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SUR LE LAC DU PARC AUX SENTEURS DE MOUSSE (Egon Schiele)

Posted by arbrealettres sur 16 août 2021



    

SUR LE LAC DU PARC AUX SENTEURS DE MOUSSE

cerné de noir,
glisse dans une écume irisée
le silencieux cygne haut et rond.

CYGNE BLANC

***

ÜBER DEN MOOSRIECHENDEN

schwarzumrandeten Parksee
gleitet im regenbogenfarbenen Schaum
der hohe ruhige runde Schwan.

WEISSER SCHWAN

(Egon Schiele)

 

Recueil: Moi, éternel enfant
Traduction:Nathalie Miolon
Editions: Comp’act

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Objets (Mireille Gaglio)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2021



Objets

C’était un vieux sac d’écolier
Tout éventré, oublié,
D’où quelques cahiers bâillaient…
Mais c’est mon vieux cartable,
Là, sous la table
Dans le grenier !

C’est en rangeant que je l’ai retrouvé,
Et avec lui une bouffée de mon passé :
La fraîcheur du lever,
La main de Papa sur mon visage,
Disant : »Réveille-toi, il est tard,
Tu vas être en retard ! »
C’est tout mon plus jeune âge…

Comme il a l’air désuet
Ce vieil objet !
Mais que de secrets,
Que de souvenirs écoulés,
Que d’orages !
C’est toute une page…
Des odeurs et des senteurs,
Des bonheurs, des malheurs,
Des joies et des solitudes,
Des contraintes et des habitudes …

Tout est là, dans ce vieux sac abandonné !

(Mireille Gaglio)

Illustration

 

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J’AIME TA LETTRE (Léopold Sédar Senghor)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2021




    
J’AIME TA LETTRE

J’aime ta lettre, plus douce que l’après-midi du Samedi
Et les vacances, ta parole de songe bleu.

La fragrance des mangues me monte à la nuque
Et comme un vin de palme un soir d’orage, l’arôme féminin des goyaves.

Les tempêtes suscitent les humeurs, le palais blanc s’ébranle dans ses assises de basalte
L’on est long à dormir, allongé sous la lampe sous la violette du Cap.
La saison s’est annoncée sur les toits aux vents violents du Sud-Ouest
Tendue de tornades, pétrie de passions.

Les roses altières les lauriers-roses délacent leurs derniers parfums
Signares à la fin du bal
Les fleurs se fanent délicates des bauhinias tigrées
Quand les tamariniers aux senteurs de citron allument leurs étoiles d’or.
Du ravin monte, assaillant mes narines, l’odeur des serpents noirs
Qui intronise l’hivernage.

Dans le parc les paons pavoisent, en la saison des amours.
Rutilent dessus les pelouses, pourpres princiers, les flamboyants
Aux coeurs splendides, et les grands canas d’écarlate et d’or.
M’assaillent toutes les odeurs de l’humidité primor-diale, et les pourritures opimes.
Ce sont noces de la chair et du sang — si seulement noces de l’âme, quand dans mes bras
Tu serais, mangue mûre et goyave ouverte, souffle inspirant ah ! haleine fraîche fervente…

J’aime ta lettre bleue, plus douce que l’hysope
Et sa tendresse, qui me dit que tu es m’amie.

(Léopold Sédar Senghor)

 

Recueil: Anthologie Poésie africaine six poètes d Afrique francophone
Traduction:
Editions: Points

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Mignonne, allons nous en dans un pays de songe (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2021



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Mignonne, allons nous en dans un pays de songe,
Joli, capricieux, absurde, comme vous,
Azuré d’impossible et fleuri de mensonges,
Où les arbres, les eaux et les ciels seront fous.

Regardez ! Le soleil sort de chez sa maîtresse
En galant négligé du matin, pâli, las,
Tandis qu’à l’horizon traînant sa noire tresse
Elle lui jette au nez des bouquets de lilas.

Lilas de l’aube, blancs lilas semés de perles !
Mettez à votre front ce nimbe gracieux.
La diane déjà chante au gosier des merles.
Les feuilles au réveil s’ouvrent comme des yeux.

Le ruisseau qui gazouille a pour vous des cascades
De diamant ou bien des miroirs de cristal.
Les cailloux du sentier roulent des noix de muscades,
Et l’écorce du bois est un bois de santal.

Le vent luxurieux sur vos lèvres dérobe
L’arôme des baisers et le vol des chansons,
Et le désir troublant qui dort sous votre robe
Fait courir un frisson d’amour dans les buissons.

Et sous vos pieds, vos mains, vos regards, votre haleine,
Tout va fleurir dans la foręt d’enchantement.
De fleurs aux mille noms pour que l’herbe soit pleine,
Ô fée, il vous suffit de m’aimer un moment.

L’héliotrope sombre embaumant la vanille,
L’aspérule aux relents de musc, le romarin,
La marjolaine en blanc qu’on nomme la gentille,
La sauge qui dans l’air met un souffle marin,

L’encens du basilic, la myrrhe des glycines,
L’oeillet qui sent le poivre et l’anis plein de miel,
La gueule ouverte rouge et or des capucines,
Le bleu myosotis, gouttelette de ciel,

La mauve, le muguet, les lis, les violettes,
Le chèvrefeuille avec ses coraux blancs-rosés,
La lavande, l’iris, le thym, ces cassolettes,
Tous les pois de senteur, ces papillons posés,

La jacinthe, l’arum, l’ache, les amarantes,
Les clochetons ambrés des pâles liserons,
Les roses, firmament d’aurores odorantes,
Tout va s’épanouir quand nous nous baiserons.

Au printemps de nos coeurs tout se mêle et s’enivre.
Étreintes de parfums, de formes, de couleurs !
Notre baiser d’aveu, comme un clairon de cuivre,
Sonne la charge en rut aux batailles des fleurs.

Mignonne, nous voici noyés dans cette foule.
Tu n’y peux échapper, c’est en vain que tu cours.
Les fleurs aiment encor sous ton pied qui les foule.
Sous nos corps enlacés les fleurs aiment toujours.

Leur sang coule embaumé du coeur de leurs calices,
Bu par les vents pareils à des chiens maraudeurs,
Qui traînent dans l’air chaud saturé des délices
Des lambeaux de couleurs, de formes et d’odeurs.

Elles meurent d’aimer. Elles meurent, qu’importe ?
Mort d’amour, ô le plus savoureux des trépas !
Et leur dernier soupir est un souffle qui porte
L’âpre besoin d’aimer ŕ ceux qui n’aiment pas.

O mignonne, mourrons comme ces fleurs qui s’aiment.
Donnons tout notre sang de désirs parfumé,
Et que les vents, grisés par nos baisers qu’ils sèment,
Aillent dire partout que nous avons aimé.

Qu’ils le disent au bois, au champ, à la ravine,
Le disent à la nuit et le disent au jour,
Qu’ils disent par sanglots notre extase divine
Au monde fatigué qui ne sait plus l’amour !

Qu’ils le disent au ciel, à la nature entière,
Qu’ils racontent que nous nous sommes épousés
Et que l’éternité de toute la matière
A fleuri ce jour-là dans un de nos baisers !

(Jean Richepin)

 Illustration: Dimitra Milan

 

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Le 17 avril est la journée mondiale de l’haïku (Buson),(Kyoroku),(Issa),(Bashô),(Moritake)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2021




    
Le 17 avril est la journée mondiale de l’haïku

Poem of the Week Ithaca 679 “International Haiku Poetry Day”

