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Poésie

Posts Tagged ‘sentence’

Je vivrai, je mourrai (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2019



Je vivrai, je mourrai d’avoir été cet homme
Dont la voix de sentence éclate les prisons,
A qui le chaud d’un sein, le parfum d’une pomme
Arrachent un sanglot qui n’est qu’une oraison.

(Jean Rousselot)

 

 

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Jugement (Lewis Carroll)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2018




    
« Que le jury prépare son verdict » dit le Roi,
pour à peu près la vingtième fois de la journée.
« Non, non ! » fit la Reine. « La sentence d’abord, le verdict ensuite. »
« Balivernes et absurdités ! » dit Alice à haute voix.
« Quelle idée de rendre la sentence avant le jugement ! »

(Lewis Carroll)

 

Recueil: Alice au Pays des Merveilles / De l’autre côté du Miroir
Traduction:
Editions:

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Je salue ton corps d’oiseau prêt au vol (Jean-Dominique Rey)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2017




Je salue ton corps d’oiseau prêt au vol
ta couleur d’apsara
descendue des temples aux pierres grèges
ta langueur d’herbe bénie
tes hanches de cyclades
lorsque
le soleil achève
entre les vagues
et le silence du premier matin
sa naissance
rouge

à tes narines rapides
j’offre
l’encens du désir
le copal des marches
ivre de sang

à tes yeux
l’eau tendre
qui sourd des rochers

à l’oreille
cachée sous la forêt
le chant rugueux
de la mémoire

au front
la neige ronde
d’un tympan

aux cils
la sentence
d’une plume tigrée

à tes lèvres
la rumeur
de l’horizon sans trace

là-bas
les moteurs tremblent
entre les vitres
du jour brouillé
près de la pampa
sèche
l’arbre acajou
ruisselle d’ombre
un colibri
remonte à l’envers
le temps
couleur de nuit

(Jean-Dominique Rey)

Illustration: Alan Lee

 

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LA ROSE DES MERS (Louis Emié)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2017



Christian Broutin 264

LA ROSE DES MERS

Pour avoir déchiffré les signes que l’orage
Suspendait à ces branches folles de l’éclair,
Nous devons arracher nos corps à cette chair
Et la jeter, muette, aux remous du naufrage.

Dans l’exil absolu de ce double rivage
Qui fige entre nous deux et la vague et la mer,
Notre île a dispersé sa forme, et son désert
N’est plus que flamme éteinte et long souffle sans âge.

Cieux promis à l’amour, frères d’une contrée
Tremblante au fond des yeux qui l’avaient ignorée,
Surprendrez-vous ici l’irréelle parole

Qui révèle aux vivants la sentence des morts ?
Elle tourne, silence, autour de ta corolle
Et cherche avec ta bouche un baiser sans remords.

(Louis Emié)

Illustration: Christian Broutin

 

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Une sentence se prépare lentement (Cédric Le Penven)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2016



tronçonneuse6c

Une sentence se prépare lentement, les murmures
nous cernent, tendons un peu l’oreille, nous saurons
quelle saveur a la terre, si le ciel aime ses oiseaux
si les morts le traversent, cela serait si beau cette élévation
ce chapelet de métamorphoses vers l’absolu
(ce matin les tronçonneuses décapitent la Foi)

(Cédric Le Penven)

 

 

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QUATRE POÈMES D’AMOUR A HÉLÈNE (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2015




Illustration: Anne-Marie Zilberman
    
QUATRE POÈMES D’AMOUR A HÉLÈNE

Comme un fleuve s’est mis
A aimer son voyage
Un jour tu t’es trouvée
Dévêtue dans mes bras

Et je n’ai plus songé
Qu’à te couvrir de feuilles
De mains nues et de feuilles
Pour que tu n’aies point froid

Car t’aimais-je autrement
Qu’à travers tes eaux vives
Corps de femme un instant
Suspendu à mes doigts

Et pouvais-je poser
Sur tant de pierres chaudes
Un regard qui n’aurait
Été que du désir ?

Vierge tu réponds mieux
A l’obscure sentence
Que mon coeur fait peser
Doucement sur ton coeur

Et si j’ai le tourment
De ta métamorphose
C’est qu’il me faut aimer
Ton amour avant toi

(René Guy Cadou)

Recueil: Comme un oiseau dans la tête
Traduction:
Editions: Points

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Nous tournions le dos aux vitres (Jean-François Mathé)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2015



La neige était tombée, comme une sentence,
des arbres noirs et juges de ce paysage.
Nous voyagions près d’une voix éclairée de voyelles
qui n’avait sa source en aucun de nous,
mais en elle nous déposions nos blessures,
mais elle tirait de nous des nuages.
Allègement, dans les maisons désertes, sérénité,
regards évadés en nous-mêmes.

Nous tournions le dos aux vitres,
après avoir pris dans leur buée de quoi rêver.

(Jean-François Mathé)

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