule à avoir des difficultés à se voir en tant qu’espèce.
Un chat semble n’avoir aucun mal à un être un chat; c’est tout simple.
Les chats n’ont apparemment aucune complexe,
aucune ambivalence, aucun conflit et ne montrent aucun signe de volonté d’être plutôt des chiens.

(Abraham Maslow)

 

Auteur: Stéphane Garnier
Recueil: Agir et Penser comme un Chat
Editions: De l’Opportun

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LA VIE (Jules Verne)

Posted by arbrealettres sur 4 mars 2018




    
LA VIE

Le passé n’est pas, mais il peut se peindre,
Et dans un vivant souvenir se voir ;
L’avenir n’est pas, mais il peut se feindre
Sous les traits brillants d’un crédule espoir !
Le présent seul est, mais soudain s’élance
Semblable à l’éclair, au sein du néant !
Ainsi l’existence est exactement
Un espoir, un point, une souvenance !

(Jules Verne)

 

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Je tiens à la branche tendue (Fabienne Courtade)

Posted by arbrealettres sur 10 février 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
je tiens à la branche tendue
des fleurs
qui ne se voient pas

mais se murmurent

(Fabienne Courtade)

 

Recueil: Il reste
Traduction:
Editions: Flammarion

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Fatalité de l’univers (René Char)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017



Nous sommes pareils à ces crapauds
qui dans l’austère nuit des marais
s’appellent et ne se voient pas,
ployant à leur cri d’amour
toute la fatalité de l’univers.

(René Char)

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On se verrait bien maintenant (Jean-Marie Barnaud)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2017



&

nbsp;   

On se verrait bien maintenant
l’égal du réprouvé et de son chien
roulés en boule
dans la nuée qui monte
à vomir
par une grille de métro

La belle image
pour qui médite sous abri
avec ses armes de nanti
On peut blesser la phrase
barboter dans les signes
jouer ses tours de funambule
ça fait toujours autant de bruit
le monde
autour de la feuille

(Jean-Marie Barnaud)

 

Recueil: Fragments d’un corps incertain
Editions: Cheyne

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