– All translations are made in collaboration with Germain Droogenbroodt –

From: “De mooiste Japanse haiku”, I & II
POINT Editions

Une corolle
qui retourne à sa tige
papillon pourpré
Moritake

Senteur de prunier
soudain paraît le soleil
traçant le sentier
Bashô

Coups de hache secs
au milieu des broussailles
frappement d’un pic
Issa

Charmer le Fuji seul
ne peuvent y réussir
les herbes vertes
Buson

Dans les champs de riz
elles flottent flétries
les fleurs du cerisier
Kyoroku

Adaptations Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache

***

Een bloesemblad
dat terugkeert naar zijn twijg
een purpervlinder
Moritake

Geur van pruimenbloei
plotseling verschijnt de zon
een bergpad trekkend
Bashô

Droge bijlslagen
te midden het kreupelbos
geklop van een specht
Issa

Alleen de Fuji
in te palmen lukt hen niet
de groene grassen
Buson

In de rijstvelden
drijven ze nu reeds verwelkt
de kersenbloesems
Kyoroku

Herdichting Germain Droogenbroodt

***

La flor caída
regresando a su rama
una mariposa
Moritake

Olor de la flor
de repente el sol
traza una senda
Bashô

Golpes de hacha
dentro de la maleza
pájaro carpintero
Issa

Sólo al Fuji
no alcanzan a copar
las hierbas verdes
Buson

Flotan marchitas
en los campos de arroz
flores del cerezo
Kyoroku

Adaptación: Germain Droogenbroodt – Rafael Carcelén

***

The leaf of a rose
returning to its long stem,
purple butterfly.
Moritake

Smell of plum blossom—
suddenly the sun appears
brighting a pathway.
Bashô

Dry axes chopping
amid the distant thicket—
woodpeckers knocking.
Issa

Only the Fuji
do not succeed to capture
the tall green grasses
Buson

In the fall rice fields
already withered, floating,
the cherry blossoms
Kyoroku

English versions by Germain Droogenbroodt – Stanley Barkan

***

Un petalo
ritorna al suo ramo –
farfalla violetta
Moritake

Profumo di fiori di prugno
all’improvviso il sole
traccia un sentiero di montagna
Bashô

Secca batte l’ascia
in mezzo alla ceppaia
colpi d’un picchio
Issa

Solo il Fuji
non riescono a cogliere
la verde erba
Buson

Nei campi dei riso
galleggiano già vizzi
fiori di ciliegio
Kyoroku

A cura di Germain Droogenbroodt e Luca Benassi

***

Ein Blütenblatt
das zu seinem Zweig zurückkehrt
ein Purpurschmetterling
Moritake

Duft von Pflaumenblüten
plötzlich erscheint die Sonne
einen Bergpfad zeichnen
Bashô

Trockene Axthiebe
inmitten des Unterholzes
Klopfen eines Spechts
Issa

Nur den Fuji
einzunehmen gelingt ihnen nicht
den grünen Gräsern
Buson

In den Reisfeldern
sind sie bereits verwelkt
die Kirschblüten
Kyoroku

Nachdichtung von Germain Droogenbroodt – Wolfgang Klinck

***

Perfume de ameixas
de repente surge o sol
desenha o caminho
Bashô

Golpes de machado
no meio de ervas daninhas
vê-se um pica-pau
(era um assovio)
Issa

Somente no Fuji
não se consegue alcançar
as verdes verduras
Buson

Nos campos de arroz
pairam flores fenecidas
dessas cerejeiras
Kyoroku

Uma folha em flor
que se envolve no seu ramo
mariposa purpura
Moritake

Tradução ao português: José Eduardo Degrazia.

***

Prufumu di ciuri di prugna
Lu suli appari nta na botta
Disignannu nu sinteru ntâ muntagna
Basho

Corpa d’accetta sicchi
Ntô menzu dû boscu
Li botti di lu picchiu.
Issa

Sulu lu Fuji
Non ponnu catturari
Li erbi virdi.
Kyoruku

Li ciuri dî girasi
Bbulanu già sicchi
Nta li riseri.
Buson

Na pampina ciuruta
Ritorna ô so ramu
Un pappagghiuni viola
Moritake

Traduzioni in sicilianu di Gaetano Cipolla

***

Petala florii
se-ntoarce către ramuri
un flutur bălțat
Moritake

Parfum de flori de prun
brusc soarele răsare
trasând cărarea
Bashô

Toporul cade sec
spintecă buturuga
lovind cu ciocul
Issa

Pe Fuji poate
să-l surprindă în asalt
doar iarba verde
Buson

Lanul de orez
deja pălește veșted
cireș în floare
Kyoroku

Traducere și versificație: Gabriela Căluțiu Sonnenberg

***

Zapach kwitnącej śliwy
nagle wstaje słońce
ukazując górską ścieżkę
Bashô

Suche uderzenia siekiery
pośrodku zagajnika
pukanie dzięcioła
Issa

Tylko na górze Fudżi
nie udaje się zapanować
zielonym trawom
Buson

Na ryżowe pola
wzlatują zwiędłe już
kwiaty wiśni
Kyoroku

Płatek kwiatu
wracający na swą gałązkę —
purpurowy motyl
Moritake

Przekład pośredni na polski: Mirosław Grudzień — Małgorzata Żurecka
Translation into Polish by Mirosław Grudzień — Małgorzata Żurecka

