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Poésie

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Rien n’est beau comme un amour retrouvé (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 19 novembre 2020




    
Rien n’est beau comme un amour retrouvé.
On suit la sente refleurie jusqu’au lieu
Du premier rendez-vous. Dès lors, le temps
Est pour toujours à son commencement.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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J’ai couru d’abord; j’étais jeune (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2020



 

Daniel F. Gerhartz - Tutt'Art@ (36) [1280x768]

J’ai couru d’abord; j’étais jeune;
Et puis je me suis assis :
Le jour était doux et les meules
Étaient tièdes, et ta lèvre aussi;

J’ai marché, j’étais grave,
Au pas léger de l’amour;
Qu’en dirai-je que tous ne savent?
J’ai marché le long du jour;

Et puis, au sortir de la sente,
Ce fut une ombre, soudain :
J’ai ri de ton épouvante;
Mais la nuit m’entoure et m’étreint.

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: Daniel F. Gerhartz

 

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LA SEINE (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2020



LA SEINE

Au milieu des brumes vaporeuses,
Je descends la Sente des Laveuses.
La Seine serpente de Conflans à Herblay
Et je foule en rêvant les herbes du remblai.
Le vent incline l’herbe aquatique
Au bord de l’eau lourde qui clapote
Contre la berge avec laquelle elle papote.
Sous le gros tronc d’un arbre hiératique.
Une barque attachée à la rive
Par un filin d’acier veut fuir à la dérive
Pour suivre enfin au fil du courant
Le vol rapide d’un cormoran.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration

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POÈME À PROPOS DE POÈMES (Izi Harik)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2019



    

POÈME À PROPOS DE POÈMES

Pourquoi diable ai-je appris à chanter des poèmes :
Ne me suffit donc point l’inquiétude du vent?
Ô toi, ma tête, toi qui es si lasse et inquiète,
Viens, je vais te bercer comme on berce un enfant.

Il ne connaissait rien des poèmes, ton père,
Il épelait difficilement l’A.B.C.
Et tu aurais été cordonnier ordinaire
Et simple comme lui, le corps sain et musclé.

Lorsque s’étoufferait le ciel dans ses couleur
Seul le vent bercerait ton âne sur la sente,
Et comme lui tu chanterais à ton labeur
Ne sachant même pas toi-même que tu chantes.

La fatigue serait dans ton corps plus légère
Et tout serait léger dans ta tête à jamais.
Pourquoi as-tu appris à chanter des poèmes
Ô toi ma tête, toi mon enfant inquiet ?

(Izi Harik)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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Tendresse nocturne (Bertrand Delporte)

Posted by arbrealettres sur 11 novembre 2019



 

Zdzislaw Beksinski  _500

Tendresse nocturne,
Rien n’est égal à l’étoile.

Et le chemin de ronde.

Tout autour,
par la sente des Sens

– Je maintiens la demeure.

(Bertrand Delporte)

Illustration: Zdzislaw Beksinski

 

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J’ai couru d’abord (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2019



 

Odd NerdrumA

J’ai couru d’abord ; j’étais jeune ;
Et puis je me suis assis :
Le jour était doux et les meules
Étaient tièdes, et ta lèvre aussi ;

J’ai marché, j’étais grave,
Au pas léger de l’amour ;
Qu’en dirai-je que tous ne savent ?
J’ai marché le long du jour ;

Et puis, au sortir de la sente,
Ce fut une ombre, soudain :
J’ai ri de ton épouvante ;
Mais la nuit m’entoure et m’étreint.

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: Odd Nerdrum

 

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L’automne de l’enfance est à jamais perdu (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 13 février 2019



l’automne de l’enfance
est à jamais perdu
dans un un fouillis d’images
de linges déchirés
et d’arbres foudroyés

les cauchemars nous guident
par des sentes obscures
si nous levons les yeux
la foudre nous aveugle

(Jean-Claude Pirotte)

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L’espérance se fortifie (Jean Pérol)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2018




    
L’espérance se fortifie

Souvent au matin tu démêles tes cheveux
Souvent aux jours du gel tu donnes tes mains au feu
Souvent tu ris Souvent l’été — plonges dans l’eau
Et tu flânes amical au bord des lacs cristal

Souvent tu montes la sente et bois le café chaud
Souvent tu lis aux berges calmes des lampes soie
Souvent tu pleures souvent une femme est ta joie
Tu l’admires tu l’aimes — tu crois qu’elle est à toi

Souvent souvent — Que de chants tu ne peux dire :
Tout se lève au soleil dans les villes tout respire

— Tout homme a ses mains pleines combien différemment —

Alors tu vois
Tu vois comme il fait bon couler les jours de sang.

(Jean Pérol)
lire,berge,calme,lampe,soie,

 

Recueil: Poésie I (1953-1978)
Traduction:
Editions: De la Différence

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Brebis sortant au vert (Henri Pichette)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Brebis sortant au vert par une porte arquée.
Navette de fauvette en souci de becquée.

Daguet surpris qui saute au détour de la sente.
Sanglier las baugé dans la boue innocente.

Bleu regard d’enfant roux qui garde les dindons
Et chasse à coups de hart les frelons… les bourdons…

Vol de perdreaux maillés. Coccinelle cinabre.
Alignement sacré d’arbres en candélabre.

(Henri Pichette)

 

Recueil: Poèmes offerts
Traduction:
Editions: Gallimard

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SOIR AVANT L’HIVER (Srecko Kosovel)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2018



 

Adamov Alexey e72

SOIR AVANT L’HIVER

L’air est limpide comme l’aile
De la libellule,
Le vide sans temps s’est couché sur la sente
Du soir d’automne.

Dans la rue seules l’inscription
Et des affiches rouge-sang,
A travers l’obscur, une silhouette,
A travers le vide, des pas.

L’espace est vide, l’air sec,
Pesant, comme s’il y avait du plomb dans le ciel;
L’esprit de liberté fléchit,
Comme du sang l’eau dans la gouttière tombe.

L’air est translucide : ainsi regarde le mort,
Oh! rencontrer un homme!
Du vide sans voix grandit le Néant.
L’eau dans la gouttière goutte.

(Srecko Kosovel)

Illustration: Adamov Alexey

 

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