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JE T’ECRIRAI (Germain Droogenbroodt)

Posted by arbrealettres sur 26 avril 2020




    
JE T’ECRIRAI

Je t’écrirai un poème d’amour
lorsque dans la grisaille du soir
un oiseau épuisé
cherche en vain
un abri.

Je t’écrirai un poème d’amour
lorsque la lanterne de la lune
offre à la nuit
un soupçon de lumière

Je t’écrirai un poème d’amour
lorsque le soleil de son rouge éclat
peint l’espérance de l’aube.
Je t’écrirai un poème d’amour
lorsqu’une douce brise caresse
le visage ridé du cœur.

Je t’écrirai un poème d’amour
lorsque haut dans le ciel
deux nuages s’enlacent
en un baiser d’amour.

(Germain Droogenbroodt)

Recueil: ITHACA 603
Traduction: Français Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache
Editions: POINT
Site: http://www.point-editions.com/en/

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IL FAIT BEAU (Isabelle de Gill)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2020




    
IL FAIT BEAU
(Chanson)

Dans la prairie diaprée,
La campagne émerveillée,
Chante un tout petit ruisseau…
Il fait beau ! il fait beau !

Dans l’herbette il se prélasse,
Autour des pins il s’enlace
Et fait du charme aux bouleaux.
Il fait beau ! il fait beau !

Il raconte ses méandres
A une source qui chante,
Qui chante à tous les échos,
Il fait beau ! il fait beau !

Il chante avec les mésanges,
Il murmure avec les anges
Qui s’emparent de l’écho
Il fait beau ! il fait beau !

Se pend au cou des fontaines
Qui l’embrassent à perdre haleine ;
Aux fleurs il met des jabots
Il fait beau ! il fait beau !

Quatre moineaux dans les langes
S’apprêtent à quitter dimanche
Le balcon de leur berceau
Il fait beau ! il fait beau !

(Isabelle de Gill)

 

Recueil: Arpèges
Traduction:
Editions: Les Délices

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DANS LA FORÊT (Kadia Molodowski)

Posted by arbrealettres sur 20 décembre 2019




    
DANS LA FORÊT

En haut sont proches les couronnes,
Les troncs – chacun pour soi – sont éblouis.
En haut s’enlacent les couronnes :
Sous terre d’aveugles racines luttent pour la sève et la pluie.

En haut, baignées de soleil les couronnes;
L’ombre sur les troncs tombe et disparaît.
En haut l’oiseau chante dans les couronnes:
Sous terre des doigts aveugles creusent la forêt.

En haut avec le vent jouent les couronnes,
Les troncs brisent le grondement.
En haut avec le ciel bavardent les couronnes :
Sous terre d’aveugles racines se taisent éternellement.

(Kadia Molodowski)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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L’HEURE D’AMOUR (Louise de Vilmorin)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



L’HEURE D’AMOUR

Dans l’oiseau la pendule chante.
Les miroirs sont voilés de pleurs.
De la saison qu’amour invente
Le temps ne cueille pas la fleur,
Blanche edelweiss, étoile blanche
Dont la montagne est une hanche
Et dont la neige est de chaleur.

En l’indécis les heures sonnent.
Est-il déjà temps de dormir ?
La plus belle n’est plus personne,
Vous ne pourrez y revenir,
Son regard est de coquillage
Et sous les sables de son âge
L’oubli s’enlace à l’avenir.

—  » Venez, venez.  » —  » La méfiance
Me dit de ne vous suivre pas,
Les jeux de votre préférence
Sont passe-temps vers le trépas.  »
—  » Non, non je t’ouvre les espaces
Où la caresse se déplace
Suivant l’empreinte de tes pas.  »

Des peureux les lèvres sont sèches.
De la peur les pas sont comptés
Et le cheval de leur calèche
Ne peut descendre ni monter.
Dans l’attelage qui m’emporte
Je fuis du temps les saisons mortes.
Mes chevaux ne sont pas domptés.
—  » Dans la chambre aux heures fermée
Notre voyage sera grand.
L’étendue y est enfermée
Nous en serons les continents.  »
—  » Non, l’heure est couchée à ma place,
A sa lèvre une fleur de glace,
En ses mains mon baiser mourant.  »

Le temps d’amour est d’autre monde,
Son flot se cache dans la nuit
Des gorges où le baiser gronde,
Et sa belle étoile luit
Qu’au fond de la nuit des prunelles,
Dans ces ténèbres personnelles
D’où le désir n’est éconduit.

Je voyage et mon ombre porte
Celui qui me porte en m’aimant.
L’amour se tient à notre porte,
Ses soupirs sont mes diamants.
En me voyant ainsi parée
L’heure s’enfuit désemparée
Et retourne à ses battements.

D’imprudence je suis la reine,
De mes biens mes doigts sont les monts
Que gravit celui qui m’entraîne
A suivre ce que nous aimons.
Les lèvres des amants sont claires ;
L’amour les lave de prières.
Son accent chasse les démons.

