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Poésie

Posts Tagged ‘siège’

Je murmure amour (Herman Gorter)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2017



Illustration: Vito Russotto
    

Je murmure amour au plus profond de la fraîcheur,
et l’amour dévale de la maison le long de la dune,
courant qui prend la terre dans ses bras.

Je suis la source et de moi coule l’eau,
voici d’où vient la source, un calme jardin d’hiver,
ici est accroché mon coeur, haut siège de la fontaine.

(Herman Gorter)

 

Recueil: Poètes néerlandais de la modernité
Traduction: Saskia Deluy
Editions: Le Temps des Cerises

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Ô dé du hasard (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2017



Ô dé du hasard
Pourquoi me conseilles-tu de m’asseoir
sur le siège de la nécessité?

Emporte-moi dans tes bras chaos
J’ai décidé de changer mon quotidien
d’acquérir le savoir sur le nombril du monde

(Adonis)

 

 

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Retouche à ta cousine (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2017



retouche à ta cousine

l’odeur d’ortie de la chambre des filles
laisse au miroir une ombre verte
et la pâleur des perce-neige

à terre le valet de coeur est roi des cartes
et l’endroit clos semble subir un siège
mais le temps ressemble au chat câlin lisse et tiède

(Daniel Boulanger)

 

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Au stade de sport (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 14 janvier 2017



 

stade-neige

Au stade de sport,
Chaque siège est occupé
Par des flocons blancs.

***

The sport stadium:
Every seat is taken
By whirling snowflakes.

(Richard Wright)

 

 

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Milieu de la nuit (Marie-Anne Bruch)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2017



Francine Van Hove   00]

Milieu de la nuit

La lampe ouvrait
la nuit en deux.

Des choses
belles ou terribles
se tramaient
de par le monde.

Les sièges vides
face à moi
me tenaient compagnie.

Par des nuits
comme celle-là,
l’amour paraissait
quelque peu surhumain.

L’espérance
supposait
trop de patience,

et le temps de la nuit
était d’une extrême
lenteur.

Seul, on ne sentait
ni sa force
ni sa faiblesse.

(Marie-Anne Bruch)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Illustration: Francine Van Hove

 

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Je n’ai pas encore chanté le chant que je devais chanter (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2016




Je n’ai pas encore chanté le chant que je devais chanter.

J’ai passé mes jours à accorder et désaccorder ma lyre.
Le rythme ne venait pas bien, ni la place des mots:
seul reste en mon coeur mon désir expirant.
La fleur ne s’est pas ouverte, seul le vent soupire.

Je n’ai pas vu Sa face, ni entendu sa voix;
j’ai seulement entendu ses pas tranquilles sur la route, devant ma maison.
Le long fil de mes jours s’est déroulé tandis que je préparais un siège pour lui en ma demeure;
mais la lampe n’a pas été allumée et je ne puis l’inviter à entrer.

Je vis dans l’espoir de Sa rencontre, irréalisée jusqu’à ce jour.

(Rabindranath Tagore)

Illustration

 

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Journal (Marie-Anne Bruch)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2016



 

Journal

J’étais seule
et légère.

Je n’écoutais pas
le silence.

La solitude épousait
les méandres du temps.

J’attendais
le goutte-à-goutte
d’un poème.

Tout fuyait
de la blancheur du sol
à la pénombre
du couloir.

La table
était sévère,
le cendrier navré
mais les volets
rêveurs.

Un poème
pouvait tomber du ciel.

Pas de doute,
j’étais seule.

Lasse

La nuit
m’affaiblissait.

Rien ne chantait
sous la lampe.

Je me résumais
à quelques gestes
mesurés.

L’aube viendrait
comme une intruse.

J’étais sans doute
la même que la veille
à une nuance près.

Il ne restait
de la tristesse
qu’une lassitude
dans les os.

L’amour était
une vague histoire
de nerfs.

Il manquerait
toujours quelque chose.

Je n’avais
rien à m’avouer.

Milieu de la nuit

La lampe ouvrait
la nuit en deux.

Des choses
belles ou terribles
se tramaient
de par le monde.

Les sièges vides
face à moi
me tenaient compagnie.

Par des nuits
comme celle-là
l’amour paraissait
quelque peu surhumain.

L’espérance
supposait
trop de patience,

et le temps de la nuit
était d’une extrême
lenteur.

Seul, on ne sentait
ni sa force
ni sa faiblesse.

(Marie-Anne Bruch)

Son blog la boucheaoreilles ici
Illustration: Francine Van Hove

 

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Unique Réel, mystère des formes (Seng Ts’an)

Posted by arbrealettres sur 16 août 2016



Unique Réel, mystère des formes
Causalités simplement oubliées
Les dix-mille-dharma vus unis
retournent à la nature propre

Anéantissez le pourquoi des choses !
Plus possible alors de comparer
Le mouvement arrêté cesse de bouger
Le repos mouvementé ne s’arrête pas

Les limites de l’ultime
ne sont pas gardées par des lois
l’Esprit éclairé uni à l’identité
siège au lieu où cesse toute activité

*

(Seng Ts’an)

 

 

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Nuit (Yannis Ritsos)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2016




Nuit.
Le siège de pierre
au bord de la mer.
Tu ôtais tes sandales.
Un navire illuminé
s’en allait.

(Yannis Ritsos)

Illustration: ArbreaPhotos

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RÉPIT EN JUILLET (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2016



RÉPIT EN JUILLET

Il est couché sous les grands arbres
et là-haut lui aussi. Il se répand en milliers de rameaux,
se balance d’avant en arrière,
assis sur un siège éjectable qui se déclenche dans l’instant.

Il est là-bas près des pontons, cligne des yeux lorsqu’il regarde l’eau.
Les pontons vieillissent plus vite que les hommes.
Ils ont du bois argenté et des pierres dans le ventre.
La lumière aveuglante s’y enfonce pourtant.

Il vogue tout le jour dans un bateau ouvert
sur les baies étincelantes
finit par s’endormir dans une lampe bleue
tandis que les îles rampent sur le verre, comme de grands papillons.

(Tomas Tranströmer)

 

 

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