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Poésie

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DEPUIS TOUJOURS (Jules Romains)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2018



 

DEPUIS TOUJOURS

Depuis toujours ces choses tournent
Et se rapprochent, puis s’écartent
En se crachant de la lumière,
De la poussière, du feu mort,
Et se rapprochent, puis s’écartent.

Depuis toujours ces choses tournent,
Tournent plus vite, puis moins vite,
Se cherchent, on dirait, s’évitent,
Se hâtent, mais vers nulle part,
Vont pour se joindre, mais s’évitent.

Depuis toujours en toute hâte
Ces choses vont vers nulle part.
On dirait parfois qu’une pâte
Se prépare. De grands fouets tournent.
Et puis la pâte se défait.

(Jules Romains)

Illustration

 

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Les corps (Jean-Pierre Chambon)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2018



Illustration: Marie-Claude Gironde
    
Les corps se rapprochent
se touchent font masse et s’allègent
se dérobent se frôlent s’évitent
et comme la vie la danse
devient une matière hétérogène,
un heurt de moments d’émotion et de banalité
un agglomérat confus
traversé d’éclairs de pure beauté

(Jean-Pierre Chambon)

 

Recueil: Tout-venant
Traduction:
Editions: Héros-Limite

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L’on entend sans écouter (Louis Chedid)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2017



Illustration: Karen L’Hémeury
    
L’on entend sans écouter,
On s’évite, on passe à côté,
Combien de chaleurs gaspillées,
Combien de rendez-vous manqués.

***

Derrière les gens et les visages,
Derrière les mots, derrière les phrases,
Il existe un autre langage,
D ‘autres lumières, d’autres images.
Lorsque tout le vernis s’en va,
Il y a vous, il y a moi.

(Louis Chedid)

 

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MUTILATION VOLONTAIRE (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2015




MUTILATION VOLONTAIRE

Pour s’éviter de servir
aux armées de l’empereur,
un beau soir avec la hache,
le maître se mutila
de deux grands doigts de sa main ;
sa jeune et blonde épouse
pansa la plaie tendrement
et les pensées à coeur jaune
tremblèrent dans le parterre,
les deux chiens du maitre hurlèrent
quand on le porta au lit,
alors charbonnaient les lampes
entourées de papillons;
mais les femmes assemblées
sur la place du village
devant la rougeur des nuages
disaient que ce qu’elles voyaient
était le sang des soldats.

(Jean Follain)

Illustration

 

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MUTILATION VOLONTAIRE (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2015



hache

MUTILATION VOLONTAIRE

Pour s’éviter de servir
aux armées de l’empereur,
un beau soir avec la hache,
le maître se mutila
de deux grands doigts de la main
sa jeune et blonde épouse
pansa la plaie tendrement
et les pensées à coeur jaune
tremblèrent dans le parterre,
les deux chiens du maître hurlèrent
quand on le porta au lit,
alors charbonnaient les lampes
entourées de papillons ;
mais les femmes assemblées
sur la place du village
devant la rougeur des nuages
disaient que ce qu’elles voyaient
était le sang des soldats.

(Jean Follain)

 

 

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