(Louise de Vilmorin)

Illustration: Pascal Renoux

 

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Du mystère qui gît dans la terre et la mer (Marie-Jeanne Durry)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2018



Du mystère qui gît dans la terre et la mer
Et qui plane à travers les espaces des airs.
La caresse des voix, le contact des regards,
Les doigts entremêlés dans un tremblant échange,
La chaleur de deux corps qui se font un rempart,
Qui montent l’un vers l’autre hors des tombes de fange,
Qui s’enlacent, cherchant parmi leur nudité
En deux êtres fondus l’impossible unité,
Voilà tout ce qui reste aux tristes voyageurs,
Au couple que n’a pas rompu l’ange vengeur.

(Marie-Jeanne Durry)

 

 

 

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Le matin je m’éveille en chantant (Guy Béart)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



chanter

Le matin je m’éveille en chantant

Le matin, je m´éveille en chantant
Et le soir, je me couche en dansant {x2}
Entre temps, je fais la sieste
Voilà tout ce qui me reste
Ou je me fais du café
On ne se soigne jamais assez

La, la, la, la, la, la, la, la, la,…

Le matin, je me lave en chantant
Et le soir, je me baigne en dansant {x2}
Entre temps, je me promène
Une activité moyenne
Me conduit à m´ reposer
On ne se soigne jamais assez

La, la, la, la, la, la, la, la, la,…

Le matin, on s´embrasse en chantant
Et le soir, on s´enlace en dansant {x2}
Entre temps, on se caresse
Y´a vraiment rien qui nous presse
On va même se recoucher
On ne se soigne jamais assez

La, la, la, la, la, la, la, la, la,…

Le matin, je m´éveille en chantant
Et le soir, je me couche en dansant {x2}
Jamais je ne m´intéresse
A la bombe vengeresse
Qui un jour f ´ra tout sauter
On ne nous soigne jamais assez
Le matin, je m´éveille en chantant

(Guy Béart)

 

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Le Centre (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018



Illustration
    
Le Centre

Lorsque je suis au centre
de mon amour non partagé
je ne puis le tenir comme un objet
Il n’a pas d’angles vifs
qui puissent torturer quiconque
je respire le parfum
du désir
et le désir
n’a nul propriétaire
« Ô mon amour » étreint
le large et vaste ciel
tandis que la nuit farfouille parmi
les constellations
collier soulevé
après collier égrené
pour le ravissement
de la bien-aimée de Leonard
« Ô mon amour » retentit
par chaque pore de la neige
et la forêt répond
d’une grande hauteur :
« Ô mon amour »
Et voici un mur qui apparaît
et voici un coeur qui se dissout
et ils s’enlacent en ce lieu
où je suis retenu
dans la tempête
Et je marche vers toi
sur les vagues du désir
je franchis la distance
avec du nouveau à te dire
sur ta beauté
tes belles jambes
et ton implacable absence

(Leonard Cohen)

 

Recueil: Le livre du désir
Traduction: Jean-Dominique Brierre et Jacques Vassal
Editions: Cherche Midi

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La nuit venait nager nue (Jean-Louis Chrétien)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2018



Illustration: Anne-Marie Zylberman
    
la nuit venait nager nue
dans le golfe de nos gestes

elle ruisselait d’étoiles
qui tombaient dans nos yeux clos

si fatale était la douceur
nos souffles brisés s’enlaçaient pour renaître

nous restions seuls sous l’arche du silence
l’air se chargeait peu à peu de mémoire

nos mains jamais n’avaient assez d’oubli
un feu dansait dans l’été gémissant

(Jean-Louis Chrétien)

 

Recueil: Entre Flèche et Cri
Traduction:
Editions: Obsidiane

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L’amour et l’harmonie (William Blake)

Posted by arbrealettres sur 22 août 2017




L’amour et l’harmonie

L’amour et l’harmonie s’unissent,
S’enlaçant autour de nos Ames,
Tandis que nos branches se mêlent
Et que nos racines se joignent.

***

Love and Harmony

Love and harmony combine,
And round our souls entwine
While thy branches mix with mine,
And our roots together join.

Joys upon our branches sit,
Chirping loud and singing sweet;
Like gentle streams beneath our feet
Innocence and virtue meet.

Thou the golden fruit dost bear,
I am clad in flowers fair;
Thy sweet boughs perfume the air,
And the turtle buildeth there.

There she sits and feeds her young,
Sweet I hear her mournful song;
And thy lovely leaves among,
There is love, I hear his tongue.

There his charming nest doth lay,
There he sleeps the night away;
There he sports along the day,
And doth among our branches play.

(William Blake)

Illustration

 

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NARCISSE (Ali Al-Baghdadi)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2017



Illustration: Gustave Courbet
    
NARCISSE

Vois ce narcisse au parfum pénétrant
que fait se balancer
un simple souffle !

N’est-il pas à l’image de ces pucelles ivres
de leur état, et qui s’enlacent l’une l’autre,
mirant l’un dans l’autre leurs visages de soleil ?

(Ali Al-Baghdadi)

 

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