***

梅花的气味
突然太阳出现了
在画一山路
巴索

***
干燥的斧头
在灌木丛中猛击
啄木鸟的敲门声
伊萨

***
只有这些紫藤
它们没法成功地捕获
这些茵茵绿草
布森

***
在这些稻田里
它们已经枯萎飘落
这些樱花瓣
九宫

***
片花叶
在返回它的细枝——
只紫蝴蝶
森岳

提 供:比利时 杰曼·卓根布鲁特
汉 译:中 国 周道模 2021-4-13
Translation into Chinese by William Zhou

***

أفريل اليوم العالمي لشعر الهايكو.

تعبق رائحة الخوخ
وتبزغ الشمس على حين غرة
فتشق طريقها عبر الجبال
باشو
يضرب الفأس الجاف
وسط قطعة الخشب
مثل وقع نقار الخشب
عيسى
وحدها شجرة الفوجي
لا تظفر بالإمساك
بالأعشاب الخضراء
بوسون
في حقول الأرز
التي تطفو وهي ذاوية
هناك يزدهر الكرز
كيوروكو
ورقة مزدهرة
تؤوب إلى غصنها
كأنها فراشة أرجوانية
موريتاكي
تقديم:
ترجمته عن الإنجليزية: سارة سليم
Translation into Arab by Sara Slim

***

बेर का फूल
अचानक सूरज दिखाई देता है
एक पहाड़ी रास्ता खींचता है
बाशो

***
सूखी कुल्हाड़ी
नकल के बीच में
एक कठफोड़वा की दस्तक
इसा

***
केवल फुजी पहाड़
वे पकड़ने में सफल नहीं होते हैं
हरी घास
बुसान

***
चावल के खेतों में
वे पहले से ही तैर रहे हैं
मुरझाया हुआ
चेरी खिल जाती है
क्यरोकू

***
एक फूली हुई पत्ती
अपनी टहनी पर लौटते हुए –
एक बैंगनी तितली
मोरिटेक

Translation in Hindi by Jyotirmaya Thakur

***

花の恵
自由短し
桜散る

まだ乙女の白
巴旦杏の花
春告げる

灰色が
突如あけぼの
ツグミの音

蛍火の
煌めく歓喜
我にありし

ジャーマン・ドローゲンブロート
(訳:上村多恵子+角倉マリ子)
Translation into Japanese by Taeko Uemura & Mariko Kakukura

***

عطر شکوفه‌های آلو
ناگهان خورشید پدیدار می‌شود
در حال کشیدن جاده‌های کوهستانی
باشو
***
چون تبر خشک ضربه میزند
در میان بیشه‌زار
دارکوب
عیسی
***
تنها در فوجی
آنها به موفق به دربند کردن
سبزه‌زارها نمی‌شوند
بوسون
***
در مزارع برنج
شکوفه‌های گیلاس
شناور بر روی آب خشکیده‌اند
کیوروکو
***
برگى از شكوفه
به شاخه‌اش بازمی‌گردد
با پروانه‌ایی بنفش
موریتاکه
ترجمه: سپیده زمانی

Translation into Farsi by Sepideh Zamani

***

Аромат на сливов цвят
внезапно слънцето се появява
рисувайки планинска пътека

Башо
***
Суха брадва свири
в средата на горичката
удар на кълвач

Иса
***

Само на Фуджи
няма да успеят да докоснат
зелените треви

Бусон
***
В оризовите полета
вече плуват изсъхнали
черешовите цветове

Киороку
***
Зелената клонка
отново разцъфтява –
пурпурна пеперуда

Моритаке

превод от английски: Иван Христов
Translation into Bulgarian by Ivan Hristov

***

Blómkrónublaðið
komið aftur á stilkinn –
djúprautt fiðrildi
Moritake

Ilma plómublóm
skyndilega birtist sól
teiknar fjallastíg
Bashô

Heyrast axarhögg
í miðjum kjarrskóginum
spætan að banka
Issa

Bara Fujifjall
alrei ná þeir á sitt vald
grænu grösunum
Buson

Hrisgrjónaakrarnir
í þeim fljóta strax sölnuð
kirsuberjablóm
Kyoroku

Þór Stefánsson þýddi samkvæmt enskri þýðingu Germains Droogenbroodt
Translation into Icelandic by Þór Stefánsson

