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Posts Tagged ‘seuil’

Au seuil du feuillet blanc (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017



Karine Daisay _Ecrireunami_Psychologi

Au seuil du feuillet blanc
C’est ta main qui m’accueille

(René Guy Cadou)

Illustration: Karine Daisay

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La blanche école où je vivrai (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2017



Illustration
    
La blanche école où je vivrai
N’aura pas de roses rouges
Mais seulement devant le seuil
Un bouquet d’enfants qui bougent
On entendra sous les fenêtres
Le chant du coq et du roulier ;
Un oiseau naîtra de la plume
Tremblante au bord de l’encrier
Tout sera joie ! Les têtes blondes
S’allumeront dans le soleil,
Et les enfants feront des rondes
Pour tenter les gamins du ciel

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Comme un oiseau dans la tête
Traduction:
Editions: Points

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Liberté couleur des feuilles (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2017



 Illustration: Wladyslaw Slewinski
    
Liberté couleur des feuilles

Liberté couleur des feuilles
Liberté la belle joue
Jeune fille qui dénoue
Tes cheveux blonds sur le seuil

Flamme neige épaule nue
Arc-en-ciel de la rosée
Haut visage pavoisé
De cent regards inconnus

La plus pauvre du village
La plus belle sous les coups
Toi qui fais chanter les fous
Et qui fait pleurer les sages

Liberté je t’ai nommée
Pour que nous vivions ensemble
Tu me vêts et tu ressembles
Au portrait de mon aimée

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Comme un oiseau dans la tête
Traduction:
Editions: Points

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Conte ancien (Nikolaï Zabolotski)

Posted by arbrealettres sur 5 décembre 2017




    
Conte ancien

Dans ce monde où notre rôle est obscur
Nous vieillirons toi et moi
Comme le roi du conte au déclin des jours.

En patiente lumière s’éteindra notre vie
Sur les terres secrètes où sans rien dire
On rencontre l’inéluctable.

Quand les mèches d’argent brilleront sur ta tempe
Je déchirerai en deux mes cahiers
Et prendrai congé du dernier poème.

Puisse l’âme comme un lac
Battre au seuil des portes souterraines
Et le frisson du feuillage pourpre

Ne rien troubler à la surface de l’eau.

***

Старая сказка

В этом мире, где наша особа
Выполняет неясную роль,
Мы с тобою состаримся оба,
Как состарился в сказке король.

Догорает, светясь терпеливо,
Наша жизнь в заповедном краю,
И встречаем мы здесь молчаливо
Неизбежную участь свою.

Но когда серебристые пряди
Над твоим засверкают виском,
Разорву пополам я тетради
И с последним расстанусь стихом.

Пусть душа, словно озеро, плещет
У порога подземных ворот
И багровые листья трепещут,
Не касаясь поверхности вод.

(Nikolaï Zabolotski)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Recueil: Le loup toqué
Traduction: Jean-Baptiste Para
Editions: La rumeur libre

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VERS DE LA BELLE DAME (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 30 novembre 2017




    
VERS DE LA BELLE DAME
(1901-1902)

Préambule

Tout repos est vain. Le chemin est ardu.
Le soir est splendeur. Je frappe au portail.

Inflexible et sourde à mes coups répétés,
Tu répands des perles tout autour de toi.

La maison est haute, et le soir s’est figé.
L’énigme rouge sur le seuil s’est couchée.

Qui au crépuscule incendie les maisons,
Des mains de la Princesse Elle-Même élevées?

Chaque feston de bois ouvragé
Jette vers toi une flamme vermeille.

La coupole s’élance dans l’azur infini.
Les fenêtres bleues ont du rouge à leurs joues.

Dans tous les clochers, les cloches bourdonnent.
De printemps éternel ta robe est baignée.

Est-ce toi qui m’attends chaque soir au couchant?
Qui a mis le feu? Et ouvert le portail?

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

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Quelle douceur… (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2017



Illustration: Virginie Trabaud
    

Quelle douceur…

Quelle douceur d’allumer un feu de bruyère
A la nuitée et d’y accrocher sa marmite,
De souper en rêvant au seuil de sa chaumière
Quand la lune fleurit comme une clématite,

Et de tendre à une biche familière
Se faufilant silencieuse au ras des branches,
Le reste de son pain et de la voir, légère,
Danser en s’ébrouant par les clairières blanches!

(Marie Dauguet)

 

 

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Vie individuelle… (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 14 novembre 2017



Illustration: Dominique TREMOIS-CHAZOT
    
Vie individuelle…

Vie individuelle, être soi, duperie!
Chaîne qui vous enfonce au poignet son maillon!
Du monde conscient mon désir m’expatrie,
J’ai fait craquer ma gaine et tomber mon haillon.

Nature, prends mon coeur, prends-la, ma chair meurtrie,
Dissous dans ton creuset ce somptueux haillon
Et roule avec la boue au flot qui la charrie,
Ce corps qu’exténua un douloureux rayon.

Vois, je fuis ma pensée et je me réfugie
Dans ton sommeil profond et dans ta léthargie,
Et me voici dressé, attendant à ton seuil,

Lassé d’être celui que seul tu fis esclave,
L’évanouissement de ce Moi qui m’entrave
Et portant ma chair d’homme ainsi qu’on porte un deuil.

(Marie Dauguet)

 

 

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NOUS CHANTERONS… (Sophia de Mello Breyner Andresen)

Posted by arbrealettres sur 11 novembre 2017



Illustration: Paul Delvaux
    
NOUS CHANTERONS…

Nous chanterons la non-rencontre :
Le seuil et le tracé perdus

Nous chanterons la non-rencontre :
La vie erronée dans un pays erroné
De nouveaux rats incarnent l’avidité ancienne

***

CANTAREMOS…

Cantaremos o desencontro :
O limiar e o linear perdidos

Cantaremos o desencontro :
A vida errada num país errado
Novos ratos mostram a avidez antiga

(Sophia de Mello Breyner Andresen)

 

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LA VEILLÉE FUNÈBRE (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 31 octobre 2017



 

LA VEILLÉE FUNÈBRE

On ne fait pas de bruit
dans la chambre des morts :
on lève la bougie
et les voit s’éloigner.

J’élève un peu la voix
sur le seuil de la porte
et je dis quelques mots
Pour éclairer leur route.

Mais ceux qui ont prié
même de sous la neige,
l’oiseau du petit jour
vient leur voix relayer.

(Philippe Jaccottet)

Illustration

 

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Le seuil (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2017




    
Le seuil

J’ai palpé bien souvent quelqu’invisible porte,
Aprement tourmenté la clé entre mes doigts;
J’ai guetté des lueurs à travers les parois
Sans qu’un rayon jamais révélateur en sorte.

Vainement j’ai frôlé, parmi les vignes tortes,
L’impénétrable mur fait de nuit et d’effroi,
La fenêtre était close en l’or des feuilles mortes
Et l’étrange logis restait muet et froid.

Depuis j’ai déserté le seuil inaccessible;
Au mystère des bois noirs que le brouillard crible,
Je cherche le palais d’éclatante splendeur
Où des dieux inconnus se lassent de m’attendre,

Le parvis lumineux où je puisse suspendre,
Bouquet ensanglanté, l’offrande de mon coeur.

(Marie Dauguet)

 

 

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