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Poésie

Posts Tagged ‘séparer’

Allant ou revenant (Semimaru)

Posted by arbrealettres sur 12 août 2018



Allant ou revenant

Ceci, en vérité est le lieu où,
Allant ou revenant,
On se sépare,
Se connaissant ou ne se connaissant pas,
On se rencontre: c’est la Barrière d’Ôsaka.

(Semimaru)


Illustration: Hokusaï

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Cette rue spacieuse (Hala Mohammad)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2018



Illustration: Benoit Havard 
    
Cette rue spacieuse
N’est pas la mer
Ces passants
Aux pas lents
Ne sont pas des barques de pêche.
Leurs sourires humides
Ne sont pas des gouttes de pluie.

Seuls
Les objets dans leurs mains
Les séparent de la terre.

***

(Hala Mohammad)

 

Recueil: Ce peu de vie
Traduction: Antoine Jockey
Editions: Al Manar

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Il est extrêmement touchant (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2018



Il est extrêmement touchant
De ne pas savoir s’exprimer
D’être trop évidemment responsable
Des erreurs d’un inconnu
Qui parle une langue étrangère
D’être au jour et dans les les yeux fermés
D’un autre qui ne croit qu’à son existence.

Les merveilles des ténèbres à gagner
D’êtres invisibles mais libératrices
Tout entières dans chaque tête
Folles de solitude

Au déclin de la force et de la forme humaine
Et tout est dans la tête
Aussi bien la force mortelle que la forme humaine
Et tout ce qui sépare un homme de lui-même
La solitude de tous les êtres.

(Paul Eluard)


Illustration: Gilbert Garcin

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Empédocle (Gérard Macé)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2018




    
Le vivace aujourd’hui,
le vorace autrefois ont laissé des traces de leur combat
au bord du vide, où pousse une fleur bleue
juste à côté des sandales d’Empédocle. Philosophe
au front brûlant, purificateur isolant l’amour
et le poison dont la haine a besoin
pour séparer les éléments,
je pense à toi quand j’ai la fièvre et des visions.

Icare au bord du gouffre, en proie
au vertige au-dessus du volcan, attiré
par un soleil bas qui brûle même en hiver,
ton envol à l’envers me donne encore des frissons.

(Gérard Macé)

 

Recueil: Homère au royaume des morts a les yeux ouverts
Traduction:
Editions: Le bruit du temps

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Tout un pays (Philippe Leuckx)

Posted by arbrealettres sur 7 juillet 2018



Illustration: Rafal Olbinski 
    
Tout un pays
Toute une géographie
Nous sépare
Et que vaut
Ce coeur qui poursuit
Continue de battre ?

(Philippe Leuckx)

 

Recueil: Quelques mains de poèmes
Traduction:
Editions: l’Arbre à paroles

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A quoi bon dresser des murailles (Thierry Cazals)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2018



 

James Zwadlo vbrl

A quoi bon dresser des murailles

dans ta rue, il y a
des passants, des pastèques
des flic-floc dans les flaques
des cagettes d’igname et de manioc
des bazars turcs
des coiffeurs pakistanais
des tailleurs juifs
deux joueurs de go poussant leur pions
sur la nappe en papier
d’un restaurant chinois

ton corps
est prêt à tout accueillir

tout

à quoi bon dresser des murailles
pour séparer les différentes couleurs
du vent?

(Thierry Cazals)

Illustration: James Zwadlo

 

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Où est-il, l’enfant que je fus ? (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2018



Où est-il, l’enfant que je fus ?
Est-il en moi ? Est-il parti ?

Sait-il que je ne l’ai aimé
et qu’il ne m’aimait pas non plus ?

Pourquoi tout ce long bout de route,
et grandir pour nous séparer ?

Pourquoi n’être pas morts tous deux
avec la mort de mon enfance ?

Pourquoi, si mon âme est tombée,
ai-je conservé mon squelette ?

(Pablo Neruda)

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Mélancolie (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2018




    
Visage du présent. Visage du passé.
Un voile les sépare. Un rideau humide.
L’oeil, encore brouillé, d’une larme ancienne.
Mélancolie. Mélancolie.

Nous mourons de ce qui nous réduit.

(Edmond Jabès)

 

Recueil: Le Seuil Le Sable Poésies complètes 1943-1988
Traduction:
Editions: Gallimard

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À l’infini (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018




    
À l’infini

Là-haut, tu es. Là-haut quoiqu’il advienne,
femme-soleil d’un miracle à jamais
que rien ne sépare de la pure lumière
ni du souffle ascendant de notre amour promis

à une autre altitude. Tu es là, hors d’atteinte,
hors du monde où meurent les âmes et les corps.
Tu danses sur l’horizon que je porte en moi
pour abolir l’espace et le temps. Tu vis à l’infini.

(André Velter)

 

 

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Chaque heure, chaque instant possède son Esprit gardien spécifique (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2018



Hommage aux anges
[24]

Chaque heure, chaque instant
possède son Esprit gardien spécifique ;

l’aiguille du réveil, minute après minute,
clique autour de son orbite prescrite ;

mais cette étrange perfection mécanique
ne devrait pas séparer, plutôt relier,

notre vie, cette éclipse temporaire
à cette autre…

***

Every hour, every moment
has its specific attendant Spirit;

the clock-hand, minute by minute,
ticks round its prescribed orbit;

but this curious mechanical perfection
should not separate but relate rather,

our life, this temporary eclipse
to that other …

(Hilda Doolittle)

Illustration

 

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