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Poésie

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VOIES (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2017



Illustration
    
VOIES

Il y a des rues qui sont des tubes
et des qui sont des arceaux
y a des boulevards qui sont moches
d’autres des broches
sur quoi s’enfilent les autos
il y a des places dodécagonales
certaines proprement infernales
y a des avenues en forme de saucisson
quelques-unes où courent les hannetons
y a des canaux comme à Venise
des îles comme en Frise
des ponts des impasses des quais
des cours des chaussées des allées
quelle quelle quelle variété dans la voirie
de la ville de Paris

(Raymond Queneau)

 

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Hélas, comme le temps passe vite (Hannah Arendt)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2016



Hélas, comme le
temps passe vite,
sans s’arrêter
d’année en année
sur sa chaîne
il s’enfile.
Hélas, comme
bientôt nos cheveux
auront blanchi et seront dispersés.

Mais quand
brusquement
le temps se divise
en jour et en nuit,
quand notre coeur
s’attarde —
ne joue-t-il pas
avec le temps
l’éternité ?

***

Ach, wie die
Zeit sich eilt,
unverweilt
Jahr um Jahr
an ihre
Kette reiht.
Ach, wir bald
ist das Haar
weiß und verweht.

Doch, wenn die
Zeit sich teilt
jhlings in
Tag und Nacht,
wenn uns das
Herz verweilt —
spielt es nicht
mit der Zeit
Ewigkeit?

(Hannah Arendt)

 

 

 

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Parole (Margarita Guarderas de Jijon)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2016



Et déjà tout luit, bat,
s’enfile par la faille,
toujours grandissant,
explorant l’espace, le gîte.
Signes-mots,
récif fugace des sèves,
dans la séquence du souffle,
dans le rythme.
Codes, à l’infini les mêmes,
à l’infini du langage,
comme un chuchotement.

(Margarita Guarderas de Jijon)

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Les nuits et les jours s’enfilaient les uns après les autres (Ibn al-Tubbî)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2016




Les nuits et les jours s’enfilaient les uns après les autres
comme les perles d’un collier.
Lorsque tu le mettais autour de ton cou,
la rose des vents n’obéissait qu’à l’étoile des rêves.

(Ibn al-Tubbî)

 

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