***

Пахнет сливами
вдруг встает солнце
тянет за собой горную дорогу
Мацу Басё

Сухие удары топора
посреди густой чащи
стук дятла
Кобаяси Исса

Только Фудзияму
они не смогли укрыть
зеленые травы
Ёса Бусон

Среди рисовых полей
увядая, они летят
лепестки сакуры
Кюроку

Лепесток
что вернулся на ветку –
алая бабочка
Аракида Моритакэ

Стихотворное изложение Гермайна Дрогенбродта
Перевод на русский язык Дарьи Мишуевой
Translation into Russian by Daria Mishueva

***

Amoy bulaklak ng mansanitas
biglang sumikat ang araw
gumuhit ng isang daanan sa bundok
Bashô
***

Tuyong hampas ng palakol
sa gitna ng kakahuyan
kumakatok na karpenterong maliit
Issa

***

Tanging ang Fuji,
hindi sila nagtagumpay mahuli
ang berdeng mga damo
Buson

***

Sa palayan
nakalutang na sila
ang bulaklak ng seresa
Kyoroku

***

Bumukadkad na dahon
nagbalik sa kanyang tangkay
kulay lila na paru-paro
Moritake

Rendering Germain Droogenbroodt
Translation into Filipino by Eden Soriano Trinidad

***
שיר השבוע 679 – שירי הייקו
ה-17 באפריל הוא יום שירת ההייקו הבינלאומי
הנה כמה הייקואים, שבחר המשורר והמתרגם ג’רמיין
דרוגנברודט, יוזם ומוביל הפרוייקט.
רֵ יח ַ פְּ רִ יח תַשָׁ זִ יףַ
פֶּ ת ע מוֹ פִ יעָׁ הַה שֶּ מֶּ שַ
רוֹ שֶּ מֶּ תַ שְּ בִ ילַהָׁ רִ יםַ
באשו
***
מ ּכוֹ תַַג רְּ זֶּןַַיְּ בֵ שוֹ תַ
בְּ מ עֲבֵַהַה סְּ ב ךַ
נְּ קִ ישָׁ הַ שֶּ לַנ קָׁ רַ
איסא
***
ר קַַאֶּ תַַה פּוגִ ‘יַ
אֵ יןַַהֵ םַַמ צְּ לִ יחִ יםַַלִ לְּ ּכֹ דַ
הָׁ עֲשָׁ בִ יםַַה יְּ רֻ קִ יםַ
בוסון
***
בִ שְּ דוֹ תַַהָׁ אֹ רֶּ זַ
ּכְּ בָׁ רַַצָׁ פוֹ תַַקְּ מֵ לוֹ תַ
פְּ רִ יחוֹ תַַה דֻ בְּ דְּ בָׁ ןַ
קיורוקו
***
עָׁ לֶּהַַפוֹ רֵ ח ַ
חוֹ זֵרַַאֶּ לַַהֶּ עָׁ נָׁףַַ-ַַ
פ רְּ פַָׁרַַסָׁ גֹ לַ
מוריטקה

Translation into Hebrew by Dorit Weisman

***
ப்ளம் கனியின் நறுமணம் வந்துவிட்டது
திடீரென கதிரவன் எழுந்துவிட்டான்
மலைப்பாதையை வரைந்தும்கொண்டே!
Basho

வரண்ட கொடாரி வருகிறது
சிறு காட்டின் நடுவே
மரங்கொத்திப் பறவையின் கைச்சொடுக்கோடு!
Issa

