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Poésie

Posts Tagged ‘s’essouffler’

Les pierres (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2018




    
Les pierres
dépourvues de chemin
s’essoufflent
dans l’immobilité

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour Poèmes choisis
Traduction:
Editions: Gallimard

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Toi tu cours (Alireza Rôshan)

Posted by arbrealettres sur 9 février 2018



تو†می†دوی
toi tu cours
تو†می†آیی
toi tu viens
قلب†من†به†شماره†می†افتد
c’est mon coeur qui s’accélère
من†نفس†نفس†می†زنم
c’est moi qui m’essouffle

ﻥﺪﻧﺎﻣ
rester
ﺖﺳﯽﺘﻟﺎﺣ
est un état
ﻥﺪﻣﺁ ﻥﺎﯿﻣ
entre venir

et
ﱳﻓﺭ
partir

ﺍﺭ ﺏﺁ ﺎﻣ
nous, l’eau
ﱳﺴﯾﺮﮔ ﯼﺍﺮﺑ
nous l’avons bue
ﻢﯾﺍﻩﺪﯿﺷﻮﻧ
pour pleurer

ﯽﺘﺴﯾﺮﮔ ﻥﺎﯿﻧﺍﺪﻧﺯ ﯽﻣﺎﲤ ﻝﺎﺣ ﺮﺑ
tu as pleuré sur tous les prisonniers
ﻦﻣ ﺮﺑ ﺮﮕﻣ
sauf sur moi
ﻮﺗ ﺭﺩ ﻪﻛ
qui en toi
ﻡﺍﻩﺪﺷ ﺪﺑﺍ ﺲﺒﺣ
suis prisonnier à vie

ﺍﺭ ﻩﺮﺠﻨﭘ
elle a refermé la fenêtre
ﺖﺴﺑ ﻦﻣ ﺮﺑ
sur moi
ﻩﺎﻣ ﺲﻜﻋ ﻭ
et le reflet de la lune
ﻭﺍ ﯼﺎﺟ ﻪﺑ
prenant sa place
ﺖﺴﺸﻧ ﻪﺸﯿﺷ ﺮﺑ
s’est posé sur la vitre

ﻪﺸﯿﺷ ﺪﻨﻛ ﻪﭼ
que peut la vitre
ﮓﻨﺳ ﺝﺎﻣﺁ ﺭﺩ
visée par la pierre
ﱳﺴﻜﺷ ﺰﺟ
sinon casser

ﻮﺗ ﯽﯾﺎﺒﯾﺯ
ta beauté
ﺖﺳﺍ ﻩﺎﻣ ﺪﻨﻧﺎﻣ
est comme la lune
ﺖﻧﺪﯾﺩ ﯼﺍﺮﺑ
pour te voir
ﺖﺷﺍﺩ ﻩﺪﻧﺯ ﺍﺭ ﺐﺷ ﺪﯾﺎﺑ
il faut veiller

(Alireza Rôshan)

Illustration: Brigitte Perrault

 

 

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Encore que ses soupirs (Olivier Larronde)

Posted by arbrealettres sur 25 décembre 2017



 


    
Encore que ses soupirs n’enfleraient qu’un mouchoir,
Mieux sait-il écorcher et de mort émouvoir
Cette échine rebelle, où décevoir vos forces
Vents qui vous essoufflez à la rompre d’entorse

(Olivier Larronde)

 

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LA CHAIR CHAUDE DES MOTS (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2017




    
LA CHAIR CHAUDE DES MOTS

Prends ces mots dans tes mains et sens leurs pieds agiles
Et sens leur coeur qui bat comme celui d’un chien
Caresse donc leur poil pour qu’ils restent tranquilles
Mets-les sur tes genoux pour qu’ils ne disent rien

Une niche de sons devenus inutiles
Abrite des rongeurs l’ordre académicien
Rustiques on les dit mais les mots sont fragiles
Et leur mort bien souvent de trop s’essouffler vient

Alors on les dispose en de grands cimetières
Que les esprits fripons nomment des dictionnaires
Et les penseurs chagrins des alphadécédets

Mais à quoi bon pleurer sur des faits si primaires
Si simples éloquents connus élémentaires
Prends ces mots dans tes mains et vois comme ils sont faits

(Raymond Queneau)

 

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Tu ne vois pas (Jean-Marie Barnaud)

Posted by arbrealettres sur 10 août 2017



Illustration
    
Tu ne vois pas
combien ton corps
aimante l’espace
Tant d’années que je l’entends
qui respire hors de moi
Tant d’années qu’il s’abrite au secret
que je lui manque
comme on s’essouffle
dune après dune
à poursuivre une clarté

(Jean-Marie Barnaud)

 

Recueil: Fragments d’un corps incertain
Editions: Cheyne

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Viens (Jean-Marie Barnaud)

Posted by arbrealettres sur 10 août 2017



Illustration: René Magritte
    
Viens
Grand oiseau de silence
Dont l’aile ouverte éclipse l’aube
Viens
Des lointains où nos regards s’essoufflent
Viens
Du plus proche où tu te tiens
Ma belle énigme
Dans l’élégance du matin

(Jean-Marie Barnaud)

 

Recueil: POEMES II
Editions: Cheyne

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Alors, ne bougeons plus sur la terre nocturne (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2017



Alors, ne bougeons plus sur la terre nocturne,
et gardons notre souffle, et gardons notre coeur,
puisque le geste en nous glisse d’étroites lances,
et que le coeur s’essouffle un peu plus chaque jour.

Prenons message de la cire et de la pierre,
plus que de l’arbre au ciel encore mouvant,
plus que de l’eau qui dort au creux des seins,
mais qu’une voix vite réveille.

Juste un instant, laissons nos mains ensevelies,
nos corps cernés de vastes transparences
trouver mesure et force de la nuit,

car alors notre vie se joue sur des terrasses
illuminées, entre mer et brouillard,
dans la seule clarté d’une terre fugace.

(Jean Joubert)

Illustration: Sabin Balasa

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L’ÉCHIQUIER (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 14 octobre 2016



L’ÉCHIQUIER

Au pays des roses trémières
Qui poussent contre les maisons sèches
J’ai souvenir d’une fleur fragile
À en mourir

Un coquelicot mon âme
Et son coeur de tragédie
Et ses ailes retaillées dans le rideau de scène
Du théâtre de cruelle harmonie
Où tout s’échange
Où tout s’essouffle
Quand le bonheur est une idée
Jetée par-dessus bord
Et folle
Sur l’échiquier des rois des reines des cavaliers

(André Velter)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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S’essoufler (Benjamin Péret)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2015



fromage pg

S’essouffler

Ah fromage voilà la bonne madame
Voilà la bonne madame au lait
Elle est du bon lait du pays qui l’a fait
Le pays qui l’a fait était de son village

Ah village voilà la bonne madame
Voilà la bonne madame fromage
Elle est du pays du bon lait qui l’a fait
Celui qui l’a fait était de sa madame

Ah fromage voilà du bon pays
Voilà du bon pays au lait
Il est du bon lait qui l’a fait du fromage
Le lait qui l’a fait était de sa madame

(Benjamin Péret)

 

 

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NOTATIONS D’AUTOMNE (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 17 octobre 2015



NOTATIONS D’AUTOMNE

Le bruit sourd des fléaux
Rythme les jours d’automne,
Un enfant chante en bas
Des paroles sans suite.
Bergère en cape rouge
A deux pas des taureaux.
La fontaine s’essouffle
Et se recueille au vent.
Chevelures des sources
Vous luisez plus avant,
Sous les trèfles les mousses,
Au ras du vol des vents.
La forêt meurt en flammes,
Eclate en cuivre et feu
Tremble comme une femme
Et gémit comme un Dieu.
La première colchique
A fleuri dans les champs.

(Maurice Fombeure)

Illustration

 

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