Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘seuil’

Oses-tu voir une Ame en « Incandescence »? (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2017


benoit-extase

Oses-tu voir une Ame en « Incandescence »?
Alors blottis-toi sur le seuil –
Le Rouge – est la teinte commune du Feu –
Mais lorsque le vif Minerai

A surmonté l’épreuve de la Flamme –
Il frémit au sortir de la Forge
Sans autre couleur que la Lumière
Du Brasier non consacré –

Le moindre Village, est fier d’avoir son Forgeron –
Son Enclume dont le son égal
Est le symbole de la Forge plus subtile
Qui sans bruit travaille – au dedans –

Affinant avec Brasier, et Marteau
Ces impatients Minerais
Jusqu’à ce que la Lumière choisie
Répudie la Forge –

(Emily Dickinson)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Retouche à la grange (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 18 mars 2017



retouche à la grange

au seuil du prince été faraud
reste une odeur de toile et gros sabots
ici l’ombre a le goût de la galette à fève

et ces belles allongées dans le foin des rêves

(Daniel Boulanger)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LE GRAND PASSAGE (Boris Vian)

Posted by arbrealettres sur 4 mars 2017



 

LE GRAND PASSAGE

Le seuil de l’immortalité
Est assez haut, en pierre, avec des plantes
On ne s’apercevait pas du tout qu’on le passait
Mais de l’autre côté
Des tripotées
D’oiseaux sans ailes ni sans eaux
Poussaient des cris d’échiran…

(Boris Vian)

Illustration: Renata Ratajczyk

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | 1 Comment »

L’ombre de la maison (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



gravier-e_a-800x600

L’ombre de la maison
s’attardait sur le seuil
le chien n’était plus là

Sous les pas les graviers
ensoleillés de l’allée
se multipliaient
comme la neige se répète

Ils allaient mémoire à découvert
puis se taisaient
interminables

(Georges Bonnet)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Cela se passe quelque part (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 18 février 2017



Cela se passe quelque part
Une main posée sur un livre
L’amitié d’un seuil
La pluie tiède sur une peau
Un secret dans son enclos

(Georges Bonnet)

Illustration: Francine Van Hove

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’ombre sur le seuil (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



L’ombre sur le seuil
éclairée par une voix

Les graviers que le soleil
parvient à déchiffrer

On sait pourquoi soudain
les papillons sur un buisson
ouvrent leurs ailes

(Georges Bonnet)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

A midi durant l’été (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2017



hortensia-m

A midi durant l’été
l’ombre du marronnier
atteignait près du seuil de la maison
un géranium aux pâles couleurs
un hortensia protégeant son espace
une poupée abandonnée
aux fastes d’une poussière ancienne

(Georges Bonnet)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Dormir (Amado Nervo)

Posted by arbrealettres sur 6 février 2017



Dormir

Ce que j’ai, ami, c’est un profond
désir de dormir …
Sais-tu ? Le Sommeil
est un état de divinité.
Celui qui dort est un Dieu…

Ce que j’ai,
mon ami, c’est un grand désir de dormir
Le Sommeil est dans la vie le seul monde
à nous, car la veille nous plonge
dans l’illusion commune, dans l’océan
de ce qu’on nomme RÉALITÉ, Éveillés,
nous voyons la terre, l’eau, l’air, le feu,
les créatures éphémères… Endormis,
chacun est dans son monde ;
hermétique, fermé aux yeux étrangers,
aux étrangères âmes ; chaque esprit file
son propre rêve (ou sa vérité : qui sait !)

même l’être le plus adoré
ne peut entrer avec nous par la porte
de notre sommeil. L’épouse même,
qui partage ton lit
et l’entend dialoguer avec les fantômes
qui creusent leurs sillons dans ton esprit
tandis que tu dors, ne pourrait,
quelle que fût ton angoisse,
franchir le seuil de ce monde,
de TON MONDE merveilles des ombres.

Oh, bienheureux ceux qui dorment !
Pour eux s’éteint chaque nuit,
avec toute leur douleur, l’univers
quotidien que crée notre esprit.
Comme ils éteignent leur lumière s’éteint le COSMOS.

Le pire châtiment est la veille :
l’insomnie est exil
du meilleur paradis …

Ne trouble donne pas ma paix par tes discours,
ami : tu es savant,
mais mon sommeil l’est davantage… Éloigne-toi !
Je ne veux nulle gloire, nul héritage :
ce que j’ai, ami, c’est un profond
désir de dormir…

(Amado Nervo)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

J’emporte comme un fardeau léger (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2017



 

Júlia Fernández Sánchez 9831

J’emporte comme un fardeau léger,
Comme une gerbe de fleurs et de feuilles,
Toute l’ombre de ton verger,
Toute la lumière de ton seuil;

Le poids est si doux qu’il m’enivre
D’un baiser de lys sur la bouche;
Faut-il donc tout ceci pour, enfin, que tu livres
L’aveu de ton âme farouche?

Il est bon de partir quand on aime,
Il est doux de se quitter ainsi:
Puisqu’on ne le sait qu’à ce prix
Et qu’on se découvre soi-même.

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: Júlia Fernández Sánchez

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

D’autres viendront (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2017



D’autres viendront par la prée
S’asseoir au banc de la porte;
Tu souriras belle et parée,
Du seuil, à ta jeune escorte:

Ils marcheront à ta suite
Aux rayons de ton printemps
– Qu’ont-ils à courir si vite?
Moi, j’eus, aussi, leurs vingt ans

Ils auront tes sourires
Et ta jeunesse enchantée…
Qu’importe? qu’en sauront-ils dire:
Moi seul, je t’aurai chantée.

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: Abdalieva Akzhan

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :