Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘s’effacer’

Mon beau métier … (Pierre Menanteau)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2022




Mon beau métier de feuille
Exige que j’accueille
Chaque souffle qui passe:

A toi de faire un chant
Qui demeure à la place
Où s’efface le vent.

(Pierre Menanteau)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LA BLANCHEUR (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2021




    
LA BLANCHEUR

Elle a connu les visages et la beauté nuptiale.
Elle a mûri dans l’espace, construit le sens
mystérieux et connu le cri
de la nuit. La main inscrit les signes
dans la pierre, et l’ocre et la cendre
s’exhalent dans le silence, s’effacent dans la blancheur.
Elle ne sait pas et elle sait, car elle est devenue le centre
où elle respire : poisson, colombe, serpent.
Le songe s’est fait espace et son flanc
retient le soleil sous la voûte des arbres.

(António Ramos Rosa)

 

Recueil: Le cycle du cheval
Traduction: du portugais par Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Dans l’inconstance du monde qui est le nôtre (Ryôkan)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2021



 


    
Dans l’inconstance
du monde qui est le nôtre,
les faibles humains
ont des conversations
dont la joie pour moi s’efface.

(Ryôkan)

***

 

Recueil: Ô pruniers en fleur
Traduction: Alain-Louis Colas
Editions: Folio

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

LA RESSEMBLANCE (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 21 juin 2021




    
LA RESSEMBLANCE

Comme un sourire et un nuage,
deux figures dansent et s’effacent
réunissant le sommeil et le mouvement
dans le bref éclat presque animal de l’air.
Et riant, peut-être riant, s’agenouillant
et en étreintes disparaissant dans l’enfance
qui ne connaît qu’un seul jeu, la ressemblance,
elles soufflent une flamme dorée sur les champs
et dessinent sur eux des ombres transparentes

(António Ramos Rosa)

 

Recueil: Le cycle du cheval
Traduction: du portugais par Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le Soleil a rendez-vous avec la Lune (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2021



 

eclipse soleil

Le Soleil a rendez-vous avec la Lune

1. Sur le toit de l´hôtel où je vis avec toi
Quand j´attends ta venue mon amie
Que la nuit fait chanter plus fort et mieux que moi
Tous les chats tous les chat tous les chats
Que dit-on sur les toits que répètent les voix
De ces chats de ces chats qui s´ennuient
Des chansons que je sais que je traduis pour toi
Les voici les voici les voilà…

{Refrain:}
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n´est pas là et le soleil l´attend
Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n´est pas là et le soleil l´attend
Papa dit qu´il a vu ça lui…

2. Des savants avertis par la pluie et le vent
Annonçaient un jour la fin du monde
Les journaux commentaient en termes émouvants
Les avis les aveux des savants
Bien des gens affolés demandaient aux agents
Si le monde était pris dans la ronde
C´est alors que docteurs savants et professeurs
Entonnèrent subito tous en chœur

{Refrain}

3. Philosophes écoutez cette phrase est pour vous
Le bonheur est un astre volage
Qui s´enfuit à l´appel de bien des rendez-vous
Il s´efface il se meurt devant nous
Quand on croit qu´il est loin il est là tout près de vous
Il voyage il voyage il voyage
Puis il part il revient il s´en va n´importe où
Cherchez-le il est un peu partout…

(Charles Trenet)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

SOUVENIR AU MOMENT DES ADIEUX (Niu Xiji)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2021




    
SOUVENIR AU MOMENT DES ADIEUX
(Sur l’air « L’aubépine de montagne »)

La brume timidement
se dissipe,
sur le ciel pâle
les dernières étoiles
peu à peu s’effacent.
La lueur faible
de la lune déclinante
effleure sa joue.
A l’aube nous partageons
les larmes du départ.

Beaucoup a été dit,
mais les mots d’amour
comment les épuiser?
Elle tourne la tête
et à nouveau répète :
« Souviens-toi de ma jupe
de soie verte
et regarde tendrement
les herbes fines partout
où te mèneront tes pas. »

(Niu Xiji)

 

Recueil: Neige sur la montagne du lotus Chants et vers de la Chine ancienne
Traduction: Ferdinand Stočes
Editions: Picquier poche

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Derrière la colline (Ezra Pound)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2021



Derrière la colline la
Cloche d´un moine dans le vent.
Voile unique en avril ; retour, octobre peut-être
La barque s´efface, d´argent ; lente ;
Éclat du soleil sur le fleuve.

