Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘s’esquiver’

ÉNIGME II (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 3 janvier 2018




    
ÉNIGME II

L’oreille a beau capter
le moindre son
L’oeil se saisir
de chaque parcelle du jour
Les mains ont beau palper
les choses de la terre
La bouche goûter
aux saveurs et au fiel
Les narines respirer
l’air qui anime nos corps

L’univers s’esquive
Masquant ses réponses.

(Andrée Chedid)

 

Recueil: Par-delà les mots
Traduction:
Editions: Flammarion

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

De passage (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 8 mai 2016



De passage

Revit-on jamais
Les moissons d’autrefois
Les errances du passé
Les chimères de jadis
La parole écoulée ?

Nos images
Ne sont-elles qu’image
Nos corps
Ne sont-ils que chimie
Nos pensées
Regagnent-elles le giron primordial ?

Ainsi dérivent
Nos figures
Si tributaires
Si dérisoires

Ainsi nous captive
La Vie
Si prodigieuse
Si illusoire

Ainsi s’esquivent
Nos années
Sitôt vécues
Et consommées.

(Andrée Chedid)

Illustration: Gustav Klimt

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Un écrivain n’oeuvre jamais qu’à vous conduire sur un seuil (André Hardellet)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2015



 

Ernesto Arrisueño 1957 - Peruvian-born Australian painter - Tutt'Art@ (38) [1280x768]

Un écrivain n’oeuvre jamais qu’à vous conduire sur un seuil,
en vous confiant quelques clefs avant de s’esquiver :
il ignore si la bonne se trouve dans le lot
et si le château qu’il vous propose de cambrioler en vaut la peine…

(André Hardellet)

Illustration: Ernesto Arrisueño

 

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Entre l’Etre et les Choses (Carlos Drummond de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2015



Entre l’Etre et les Choses

Eau et amour, ohé l’amour, où est l’amour,
demandé-je au vent large, à la roche impérieuse,
et je me livre à tout, quand dans cette fraîcheur
de chose vive s’amatutine le jour.

Aux âmes, nullement, les âmes vont planant,
et, oubliant la leçon qui déjà s’esquive,
font de l’amour une humeur, et font caressant
et tendre ce qui a nature corrosive.

Dans l’eau et la pierre l’amour laisse gravés
ses hiéroglyphes et ses messages, ses
vérités les plus nues comme les plus cachées.

Même les éléments, pris par l’enchantement,
ne savent l’amour qui les point, et les poignant,
fait un brasier ardent dans le jour finissant.

(Carlos Drummond de Andrade)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

 
%d blogueurs aiment cette page :