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Poésie

Posts Tagged ‘s’imaginer’

Les jours de tempête (Gilles Guilleron)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2018



Les jours de tempête
la petite mare
s’imagine océan

(Gilles Guilleron)


Illustration

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Soyez ce que vous voudriez avoir l’air d’être (Lewis Carroll)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2018




    
Soyez ce que vous voudriez avoir l’air d’être ;
ou, pour parler plus simplement :

Ne vous imaginez pas être différente
de ce qu’il eût pu sembler à autrui
que vous fussiez ou eussiez pu être
en restant identique à ce que vous fûtes
sans jamais paraître autre que vous n’étiez
avant d’être devenue ce que vous êtes.

(Lewis Carroll)

 

Recueil: Alice au Pays des Merveilles / De l’autre côté du Miroir
Traduction:
Editions: Folio

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La flamme d’une chandelle éteinte (Lewis Carroll)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2018



Illustration: Vladimir Kush
    
« Songez donc, se disait Alice,
je pourrais bien finir par m’éteindre comme une chandelle.
Que deviendrais-je alors ? »

et elle cherchait à s’imaginer l’air
que pouvait avoir la flamme d’une chandelle éteinte,
car elle se rappelait pas avoir jamais rien vu de la sorte.

(Lewis Carroll)

 

Recueil: Alice au Pays des Merveilles / De l’autre côté du Miroir
Traduction:
Editions: Folio

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Illusion (Fénelon)

Posted by arbrealettres sur 13 mai 2018



Illustration
    
Il n’y a pas de plus dangereuse illusion,
que la notion par laquelle les gens s’imaginent
éviter l’illusion.

(Fénelon)

 

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L’OMBRE DES FEUILLES D’ORANGER (Tin-Tun-Ling)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2018



 

flûte de jade

L’OMBRE DES FEUILLES D’ORANGER

La jeune fille, qui travaille tout le jour, dans sa chambre solitaire,
est doucement émue si elle entend, tout à coup, le son d’une flûte de jade ;
Et elle s’imagine qu’elle entend la voix d’un jeune garçon.

A travers le papier des fenêtres,
l’ombre des feuilles d’oranger vient s’asseoir sur ses genoux ;
Et elle s’imagine que quelqu’un a déchiré sa robe de soie.

(Tin-Tun-Ling)

Illustration

 

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Une larme de sel (Didier Carhen)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017



Illustration

    
Une larme de sel
une pincée de réel
d’autres morceaux
de ciel
La rive habituelle
une voix de tête
qui passe
sous la grammaire
L’homme effacé
criant de vérité
La nuit s’écoule
on imagine
le mot coincé
dans le berceau du rêve
On s’imagine
les bras chargés
de soi
on veille au grain
on cherche

(Didier Carhen)

 

Recueil: Les septs livres
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Je ne sais (Gabriel-Joseph Guilleragues)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2017




    
Je ne sais, ni ce que je suis,
ni ce que je fais, ni ce que je désire:

je suis déchirée par mille mouvements contraires:
Peut-on s’imaginer un état si déplorable?

Je vous aime éperdument,
et je vous ménage assez pour n’oser, peut-être,
souhaiter que vous soyez agité des mêmes transports

[…]

Adieu, je voudrais bien ne vous avoir jamais vu.
Ah! je sens vivement la fausseté de ce sentiment,
et je connais dans le moment que je vous écris,
que j’aime bien mieux être malheureuse en vous aimant
que de ne vous avoir jamais vu ;

je consens donc sans murmure à ma mauvaise destinée,
puisque vous n’avez pas voulu la rendre meilleure.
Adieu, promettez-moi de me regretter tendrement,
si je meurs de douleur

[…]

cependant je vous remercie dans le fond de mon coeur
du désespoir que vous me causez,
et je déteste la tranquillité, où j’ai vécu,
avant que je vous connusse.

(Gabriel-Joseph Guilleragues)

 

Recueil: Quand on n’a que l’amour
Editions: Bruno Doucey

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Acte de foi (Anne Hébert)

Posted by arbrealettres sur 12 avril 2017



Acte de foi

Elle croit des choses qu’on ne lui a jamais dites
Ni même murmurées à l’oreille
Des extravagances telles qu’on frissonne

Elle s’imagine tenir dans sa main droite
La terre ronde rude obscure
Comme une orange sanguine qui fuit

La vie y est douce et profonde
Hommes et femmes s’aiment à n’en plus finir
Quant à la joie des enfants elle claironne
Comme soleil à midi

Ni guerre ni deuil
Ce monde est sans défaut
Le chant profond qui s’en échappe
Ressemble aux grandes orgues
Des cathédrales englouties

Tout cela palpite dans sa main
Rayonne à perte de vue
Tant que le cœur verse sa lumière
Telle une lampe suspendue
Au-dessus des villes et des champs.

(Anne Hébert)

Illustration

 

 

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Que seraient les prés s’il n’y avait pas les talus? (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2016




Que seraient les prés
S’il n’y avait pas les talus?

Pas seulement
Parce que plantés d’arbres
Ils arrêtent le vent,

Mais parce qu’on s’y asseoit
Les jambes pendantes,

Qu’on peut s’y cacher
Et surtout

Que l’on peut voir devant soi
D’un peu plus haut

Et s’imaginer mieux
Le plus lointain.

(Guillevic)

Illustration: Charles Sprague-Pearce

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Couché dans ton lit (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 29 octobre 2016



– Couché dans ton lit
Entre tes draps,
Comme une lettre dans son enveloppe,
Tu t’imagines que tu pars
Pour un long voyage.

– Mais non, je n’imagine rien.
Je ne suis pas né d’hier
Je connais le sommeil et ses mystères
Je connais la nuit et ses ténèbres
Et je dors comme je vis.

(Robert Desnos)


Illustration

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