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Poésie

Posts Tagged ‘s’éparpiller’

Petit à petit (Matsuo Basho)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2019



    

Illustration: Kawase Hasui 

(Matsuo Basho)

 

Recueil: Les plus beaux HAÏKU(S)
Traduction: Akié Boulard
Editions: Arichi

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NEIGE (Marie-Claire d’Orbaix)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2019



 

NEIGE

Il neige, d’une légère et rêveuse,
Et folâtre et flâneuse,
Et neuve neige.
Depuis le matin,
A pas dansants, elle vient
Du fond paisible
Des horizons aériens.
Depuis le matin,
Vers le coeur des petites filles
Descend un rêve battant,
Car n’est pour elles que s’éparpille
Le vol de ces blancs mouvements.

Neigez, ma pure et belle lumière,
Sur les visages et les chaumières,
O silence en fleur qui tombe,
Sur la nuit et les pleurs du monde…

(Marie-Claire d’Orbaix)

 

 

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T’appartient-il, Seigneur (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2019



    

T’appartient-il, Seigneur, de participer à la félicité de ce rythme?
d’être lancé, perdu, brisé dans le tourbillon de cette formidable joie?

Toute chose se précipite, sans arrêt, sans regard en arrière,
sans qu’aucun pouvoir puisse bien retenir,
toutes les choses se précipitent.

Emboîtant le pas au rythme de cette musique inlassée,
chaque saison accourt en dansant, puis passe outre
— couleurs, tons et parfums déversent d’infinies cascades
dans cette surabondante joie qui s’éparpille
et se renonce et meurt à tout moment.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: L’offrande lyrique
Traduction: André Gide
Editions: Gallimard

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STAR (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2018



Illustration: Renaud Baltzinger
    
STAR

Mon âme s’est cassée
Je m’éparpille en moi…
Une peur
Me bascule, me secoue
Pas de coin où ma peur se cloue
A un sommeil oublieux.

(Fernando Pessoa)

 

Recueil: Poèmes français
Traduction:
Editions: de la Différence

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Est-ce ainsi que les hommes vivent (Louis Aragon)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2018



Illustration: Lucie Llong
    
Est-ce ainsi que les hommes vivent
(adaptation de Léo Ferré)

Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
À quoi bon puisque c’est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m’éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j’ai cru trouver un pays.

Coeur léger coeur changeant coeur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Je n’avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m’endormais comme le bruit.

C’était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d’épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j’y tenais mal mon rôle
C’était de n’y comprendre rien

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent

Dans le quartier Hohenzollern
Entre La Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un coeur d’hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais m’allonger près d’elle
Dans les hoquets du pianola.

Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke.

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faïence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n’en est jamais revenu.

Il est d’autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t’en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton coeur
Un dragon plongea son couteau

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

(Louis Aragon)

 

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À nouveau (Jacques Izoard)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2018



Illustration
    
À nouveau, les vétilles, les lacunes
et le saint tremblement du regard.
Tout s’émiette et l’on ramasse.
papiers lacérés, poussières, osselets.
S’éparpillent alors les mots
qu’on a dû abandonner.

(Jacques Izoard)

 

Recueil: Lieux épars
Traduction:
Editions: De la Différence

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D’une maison à l’orée de l’oreille (Jacques Izoard)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2018




    
D’une maison à l’orée de l’oreille
j’entends glapissements et cris.
Mais où vivent nos membres ?
Disséminés et à bout de souffle
ils s’éparpillent encore.
Sous la chambre et l’escalier.

(Jacques Izoard)

 

Recueil: Lieux épars
Traduction:
Editions: De la Différence

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Les pétales du rosier jaune (Bashô)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2018



    
Les pétales du rosier jaune :
S’éparpillent-ils
Au bruit de la cascade ?

(Bashô)

 

Recueil: Haïku
Traduction: Philippe Jaccottet
Editions: Fata Morga

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Imprescriptible (Jean Grosjean)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018




    
Imprescriptible

L’immersion en ta beauté,
les noces des fleurs, les rengaines des passereaux,
les rires des enfants, les sonnailles des chevaux,
les geignements des chars, la senteur du foin…

Et dans l’entrebâillement des frondaisons,
un échantillon d’azur traversé par la course des nuages
dont l’incandescence s’éparpille
au fond de mon coeur comme des pétales.

(Jean Grosjean)

 

Recueil: Les parvis
Traduction:
Editions: Gallimard

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Passé les dunes (Hélène Dorion)

Posted by arbrealettres sur 17 mars 2018




    
Passé les dunes, la pente abrupte
mène vers la mer. La perspective se modifie
légèrement, les nuages et les galets
se fondent, le vent s’éparpille sur la peau

et si l’on porte à l’oreille un coquillage
on entend murmurer chaque souvenir
laissé là, enfoui sous les marées.

Alors le Derviche, avec l’écume, avec le sable
pénètre la mesure
— l’univers, le rien —
souffle comme il danse :
secoue les draps de l’âme.

(Hélène Dorion)

 

Recueil: Ravir les lieux
Traduction:
Editions: Editions: La différence

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