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Poésie

Posts Tagged ‘sévir’

Le néant (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2018




    
Le néant n’est pas d’ailleurs ou d’après.
Il est dans l’être où il sévit, ne peut que sévir.
Dans la négation si constante au niveau du langage.
Dans tout ce qui retranche, en art.
Dans les morsures innombrables de la vie.
Il est là, non dans l’être grinçant, dans le là.

(Roger Munier)

 

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BONNES AMIES (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



Illustration: Hubert Rublon
    
BONNES AMIES

Des jupons de crissante faille
vêtent de bonnes amies
qui assurent
que les fines lingeries
n’empêchent pourtant pas
la douleur de sévir ;
dans leurs yeux prisés
la cruauté dure
jusqu’à leur faim
d’un calme pareil
A celui de plantes mourantes
au début d’un été
de pays tempérés.

(Jean Follain)

 

Recueil: Des Heures
Traduction:
Editions: Gallimard

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Prière aux Violettes (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2017



Illustration: Odilon Redon

    

Prière aux Violettes

Sous la protection humble des violettes
Je remets les soupirs et les douleurs muettes
Qui viennent m’assiéger ce soir… Ce trop beau soir ! …

Dans cet effondrement du final désespoir
Leur parfum est semblable aux prières des Saintes…
Ô fleur entre les fleurs ! O violettes saintes !

Lorsque enfin, en un temps, s’arrêtera mon coeur
Las de larmes, et tout enivré de rancoeur,
Qu’une pieuse main les pose sur mon coeur !

Vous me ferez alors oublier, Violettes !
Le long mal qui sévit dans le coeur des poètes…
Je dormirai dans la douceur des violettes !

(Renée Vivien)

 

Recueil: Dans un coin de violettes
Editions: E. SANSOT & Cie

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Chapelle de Marins (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2017



Illustration: Marie-Claude Deyts
    
Chapelle de Marins

Voici le soir… Voici l’orage aux cris amers,
Et la foule s’assemble au fond de la chapelle
Où l’on cherche Marie et n’espère qu’en Elle.

O vaisseau qui se noie en l’abîme des mers,
O Dieu ! je cherche en vain l’ombre de la chapelle,
Voici le soir… Voici l’orage aux cris amers.

Et dans mon coeur sévit la tempête des mers !
O Dieu 1 je cherche en vain l’ombre de la chapelle.
Marie ! — O lys très blanc, qui règnes sur la mer !

(Renée Vivien)

 

Recueil: Dans un coin de violettes
Editions: E. SANSOT & Cie

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