ஃப்யூஜி மாத்திரமே
பிடிப்பதைல் வெற்றி பெறுவதில்லை
பசும் புற்களை!
Buson

அரிசி வயலில்
ஏற்கெனவே உதிரும் நிலை
செர்ரி பழுக்கிறது.
Kyoroku

மலர்ந்த இலை
தனது கிளைக்குத் திரும்புகிறது
ஊதா வண்ணத்துப் பூச்சியாக!
Moritake

Rendering Germain Droogenbroodt
Translation in Tamil by Dr. N V Subbaraman

***

Bîhna kulîken huliyan
ji nişkava roj hiltê
şverêyek dineqşîne
Başô

Lêdana bivir li êzingê hişk
di nîvê binî de
lêdana darkutekê
Issa

Her Fuji
weha bê gotin nikanî
giyayên hişîn bidestxistana
Buson

Li kewşenên birincê
ew êdî çelmisîne
kulîkên dargêlasan
Kyoroku

Peleke hişîn
ku li pîkê xwe vedigere
pêpilwîskeke rengîn
Moritake

Wergera serbest ji aliyê Germain Groogenbroodt ve
Translation into Kurdish by Hussein Habasch

***

বরই ফুলের গন্ধ
হঠাৎ উঁকি দেয় সূর্য
এঁকে দেয় পর্বত পথ
Bashô

***
শুকনো কুড়াল দেয় আঘাত
মধ্যখানে ঝোঁপের
কাঠঠোকরা দেয় টোকা
Issa

***
শুধুমাত্র ফুজি
হয়না সফল ধরতে
সবুজ ঘাস গুলিকে
Buson

***
ধানের ক্ষেতে
যায় শুকিয়ে
চেরি ফুলের পুষ্প বিকাশ
Moritake

উপস্থাপনা -জার্মেইন ড্রোজেনব্রুড্ট
Bangla Translation- Tabassum Tahmina Shagufta Hussein

***

Boladh bhláth crann plumaí
léiríonn ga gréine cosán
ar bhóthar sléibhe
Bashô

Clabhta toll tua
i lár na roschoille
cnag an cnagaire
Issa

Maidir le Fujiyama
is ann amháin nár éirigh leo
glaise an fhéir a léiriú
Buson

Sna goirt ríse
feictear ar snámh bláthanna feoite
na gcrann silíní
Kyoroku

Peiteal bhláth crann plumaí
ag athfhás ar an gcraobhóg –
féileacán corcra
Moritake

Aistriúchán Rua Breathnach

***

Serbian
Miris šljivinog cveta
Odjednom se pojavi sunce
i slika šumsku putanju
Bashô

Tupi udarci sekire
usred stabla
kucanje detlića
Issa

Samo Fuji
ne uspeva da zarobi
zelene trave
Buson

U pirinčanim poljima
već plivaju uvele
latice trešnjinog cveća
Kyoroku

Cvetna latica
se vraća svojoj grani-
ljubičasti leptir
Moritake

Slobodan prevod Germain Droogenbroodt
Sa engleskog prevelar S. Piksiades
Translation into Serbian by S. Piksiades

***

Мирис на сливов цвет
одеднаш сонцето се јавува
црта планинска патeка
Башо

***
Сува секира свири
среде изданокот
удар на клукајдрвец
Иса

***
Само на Фуџи
нема да ги најдат
зелените тревки
Бусон

***
Во оризовите полиња
веќе пловат исушени
црешовите цветови
Киороку

***
Едно цветно ливче
се враќа на својата гранка –
виолетова пеперутка
Моритаке

Избор: Гермаин Другенбрут
Превод од англиски на македонски јазик: Даниела Андоновска-Трајковска
Translation from English into Macedonian: Daniela Andonovska-Trajkovska

***

Վարդի տերևը
իր երկար ցողունին է վերադարձնում
մանուշակագույն թիթեռին:
Մորիթակե

***

Սալորի ծաղկի բույրը.
հանկարծ հայտնվում է արևը՝
լուսավորելով արահետը:
Բասյո

***
Չոր կացնի հարվածները
հեռավոր թավուտում.
փայտփորիկի թակոցը:
Իսսա

***
Միայն Ֆուջիին
չհաջողվեց գերևարել
բարձր կանաչ խոտերը:
Բուսոն

***
Աշնանը բրնձի դաշտերում
արդեն թառամած լողում են
բալենու ծաղիկները:
Կյորոկու

Հայերեն թարգմանությունը՝ Արմենուհի Սիսյանի
Translation into Armenian by Armenuhi Sisyan

