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Poésie

Posts Tagged ‘s’étaler’

La bonne nouvelle était là (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2019



 

Edwin Church  Aurores boréales _500

La bonne nouvelle était là.
Elle était là comme un grain de soleil est sur le grain de blé
comme un pan de ciel bleu à travers l’échancrure des grands nuages bas s’étalant dans le ciel

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Edwin Church

 

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Vagues (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2019



 

 

Vagues convulsives
vagues qui moutonnent
vagues hardies et agressives
avec une régularité de métronome
elles se suivent et s’étalent
sur le sable gris
et assaillent le rivage
qui se retranche
derrière la digue….

(Jean-Baptiste Besnard)

Le site de Jean-Baptiste ici

Illustration

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Penser vert (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2018



 

Janusz Orzechowski  The_meadow_jo5-v

S’étaler tout en large
Comme une prairie
Penser vert
Et sans ostentation
Faire le bonheur des vaches

(Pierre Albert-Birot)

Illustration: Janusz Orzechowski

 

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LA PIE (Jean Grosjean)

Posted by arbrealettres sur 6 juillet 2018



Illustration: Marion Rose
    
LA PIE

L’ombre des frondaisons sur les prés bouge.
Le foin reste accroché aux haies par touffes.
Un églantier sur le talus s’étale.
La brise emporte en passant ses pétales.

La vapeur pâle erre au fond de l’azur.
Le soleil jette aux chemins ses dorures.
Un portail s’ouvre au passant sous un saule.
Le courant d’air va d’une arcade à l’autre.

Ainsi la pie d’arbre en arbre au verger,
ainsi la vie d’heure en heure, au juger.

(Jean Grosjean)

 

Recueil: Nathanaël
Traduction:
Editions: Gallimard

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SILENCE (Attila József)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2018



Illustration: Stéphane Pencréac’h
    
SILENCE

Il s’étale, effrayant: c’est la mer murmurante,
C’est un champ infini de toutes parts neigeux.
C’est la Mort déguisée attrapant mes cheveux,
Chagrine et qui fait peur. La Mort caracolante.

Je dépose à ses pieds mon âme pantelante.
Mon coeur bat-il encor? Je l’écoute, anxieux.
Musique monotone… et pourtant — justes cieux ! —
J’aime l’entendre vivre au sein de ma tourmente.

Je marche, dirait-on, sur un frêle terrain.
Quand le sol se défait sous mon pied incertain,
Je prétends résister comme fou qui s’éveille.

Puis je baisse la tête au comble de l’émoi.
Car la vase, déjà, vient boucher mon oreille.
Interdit, je me rends. Qu’adviendra-t-il de moi?

(Attila József)

 

Recueil: Aimez-moi – L’oeuvre poétique
Traduction: Georges Kassaï
Editions: Phébus

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LA CARESSE (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2018



 

LA CARESSE

Mes chaudes mains, baigne-les
Dans les tiennes…. Rien ne calme
Comme d’amour ondulés
Les passages d’une palme.

Tout familiers qu’ils me sont,
Tes anneaux à longues pierres
Se fondent dans le frisson
Qui fait clore les paupières

Et le mal s’étale, tant,
Comme une dalle est polie,
Une caresse l’étend
Jusqu’à la mélancolie.

(Paul Valéry)

Illustration: Bénédicte Pontet

 

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Les arbres étaient immobiles (Herman Gorter)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2018



 Illustration: Robert Cattan
    
Les arbres étaient immobiles,
la lumière grise,
les collines inertes
s’étalaient d’étrange façon.

Les hommes creusaient
un peu le sol,
comme pour dégager un trésor,
mais calmes et prudents.

Partout sur terre sans doute
c’était ainsi,
le monde et le végétal humain
vivotaient.

J’observais en marchant
craintif et satisfait,
mes pieds obéissants
marchaient sur le sol.

Calme sur la lande,
à l’entour pleine lumière,
comme un fuseau d’argent
la lumière du soleil;

partis les nuages
par delà le bleu-gris flou,
route blanche lointaine
comme argentée.

Je sens le vent
me souffler aux oreilles,
J’aurais voulu partir
me perdre dans la lumière.

(Herman Gorter)

 

Recueil: Ce que tu es
Traduction: Saskia Deluy et Henri Deluy
Editions: Al Dante

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J’avais traîné si longtemps (Herman Gorter)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2018



Illustration: Christian Girault
    
J’avais traîné si longtemps,
les heures s’étalaient,
et les claires journées
que mes yeux voyaient
et les nuits noires
qui m’ôtaient la vie —
et j’ai parcouru la ville
le long des maisons de pierre jusqu’à
elle — alors sa voix a retenti.

D’abord douce, puis de plus en plus forte,
comme le vent qui monte
du sud — mon coeur est douloureux,
mes yeux sont en larmes.

Ô j’aurai voulu n’être plus rien,
plus rien qu’elle
et m’effacer tout entier
pour me fondre dans
sa douce cadence,
renaître avec sa voix
et sombrer de nouveau —
sa voix résonnait en moi —
dans le bruissement de ses cheveux
dans l’éclat de ses yeux où
elle est tendrement rosée —
son bras a poussé
comme un arbre vers le haut
jusqu’au visage éclos comme une fleur.

Le jour tombait et ainsi la clarté
de son visage,
j’étais assis comme un pèlerin près
d’un arbre et elle au-dessus de moi.

Dans le silence à l’abri
comme un bateau au port,
mon coeur me faisait un peu mal.

Je ne peux toujours pas le dire,
pas dire mon pauvre souhait,
mon vide et mon désir
plus fort et de plus en plus.

(Herman Gorter)

 

Recueil: Ce que tu es
Traduction: Saskia Deluy et Henri Deluy
Editions: Al Dante

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Esprit des airs (Alexàndra Galanou)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2018



 

Illustration: Bing Wright
    
Esprit des airs

Le blanc du silence absolu
souillé soudain
par la goutte de pluie.

Alors l’orage est arrivé
dans un bruissement de rideau,
s’étalant dans les chuchotements

du bois séculaire,
éteignant la lampe
et atteignant
le murmure en spirale
de l’escalier.

Le crac dans le miroir
nul ne l’a entendu
avant le matin.

***

(Alexàndra Galanou)

 

Recueil: Dans les recoins des mots
Traduction:
Editions: Circé

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LES PETITES FLEURS SE MOQUENT DES GRAVES SAPINS (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 8 avril 2018



Illustration
    
LES PETITES FLEURS SE MOQUENT DES GRAVES SAPINS
Tin-Tun-Ling

Sur le haut de la montagne, les sapins demeurent sérieux et hérissés ;
au bas de la montagne, les fleurs éclatantes s’étalent sur l’herbe.

En comparant leurs fraîches robes, aux vêtements sombres des sapins,
les petites fleurs se mettent à rire.
Et les papillons légers se mêlent à leur gaieté.

Mais un matin d’automne, j’ai regardé la montagne :
les sapins, tout habillés de blanc, étaient là, graves et rêveurs.

J’ai eu beau chercher au bas de la montagne,
je n’ai pas vu les petites fleurs moqueuses.

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

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