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Poésie

Posts Tagged ‘séduction’

RENONCEMENT (Maurice Dedye)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2016



RENONCEMENT

Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés
D’autres que nous déjà les ont bien engrangés.
Il reste le jasmin, le pavot, la jusquiame
Pour quelle séduction opteras-tu, mon âme ?

(Maurice Dedye)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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La séduction n’est pas une science exacte (Azadée Nichapour)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2016


 

La séduction
n’est pas
une science exacte

Avec la somme de tes qualités
tu n’obtiens pas mon amour

(Azadée Nichapour)

Poème découvert chez “laboucheaoreille” ici

 

 

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EVE (Anne Hébert)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2016



Paul Sérusier Eve-picking-the-apple-1906

EVE

Commencement du monde,
Chaos,
Reflet de choses informes
Dans l’eau
Boue, limon,
Racines monstrueuses.

Printemps,
Vert tendre des pousses,
Grand ciel ténébreux
Que strie un rayon orangé
Au ras de terre,
Terre brune, humide.

Grouillement de reptiles,
Cri des grenouilles
Dans le soir chaud,
Cavalcade folle
D’animaux préhistoriques
Et caricaturaux,
Mousses espagnoles
Pendues aux lianes,
En barbes d’académiciens.
Jungle fourmillante,
Marécages croupissants ;
Nègres aux yeux ronds,
Que mène un sorcier hurlant.

Vert ! Vert !
Premier vert
Du premier printemps !
Vert tendre,
Vert cru
Et choquant
Des jeunes pousses !

Un jazz s’esquisse,
Ingénu ;
Saveur des premiers sons,
Cadence des premiers rythmes.
Tout se choque, se mêle
Et monte à la charge.
Les bruits sont confusion.

Seule une voix
Est déjà voix,
Et s’élève toute formée,
Avec seulement trois notes,
Complètes et pleines.
C’est une espèce de voix
Qui reprend
Sans changer,
Lancinante
Et caressante.

Trois notes
Qui bouleversent
Le cœur primitif.
Plainte,
Appel,
Séduction :
C’est d’un enfant
Et d’une femme,
En un petit animal
Craintif,
Fort d’un charme magique
Et touché de je ne sais quel malheur.

Ce soir,
Le monde est vieux
Et je m’ennuie.
Tout est rangé
Et rectiligne
Dans la ville.
Pour fêter le printemps
En moi pourtant
Il est une voix
D’une fraîcheur
De commencement du monde,
Et touchée de je ne sais quel malheur,
Qui chante
Avec seulement trois notes ;
Petite Ève intacte
En trois notes
Qui bouleversent le cœur éternel.

(Anne Hébert)

Illustration: Paul Sérusier

 

 

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