Recueil: Ithaca 679
Editions: POINT
Site: http://www.point-editions.com/en/

FRIENDS ITHACA
Holland: https://boekenplan.nl
Poland: http://www.poetrybridges.com.pl
France: https://arbrealettres.wordpress.com
Poland: http://www.poetrybridges.com.pl
Romania: http://www.logossiagape.ro; http://la-gamba.net/ro; http://climate.literare.ro; http://www.curteadelaarges.ro.; https://cetatealuibucur.wordpress.com
Spain: https://www.point-editions.com; https://www.luzcultural.com
India: https://nvsr.wordpress.com; https://ourpoetryarchive.blogspot.com>
USA-Romania: http://www.iwj-magazine.com/journal02

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Le jardin nouveau (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2020


Voici le nouveau jardin
Si tu es en larmes encore
à toi il s’offre

Si tu ouvres les yeux
voici les iris
Si tu tends la main
voici les pivoines

Si tu répands ta chevelure
Voici, de senteur en senteur
Tous les sentiers de la flagrance
menant vers les herbes infinies
Vers la fontaine
jaillie du tombeau

Si tu as soif encore
A toi il s’offre

le jardin nouveau

(François Cheng)

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On boit parfois la nuit comme un vin (Jean-Pierre Siméon)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2020



Illustration: F.A. Moore
    
On boit parfois la nuit comme un vin
Versé dans un grand verre rond

Senteurs boisées

Le silence a du corps

Une épaisseur d’ombre
Chaude
Court dans le sang

L’ivresse a les mains douces

Joie obscure et apaisée
Dormante

Nuit longue en bouche

(Jean-Pierre Siméon)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Numéro 130
Traduction:
Editions: Revue Friches

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Tendresse (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2020




J’ai connu un commissaire de police
qui était clown en dehors de ses heures de service

J’ai connu des glycines roses plus que la rose elle-même
c’était dans un jardin
chez les Bénédictins
à Solesmes
J’ai connu des cinémas pour bonbons à la menthe
j’ai connu ce vieux zèbre triste qui se lamente
et lentement se décolore au Jardin des Plantes
J’ai même connu l’homme qui prêtait sa voix pour l’horloge parlante
mais un matin lavé de ma vie de mes livres
neuf comme une larme Adieu tour Eiffel
je reviendrai vers l’arbre aux sources du vivre
apprendre à chanter pour le vent

Et le vent m’apprendra les parfums de la plaine
et le vent m’apprendra les senteurs de l’été
Coquillages d’odeurs dans la brume incrustés
vous ne reviendrez plus aviver quelque peine
Non je n’ai plus soif et je laisse
cette vie d’ardoise et de pierre
couler couler
et déborder les verres

Tendresse

(Francis Blanche)

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LE CHANT DES HUMILIES (Srecko Kosovel)

Posted by arbrealettres sur 24 février 2020



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LE CHANT DES HUMILIES

Dans l’âpre senteur des multiples sauces,
Parmi les cris, j’avance sur le pavé gris,
Les enfants sont des vieux d’affreuse expérience,
Leur face ne trahit santé, rire, ni rêves.

En cheveux à midi,
Affublées de chiffons,
Les femmes portent le déjeuner dans des cruches,
Leur oeil est mort, leur coeur est mort.

Et je vais parmi elles dans l’horreur de connaltre
Derrière chaque face, une face de vengeance,
Qui se lève à chaque instant comme la mer
Dans ce lit étroit de poissons pourrissants.

(Srecko Kosovel)

Illustration: Dastid Miluka

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Nues (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 31 janvier 2020


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Aux imminentes nues
l’été se révèle transparence
De la chair fragrance
plus que le toucher aérienne

Par les brèches des ruines
arrivent les senteurs d’orage
Soif devenant don
hors-ciel dahlias du jour …

Aux imminentes nues
la terre soudain s’ouvre aux larmes
Proche du corps du coeur
pluie de pétales, extase d’étoiles

(François Cheng)

Illustration

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