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Poésie

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Page (Michael Edwards)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2015


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Page

Les couleurs s’annulent.
Vos pierres de gué
Devinent un chemin
Sur le blanc aveugle
Au ras des rives.
Le vide du puits
Avale les sons.
Bruissent les mots
Parmi les pierres.

Ils cherchent le noir
Fluide et frais
De l’eau souterraine.
Sur les bords du lac
Expire le souffle
Du vent qui passe.

Vous vacillez
Dans l’infini
De la lumière
Qui dissipe la voie.
Que vos paroles
Sombrent en tremblant
Dans la calme lueur,
Pour resurgir
Ailleurs, accomplies!

***

Page

A blanching of sight.
Your stepping stones
Extend a path
Across the depth
Of brimming white.
The hollow well
Absorbs the words.
Sounds as they fall
Resound in the shaft.

They seek the cool
And liquid dark
Of water in earth.
The lakeside laps
With the dying breaths
Of the passing wind.

The infinite
Before within
Whose light you falter,
Disperses the way.
May the words you say
Tremble and sink
Through the glowing quiet,
To rise elsewhere
And be heard as they are.

(Michael Edwards)

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Le babil inconnu (Michael Edwards)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2015


hiver

Nous respirons à peine. Les couleurs,
Les sons familiers des jours, les mains,
Les coeurs, attendent, mais déjà
Tout a changé, ou change, et dépasse
La poésie. Ce n’est pas
Comme la forme des arbres en hiver
Rendue visible par l’absence
Et l’avenir des feuilles.
Demain, par la brume lumineuse,
Nous demande d’ouvrir la lourde porte,
Malgré la peur, d’en être la charnière.
Le corps de l’âme cherche
En cet autre monde, son pays,
Dans les mêmes bouches, le babil inconnu.

***

We hardly breathe? Colours await,
A world of ordinary sounds,
Ans delves, and hands, and everything
Utterly different, and quite
Beyond imagining. Unlike
The structure of the winter trees,
Made visible within the absence
And futurity of leaves.
Tomorrow on the other side,
In a misting light, of an ancient door,
Appeals, appals, we two the hinge.
The body of the soul is moved
To seek its own in that other world,
New voices babbling in the old.

(Michael Edwards)

(NB: l’auteur est bilingue et il a traduit en français son poème puis reconstruit le poème anglais)

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