(Ezra Pound)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

Illustration: ArbreaPhotos  

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La lune pâlit (Abbas Kiarostami)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2021



La lune pâlit
A l’aurore
L’étoile s’efface
Au chant du coq

(Abbas Kiarostami)


Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

LE BRUIT D’EXISTER (María Auxiliadora Álvarez)

Posted by arbrealettres sur 13 février 2021



Un poème pour La Saint Valentin
  

    
LE BRUIT D’EXISTER
pour Diana

Dis doucement ton nom au-dessus du mien

et répète – le
nuit après nuit
avant chaque berceuse

si bien que mon nom
s’efface sous le tien et disparaisse

et que ta voix
soit le seul son
qui existe

(María Auxiliadora Álvarez)

(Venezuela, 1956)

Traduction Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache
de “Poesía soy yo”
Selección de Raquel Lanseros y Ana Merino
Colección Visor de Poesía, Visor Libros

***

Di tu nombre suavemente sobre el mío

y repítelo
cada noche
antes de cada canción
del sueño

de modo que mi nombre se vaya borrando
bajo el tuyo

y tu voz
sea el único
sonido de existir.

***

THE SOUND OF EXISTENCE
to Diana

Say your name softly over mine

and repeat it
every night
before each song

of sleep
so that my name will fade away

under yours
and your voice
may be the only
sound of existence.

Translation Germain Droogenbroodt – Stanley Barkan

***

DER KLANG DES SEINS
für Diana

Sag leise deinen Namen über meinen

und wiederhole ihn
jede Nacht
vor jedem Schlaflied

so dass mein Name sich auflösend
unter deinem verschwinde

und deine Stimme
der einzige Klang
des Seins werde.

Übersetzung Germain Droogenbroodt – Wolfgang Klinck

***

IL SUONO DELL’ESISTENZA
a Diana

Dì dolcemente il tuo nome sul mio

e ripetilo
ogni notte
prima di ogni canzone
del sogno

così che il mio nome venga cancellato
sotto il tuo

e la tua voce
sia l’unico
suono a esistere.

Traduzione di Germain Droogenbroodt – Stanley Barkan – Luca Benassi

***

存在の音〜ダイアナへ捧ぐ

名前を言って
わたしに、優しく
そして、夜毎にくりかえして
おやすみの歌の前に
あなたの名のもとでは
わたし自身の名前が消えてしまうように
そしてあなたの声が
唯一の存在になるように

***

Recueil: ITHACA 670
Editions: POINT
Site: http://www.point-editions.com/en/

FRIENDS ITHACA
Holland: https://boekenplan.nl
Poland: http://www.poetrybridges.com.pl
France: https://arbrealettres.wordpress.com
Poland: http://www.poetrybridges.com.pl
Romania: http://www.logossiagape.ro; http://la-gamba.net/ro; http://climate.literare.ro; http://www.curteadelaarges.ro.; https://cetatealuibucur.wordpress.com
Spain: https://www.point-editions.com; https://www.luzcultural.com
India: https://nvsr.wordpress.com; https://ourpoetryarchive.blogspot.com>
USA-Romania: http://www.iwj-magazine.com/journal02

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

DIEU (Nuno Jùdice)

Posted by arbrealettres sur 3 février 2021



https://arbreaphotos.wordpress.com/2013/10/09/letrangete-demeure-fantome-du-chateau-de-la-roche-guyon-16-septembre-2006-a-15h17/   
    
DIEU

La nuit, il y a dans le couloir
un point qui brille parfois comme
un ver luisant. Je me penche pour le saisir
— et l’ombre l’efface. Alors,
je me lève : déjà sans la préoccupation
de savoir ce qu’est cette lueur, ou
de quoi elle est le reflet.
Là, cependant, persiste
une inquiétude ; et longtemps après,
sans me rendre compte du vrai motif,
je retourne dans le couloir, cherchant la lumière
qui n’existe plus.

(Nuno Jùdice)

 

Recueil: Un chant dans l’épaisseur du temps suivi de méditation sur des ruines
Traduction: Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :