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Poésie

Posts Tagged ‘s’évader’

L’arc-en-ciel (Robert Besse)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2019



L’arc-en-ciel

De sa cage de nuages et de pluie
Un bel oiseau s’est évadé
pour se poser sur les doigts du soleil
Bleu indigo violet
Vert jaune orangé rouge
Plus un enfant ne bouge
Le bel oiseau a déployé
Ses plumes sur le ciel

(Robert Besse)

Illustration

 

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À QUOI JOUE-T-ON ? (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018



 

Misha Gordin crowd55

À QUOI JOUE-T-ON ?

Que faisons-nous d’autre
que jardiner nos ombres,
Tandis qu’au loin
crépite et s’évade l’univers ?

Que faisons-nous d’autre
que visiter le temps,
Tandis qu’au près
s’architecture notre mort ?

Que faisons-nous d’autre
que rogner l’horizon,
Tandis qu’au loin
qu’au près —-
le grand heurt.

(Andrée Chedid)

Illustration: Misha Gordin

 

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Absences (Esther Granek)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2018



Audrey Kawasaki 2006

 

Absences

Tout proche de l’interlocuteur
et pourtant loin, l’esprit ailleurs,
comme en un voyage m’évadant,
je suis là, présent et absent,
hochant la tête de temps en temps.

Tout proche de l’interlocuteur
et pourtant loin, l’esprit ailleurs,
combien de fois ai-je trahi
quand je semblais, yeux et ouïe,
attentif à mon vis-à-vis ?

(Esther Granek)

Illustration: Audrey Kawasaki

 

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LES MATINS D’HIVER (Richard Seff)

Posted by arbrealettres sur 1 juillet 2018



 

écolier

LES MATINS D’HIVER

Je me souviens de ces matins d’hiver
Dans la nuit sombre et glacée
Quand je marchais à côté de mon frère
Sur le chemin des écoliers
Quand nos membres encor’ tout engourdis de sommeil
Grelottaient sous les assauts du vent
Nous nous battions à grands coups de boules de neige
En riant
Nous arrivions dans la salle de classe
Où le maître nous séparait
Nous retrouvions chaque jour notre place
Et l’on ne pouvait plus se parler
Puis bercés par les vagues d’une douce chaleur
Que nous prodiguait le vieux poêle
Nos esprits s’évadaient pour se rejoindre ailleurs
Vers des plages

Où il fait toujours beau
Où tous les jours sont chauds
Où l’on passe sa vie à jouer
Sans songer à l’école
En pleine liberté
Pour rêver
Où il fait toujours beau
Où tous les jours sont chauds
Où l’on passe sa vie à jouer
Sans songer à l’école
En pleine liberté
Pour rêver

Je me souviens de l’odeur fade et chaude
De notre classe calfeutrée
Des premières lueurs pâles de l’aube
A travers les vitres givrées
Je revois les yeux tendres et les visages tristes
Qui autour de moi écoutaient
Et pendant les leçons dans mon coin je rêvais
A des îles

Où il fait toujours beau
Où tous les jours sont chauds
Où l’on passe sa vie à jouer
Sans songer à l’école
En pleine liberté
Pour rêver (bis).

(Richard Seff)

Illustration

 

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III (Elégie de la Maison des Morts) (Edmond-Henri Crisinel)

Posted by arbrealettres sur 9 juin 2018




    
III (Elégie de la Maison des Morts)

Quand le soir est trop lourd d’angoisse, quand le miel
Du jasmin dans la nuit vous oppresse, on s’évade.
Mais les murs sont trop hauts. Ils montent jusqu’au ciel.
On reste prisonnier, pour toujours, dans la rade.

Calme, breuvage amer, cet excès de douleur.
Ô lumière ennemie ! et vous, roses parterres !
Sachant que, jamais plus, la fleur ne sera fleur,
Par delà les œillets je regarde la terre.

