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Poésie

Posts Tagged ‘serpenter’

Le vent printanier (Dodohei Tsuzuki)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2017



Le vent printanier
lentement serpente
sur la pente

(Dodohei Tsuzuki)

Illustration

 

 

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Une légère brise (Alain Jean-André)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2017




    
une légère brise pousse les nuages blancs
vers les montagnes bleues
je marche au milieu des chênes et des hêtres
sur un chemin silencieux
ma joie, qui peut la comprendre

je ne ramène rien de la forêt
ni bois mort ni champignon
je cueille seulement un bouquet de silence
qui brûle doucement dans ma poitrine

dans l’herbe sèche piquée de fleurs jaunes et bleues
le vent soulève des vagues d’or
le ciel de septembre est vide et bleu
en bas, à travers les buissons d’aubépine
je vois la rivière qui serpente au fond de la vallée

(Alain Jean-André)

 

Recueil: Chemins profonds
Editions: Jacques Brémond

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Fleuve, lune et fleurs printanières (Zhang Ruoxu)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2017



Illustration: Koho Shoda 

    

Fleuve, lune et fleurs printanières

Au printemps le fleuve déborde, s’unissant à la mer,
De l’océan, la lune monte avec la marée;
Scintillante, suivant les flots sur dix mille lis,
La lune glisse omniprésente le long du fleuve au printemps.

Le courant serpente entre les prairies parfumées,
Les arbres fleuris deviennent neigeux sous les rayons argentés;
Dans l’air qui semble condensé, se meut le givre
Qui voile les rives sablonneuses, à peine distinctes.

Ciel et fleuve, sans l ‘ombre d ‘une poussière, forment un camaïeu pur,
Au-dessus duquel brille une lune solitaire dans le firmament infini;
Qui fut le premier à contempler la lune au bord du fleuve?
Et quand pour la première fois, la lune a-t-elle éclairé la nuit?

La vie se perpétue, génération après génération,
Fleuve et lune paraissent immuables, année après année.
Innombrables sont les hommes qui s’en sont allés sous cette lune,
Seul demeure le grand Yangtsé charriant ses eaux précipitées.

Autant me semble, éloigné ce flocon de nuage qui va s’effilochant,
Autant est triste l’homme sur la rive aux érables verts;
Cette nuit-dans quelle maison, pense-t-on au voyageur sur l ‘eau
Sous cette lune qui s’attriste d’éclairer en solitaire le pavillon vide?

Elle s’y attarde, comme accrochée par dessus son toit,
Et pénètre le boudoir habité par une âme esseulée.
Elle se présente, insistante, à la fenêtre au rideau tiré,
Indélébile sur la planche où tomberont les coups du battoir.

A cette heure, à défaut de nouvelle, nous regardons la même lune,
Mais je voudrais être un de ces rayons qui te caresse…
Que l ‘oie sauvage porte mon message aussi loin que la lune!
Que les ondes nées des ébats des poissons composent mon courrier!

La nuit précédente, un rêve, où les pétales tombaient sur l’étang;
La mi-printemps déjà passée, et toi, malheureuse, tu ne me reviens pas…
Avec les eaux du fleuve, le printemps touche presque à sa fin,
A l’ouest, près de l ‘étang, la lune est sur son déclin;

Elle va bientôt se coucher au fond de la mer brumeuse,
Mais longue est la route, avant que les fleuves, Xiao et Xiang se rejoignent:
Combien sont-ils, ceux qui rentrent au clair de lune, cette nuit-là?
A la lune déclinée, les arbres du fleuve soupirent, mélancoliques.

***

春江潮水连海平,
海上明月共潮升。
滟滟随波千万里,
何处春江无月明!

江流宛转绕芳甸,
月照花林皆似霰;
空里流霜不觉飞,
汀上白沙看不见。

江天一色无纤尘,
皎皎空中孤月轮 。
江畔何人初见月?
江月何年初照人?

人生代代无穷已,
江月年年只相似;
不知江月照何人,
但见长江送流水。

白云一片去悠悠,
青枫浦上不胜愁。
谁家今夜扁舟子?
何处相思明月楼?

可怜楼上月徘徊,
应照离人妆镜台。
玉户帘中卷不去,
捣衣砧上拂还来。

此时相望不相闻,
愿逐月华流照君。
鸿雁长飞光不度,
鱼龙潜跃水成文。

昨夜闲潭梦落花,
可怜春半不还家。
江水流春去欲尽,
江潭落月复西斜。

斜月沉沉藏海雾,
碣石潇湘无限路。
不知乘月几人归,
落月摇情满江树。

(Zhang Ruoxu)

 

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La montagne n’est que silence et solitude (Wang Wei)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



 

La montagne n’est que silence et solitude

J’aime les sources pures
qui serpentent
entre les rochers;

j’aime une cabane rustique,
paisiblement assise
au milieu des pins.

(Wang Wei)

Illustration: Wang Wei 

 

 

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J’appelle poésie (Pascal Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2017



 

J’appelle poésie cette intrigue de l’infini
où je me fais auteur de ce que je vois, de ce que j’entends.
Musique et pensée.
Poignée d’images dans la brume.
Vallées qui serpentent.
Pourquoi faudrait-il que la mort
soit la religion absolue ?
L’oeil habillé d’une paupière
n’est pas dans la tombe.
D’ailleurs,
placé en ce lieu de parole qui fait parole,
rien ne meurt qui a commencé.

(Pascal Boulanger)

 Illustration

 

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PALISSADES (László Marsall)

Posted by arbrealettres sur 13 février 2017



rosier

PALISSADES

Palissades de pieux
des incarnés

en guise de parole
dialecte du mutisme
où rien ne dit le mot

entre deux pieux
serpente une interrogation
la branche d’un rosier grimpant

c’est le monde des côtes nues
dès lors plus dissimulable
la respiration créatrice

finalement
nous coupons la rose-interrogation
trop proche de nous-mêmes

il n’est de réponse à rien.

(László Marsall)

 Illustration

 

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Sur le Balcon (Verlaine)

Posted by arbrealettres sur 26 janvier 2017



Toutes deux regardaient s’enfuir les hirondelles :
L’une pâle aux cheveux de jais, et l’autre blonde
Et rose, et leurs peignoirs légers de vieille blonde
Vaguement serpentaient, nuages, autour d’elles.

Et toutes deux, avec des langueurs d’asphodèles,
Tandis qu’au ciel montait la lune molle et ronde,
Savouraient à longs traits l’émotion profonde
Du soir et le bonheur triste des cœurs fidèles.

Telles, leurs bras pressant, moites, leurs tailles souples,
Couple étrange qui prend pitié des autres couples,
Telles, sur le balcon, rêvaient les jeunes femmes.

Derrière elles, au fond du retrait riche et sombre,
Emphatique comme un trône de mélodrame
Et plein d’odeurs, le Lit, défait, s’ouvrait dans l’ombre.

(Verlaine)

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Sur ses propres ailes (Sylvie Brès)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2016



Sur ses propres ailes

Ça n’a pas de visage
pas d’esprit
pas plus de forme
ni de nom pourtant ça vit
ça pousse et tu obtempères.

Ça n’a pas de rivage
pas de but
pas de sens
mais des sens

pourtant ça serpente
ça sinue
et ça rage
pour qu’en toi lève
une espèce de buée
une condensation d’hier –ou oui- peut-être
d’aujourd’hui.

***

On our own wings

That has no face
no spirit
no more shape
nor of name nevertheless that lives
that grows and you obey.
That has no bank
no purpose
no sense
but directions
nevertheless that winds
that twists
and that fumes
so that in you raise
a sort of vapor
condensation of yesterday – or yes maybe
of today.

(Sylvie Brès)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Lazo de Valdez Elisa

 

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Quelle est cette rivière (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 23 novembre 2016



 

Quelle est cette rivière
Qui serpente sous la brume
Dans les jeunes blés ?

***

What river is that
Meandering through the mist
In fields of young corn?

(Richard Wright)

Illustration

 

 

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Le sentier serpente (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2016



Le sentier serpente
Pour finir dans les épines
Sous la brume d’automne.

***

This winding dirt path
Ends in a tangle of thorns
In the autumn mist.

(Richard Wright)

Illustration

 

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