(Edmond-Henri Crisinel)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Oeuvres (complètes)
Traduction:
Editions: L’âge d’homme

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Dire qu’il faudra mourir un jour (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2018



Andrei Protsouk -ImpressioniArtistiche-14-Leaps of Rose
    
Dire qu’il faudra mourir un jour

Dir´ qu´il faudra mourir un jour,
Quitter sa vie et ses amours,
Dire qu´il faudra laisser tout ça
Pour Dieu sait quel au-delà.

{Refrain:}
Dir´ qu´il faudra mourir un jour. {2x}
C´est dur à penser, il faut bien le dire.

Dir´ qu´il faudra rester tout seul
Dans la tristesse d´un linceul
Sans une fille pour la nuit,
Sans une goutte de whisky.

{Refrain}

Dir´ qu´il faudra, bon gré mal gré,
Finir dans d´éternels regrets,
Moi qui voudrais plus d´une vie
Pour passer toutes mes envies.

{Refrain}

Dir´ qu´il faudra mourir d´ennui
En enfer ou en paradis,
Passer toute une éternité
Sans jamais pouvoir s´évader…

{Refrain}

Dir´ qu´il faudra mourir encor,
Moi qui suis souvent déjà mort,
Oui mort d´amour et de plaisir.
De quoi pourrais-je mieux mourir?

Dir´ qu´il faudra mourir un jour,
C´est dur à penser, mon amour.

(Georges Moustaki)

Illustration: Andrei Protsouk

 

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Ne plus demander (Jean Grosjean)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



    

Ne plus demander

Que veux-tu que j’aie de plus
quand me penchant sur la rive
je vois s’évader l’eau vive
sans garder ce qu’elle a vu,

quand l’océan va et vient
jour et nuit sous les nuages
comme un coeur bat sans relâche
sans jamais demander rien ?

Pourquoi chercher d’autres joies
puisque les buissons ignorent
s’ils sont blancs de neige encore
ou si c’est leurs fleurs déjà?

(Jean Grosjean)

 

Recueil: Les parvis
Traduction:
Editions: Gallimard

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CEPENDANT … (Charles Vildrac)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



 

CEPENDANT …

Une même eau ne reste pas longtemps
Dans un faible creux de la terre
Qui est face à face avec le ciel :
Vienne midi, vienne le vent,
Il faut que s’évade un peu d’elle,
Flocon de nuage ou perles dans l’herbe.

Vienne du soleil plein le mur d’en face,
A ton plus haut carreau vienne du bleu,
Et tes pieds seront nus et chauds parmi les sables
Et des oiseaux voyageront avec tes yeux…

(Charles Vildrac)

Illustration

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SOIR (Federico Garcia Lorca)

Posted by arbrealettres sur 4 mars 2018



Illustration: Beverly Ash Gilbert
    
SOIR

(Ma Lucie avait-elle
les pieds dans le ruisseau?)

Trois immenses peupliers
une étoile.

Le silence mordu
de grenouilles paraît
une gaze piquée
de verts grains de beauté.

Sur la rive
un arbre sec
se voit fleurir en cercles
concentriques.

Et sur l’eau mes songes s’évadent
vers une fille de Grenade.

(Federico Garcia Lorca)

 

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Si je m’évade (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2018



Illustration: Igor Morski
    
Si je m’évade

Si je m’évade il vient à ma rencontre.
Il me surveille, il ne me quitte pas.
Il me connaît comme on connaît ses mains.
Il me déteste, il m’aime tour à tour.
Il me détruit ne se détruisant pas.

Je l’ai suivi, je connais ses pratiques.
Je lui dis tu quand il m’est étranger.
S’il était là sans que j’y sois moi-même,
j’aurais gagné mon étrange combat.

Nous sommes deux, parfois nous sommes mille.
Nous répétons je tu il nous vous ils
et tous les temps ne nous suffisent pas
pour conjuguer nos verbes condamnables.

Il vit en moi mais je sais qu’il est autre
et je suis l’autre aussi quand il est moi.
Ce corps étroit ne nous contient qu’à peine
et nous serons tous deux même cadavre.

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Albin Michel

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